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ESTAMPAGE

Ce procédé est de la plus haute antiquité. On voit que l’Estampage et même le Moletage ont été employés d’une manière imparfaite, il est vrai, sur les vases antiques vulgairement nommés étrusques, mais d’origine grecque, et qu’on trouve si abondamment en Sicile et dans la Campanie.

Le procédé de l’Estampage avec cachet pour placer à côté les unes des autres des parties indépendantes d’ornement , telles que rosace, culot, etc., et celui du Moletage avec de petites roues ou molettes qui portent gravé sur leur circonférence l’ornement qu’on veut placer sur la surface d’une pièce , sont des procédés et des outils si connus et employés dans tant de genres d’industrie, que nous n’avons pas à les décrire. Mais leur application sur les pâtes céramiques exige des précautions que je dois faire connaître.

Il faut en général que la pâte soit encore assez molle pour recevoir facilement cette empreinte , mais il faut aussi qu’elle ait assez de consistance pour ne point céder sous la pression de l’ Estampage ou du Moletage, et pour que la pâte adhérant trop facilement au métal du cachet ou de la molette ne soit pas enlevée par ces instruments. On peut les huiler ou les essencer, mais cette précaution ne suffirait pas si la pâte de la pièce était trop molle.

La seconde et la plus grande difficulté qu’offre ce procédé et qui est telle pour certaines pâtes, comme la porcelaine, que ce n’est que depuis peu qu’on a pu y appliquer le Moletage, résulte de la condition de fermeté qu’il faut laisser acquérir à la pâte , et de la pression qu’on est obligé d’exercer avec le cachet ou la molette, pour imprimer son empreinte sur une pâte déjà ferme, sans briser ou fausser la pièce.

On est parvenu à vaincre cet obstacle en laissant à l’ébauche des pièces destinées à être moletées une très-grande épaisseur, une épaisseur proportionnée à leur fermeté et à leur fragilité. On sent qu’il faut en laisser beaucoup à la porcelaine , dont la pâte a plus de dureté et moins de liant, qu’aux faïences à pâtes plus plastiques. Mais ce moyen est accompagné d’un autre inconvénient; Les ébauches épaisses sont beaucoup plus sujettes à se fendre en séchant que les ébauches minces , et laissent au tourneur une très-

GUILLOCHAGE.

grande quantité de pâte à enlever pour que la pièce finie soit amenée à l’épaisseur convenable.

Si, malgré cette précaution, on est obligé, surtout dans l’Estampage , d’appliquer le cachet avec force, il en résulte presque toujours une déformation dans la partie estampée, la pâte ayant reçu dans cette partie , par cette opération , une densité plus grande que celle des parties environnantes. Ces altérations sont , très-sensibles sur les porcelaines.

§ 5. — Guillochage et Gaudronnage.

On a deux moyens de faire naître sur une pièce ces côtes ou saillies qu’on appelle G a u d r o n s et ces demi-canaux qu’on nomme Cannelures.

Ces moyens sont le Moulage et le Guillochage ou Gaudronnage j au tour.

Avec le premier , on forme en creux sur le moule les parties qui doivent être en relief sur les pièces, et vice versa , en leur donnant les proportions et variations désirées. La pièce moulée offre ces saillies ou canaux qui n’ont plus qu’à être finis par le réparage.

Ce procédé est bon et assez prompt. Les côtes ou canaux restent droits, et il est peut-être préférable à tout autre pour les pièces dont l’intérieur ne doit pas être visible ou peut ne pas être uni ; mais pour les tasses, les jattes, les coupes et toutes les autres pièces dont l’intérieur doit être aussi fini que l’extérieur, il a le grand inconvénient de laisser paraître dans cet intérieur l’empreinte émoussée et imparfaite des côtes ou cannelures.

Pour éviter cet inconvénient, et dans quelques circonstances pouropérerplusviteet obtenir des cannelures ou gaudrons plus vifs que par le moulage, on fait ces sortes de côtes sur le tour dit t o u r à g u i 1 1 o c h e r ; le même tour que celui qu’on emploie pour guillocher ou gaudronner le bois, le plâtre, les métaux, peut servir pour guillocher, canneler ou gaudronner les Poteries. Cependant M. Baudet a proposé un tour à guillocher encore plus approprié aux arts céramiques, en ce qu’il a un mouvement plus doux, qu’il n’est pas sujet aux mêmes saccades, à ce tremblot-

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