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DITES LÉGÈRES

porcelaine, et prend à cette haute température une retraite de o,23. Fabroni, en y ajoutant un vingtième d’argile, en fit des Briques qui, suffisamment cuites, conservaient encore une grande légèreté et une solidité égale à celle des Briques ordinaires avec une pesanteur spécifique inférieure à celle de l’eau (1). Enfin, ces Briques poreuses étaient de très-mauvais conducteurs du calorique, ce qui les rendait précieuses pour entourer les objets que l’on voulait abriter de la chaleur d’un foyer voisin.

Faujas de Saint-Fond, professeur de géologie au Muséum d’histoire naturelle de Paris, mort en 1820, trouva, entie deux bancs puissants de basalte , dans les monts Coirou , département de l’Ardèche, sur la route de Loriol à Roche-Sauve, une matièie terreuse grise, pulvérulente, sèche, quelquefois feuilletée, qu'il pensa pouvoir employer pour faire des Briques légères.

Je fis, à la Manufacture de Sèvres, en iSo3, sur la demande de Faujas, quelques essais de cette terre. Ils donnèrent, comme la terre de Santa-Fiora, des Briques infusibles au feu de porcelaine, y prenant, comme celle de Fabroni , une retraite considérable , qui égale presque o,23 de leur dimension linéaire, et devenant alors compactes, pesantes et très-dures.

Tant que ces Briques sont peu cuites elles sont légères. Cette qualité , réunie à leur solidité , les rend très-propres à entrer dans la construction des voûtes qui doivent avoir peu de poussée-, elles sont aussi , en raison de leur porosité , de très-mauvais conducteurs du calorique , et peuvent, comme celles d’Italie , être utilement employées pour enfermer des objets que 1 on veut garantir de l’action du feu, telles que des archives, et suitout pour entourer la soute aux poudres des navires, d une emeloppe presque impénétrable à la chaleur.

L’expérience faite par Fabroni , avec ses Briques de Toscane , a prouvé qu’un vaisseau pouvait brûler et couler bas avant que la chaleur les ait traversées, et ait mis le feu aux poudres qu’elles enfermaient.

M. Fournet a reconnu près de Ceyssat entre Clermont et Limoges et dans la prairie de Bandanne en Auvergne, une terre

/i) j^s nombres donnés supposeraient une légèreté de beaucoup inférieure a celle de l’eau.

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