ROMAINES. ANGLETERRE
représente, moins le col qui est brisé, une amphore absolument semblable à celle qui est représentée Musée céramique, M, Pl.iv,/%. 8.
Norfolk. ■ — M. Gibson a fait connaître (‘) des urnes découvertes à Colney, canton de Norfolk, d’une forme et d’une décoration assez particulières pour que j’aie cru devoir les reproduire PI. LVII ,flg. l4. Ces urnes sont en pâte grossière, noirâtre dans le milieu de son épaisseur, brun rougeâtre à sa surface , mais de couleur plus foncée à l’extérieur du vase que dans son intérieur 5 la surface extérieure était polie. Elles renfermaient des os, des cendres et du charbon. Leur hauteur est de 38 centimètres, leur diamètre à la panse est de 3a centimètres.
Northamptonshire. — Un des lieux les plus remarquables, que j’ai déjà cité pour les fours romains qu’il présente dans un état encore très-reconnaissable, ce sont les environs de la ville ou village de Castor. On n’y a trouvé que de la Poterie rouge lustrée ; mais aucun vestige de cazettes pour la cuire, remarque que fait M. Artis, et qui est une conséquence de l’inutilité de ces enveloppes pour des Poteries qui, n’ayant pas de vernis, peuvent être placées les unes sur les autres sans se coller (2).
A Castor, paroisse de Merkeshall , près de Norwich et d’un camp romain, on a découvert un assez grand nombre de vases d’une forme analogue à celle des vases germains , représentés PI. xxv, fig- 1 et 3, et PI. xxvu ,fig. 3 et 5, mais avec un mode de décoration assez différent de ceux que j’ai vus sur les urnes de ce pays (Voir PI. lvii,/%. 11). Leurs dimensions sont en hauteur de 16 ou 24 centimètres, et en diamètre de 1,2 à 16 centimètres (*).
Ils appartiennent à la troisième série de variété, étant d’une pâte noirâtre et d’une assez grande solidité. C’étaient bien des urnes cinéraires renfermant des os calcinés.
Dans le wiltshire , mais dans une position assez différente des autres, puisque c’était dans trois tumulus nommés Carton , Boyton et Harring, situés sur la colline de Barrowhiil, à environ 1 mille anglais de la rivière Wilv : M. W. Cunnington a trouvé
(‘) Soc. des Aniiq. de Londres, vol. XIV, p. 1.
(®) Shaw, Potery , 1838, p. 390, note.
P) Soc. des Aniiq. de Londres , vol. XVIII, p. Z|36, PI. xxvm, fig. 1 et '2.
POTERIES TENDRES FINES
et décrit (*) des urnes si semblables à celles des Germains que malgré leur richesse , je n’ai pas cru utile d’en donner la figure ; la figure 6 de la planche x du Musée céramique la représente exactement pour la forme et à peu près pour le système d’ornementation. M. Cunnington reporte les tumulus et les Poteries qu’ils renfermaient aux 11e ou 111e siècles de l’ère chrétienne et paraît les regarder plutôt comme bretonnes que comme romaines ; cependant, la plus grande des coupes trouvées avec les urnes, est en Poterie rouge semblable à la Poterie romaine de cette variété-, elle est moins cuite que cette Poterie.
Les ornements très-riches sont faits à la main 5 mais des Poteries analogues par la nature de la pâte, un peu par le système de forme et d’ornementation, renfermant des ossements, ont été rapportées parM. Pownall et le docteur Gordon, à la fabrication romaine (2). Les figures données par ces antiquaires, établissent une grande ressemblance entre les urnes considérées comme romaines et celles qui sont représentées d’après les antiquaires allemands venant des tumulus germaniques et que j’ai reproduites Musée céramique, M, PI. vin, et PL xxvn de ce Traité, fig. 1 , 6. C’est aux antiquaires à éclaircir ces questions archéologiques, j’ai tâché de leur prêter tous les secours que l’art céramique pouvait leur fournir.
Yorkshire. — C’est à Newton, très-près de Leeds, à l’embouchure même de la Tamise, derrière les sables de Margate, dans le lieu appelé canal de la Reine , qu’ont été trouvés une ancienne fabrique de Poterie romaine et un assez grand nombre de vases qu’on dit grossiers et communs , portant inscrit le nom d’ATTiLiANUS, nom romain qui ne laisse aucun doute sur l’origine de ces Poteries. Des recherches ont fait connaître qu’environ 200 ans avant la conquête de la Grande-Bretagne par Jules César, il existait sur une île , dont il ne reste plus que le banc de sable de Margate, une fabrique de Poteries possédée par Attilianus (3).
(‘) Soc. des Antiq. de Londres, vol. XV, p. 343, PI. xvn, fig. 1.
(2) Soc. des Antiq. de Londres, vol. X, p. 345, PI. xxxm, fig. 7, 9 et 10.
(3) Irans. Phil., vol. XIV, p. 319. — Dans Shaw, Hist. of lhe Slaffordsh ., Poteries , p. 93.