‹ Traité des arts céramiquesChapitre 109 sur 295 · POSAGE PAR IMMERSION · texte numérisé non relu

POSAGE PAR IMMERSION

gérait , il serait difficile d’étendre également par ce moyen des enduits lourds et courts, très-difficiles à employer.

On pose les enduits vitreux par des procédés qui peuvent se réduire à trois :

L’immersion , l’arrosement et la volatilisation.

§ 1. — Posage par immersion.

Ce procédé ne peut s’appliquer qu’aux pâtes suffisamment poreuses pour absorber l’eau avec avidité et assez solides pour être plongées dans ce liquide sans s’y délayer. Pour les mettre dans ces deux conditions, on leur fait éprouver un commencement de cuisson qu’on appelle dégourdi. (Les porcelaines dures, les faïences fines, les Poteries communes.)

L’enduit vitrescible, quel qu’il soit, ayant été finement broyé à l’eau dans des moulins semblables à ceux dans lesquels on broie les parties dures des pâtes (*), on le délaye dans une quantité d’eau convenable, de manière cependant que ce mélange conserve toute sa liquidité aqueuse. Afin d’empêcher la poudre vitrescible de se précipiter au fond du baquet où se font le mélange et l’immersion , on l’agite fréquemment et on y introduit même une certaine quantité de vinaigre qui a évidemment la propriété de retarder notablement cette précipitation.

On plonge rapidement , ave'c adresse et précaution , la pièce à vernir dans le liquide trouble -, elle absorbe l’eau qui dépose à la surface de la pièce , en pénétrant dans son intérieur , la matière vitrescible qu’elle tenait en suspension. Par ce procédé simple et rapide la pièce est recouverte d’une couche de matière vitrescible qui est d’une épaisseur convenable, si on a eu soin de bien doser le mélange d’eau et de vernis, et de ne mettre dans l’immersion que le temps nécessaire, et d’une épaisseur é gale, si on n’a pas laissé dans le liquide une partie de la pièce plus longtemps qu’une autre.

A moins que certaines parties d’une pièce ne soient extrêmement minces on ne remarque pas que l’épaisseur de l’enduit vi-

(>) Revoir la PI. vi, fig. 1 et 3.

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