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PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION. XIX

J’ai encore été obligé ici d’intervertir l’ordre établi par mes principes de classification , afin d’épuiser tout ce qui est relatif aux poteries antiques de l’Italie et de la Grèce qui sont si importantes , si intéressantes sous tant de rapports , qui ont entre elles tant de points de rapprochements , plutôt que de séparer leur histoire par celle des poteries modernes de même nature et du même pays , qui ne ressemblent souvent en aucune manière aux antiques.

En consultant cet ouvrage , on remarquera peut-être les différents buts que j’ai désiré atteindre, et on verra qu’ils ne sont pas tous uniquement relatifs à la technologie céramique.

Ainsi j’ai cherché à donner aux archéologues des moyens de tirer de la nature des pâtes et des glaçures , de celle de la coloration , des caractères propres à faire distinguer les origines et même les époques des poteries découvertes dans des positions inconnues ou incertaines.

J’ai cherché à procurer aux artistes et aux dessinateurs, la possibilité d’introduire dans leurs compositions , des vases et des ustensiles de poteries réellement propres aux usages et aux temps où se passent les sujets qu’ils veulent représenter ou les lieux qu’ils veulent orner.

J’ai voulu diriger les voyageurs dans leurs observations et leurs recherches relatives aux arts céramiques, en leur indiquant ce qu’il y a d’intéressant ou d’important à voir ou à recueillir dans les lieux qu’ils visitent , et leur éviter ainsi les regrets d’avoir été, sans le savoir, dans des pays riches en instruction céramique. Que dénotions intéressantes et utiles n’eussent pas rapporté de la Chine les missionnaires et les personnages assez heureux pour avoir pénétré dans ce pays, source des plus belles poteries, s’ils eussent pu trouver dans un ouvrage spécial les notions qui leur étaient nécessaires pour bien

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