‹ Traité des arts céramiquesChapitre 254 sur 295 · ÉGYPTE, LUSTRÉES · texte numérisé non relu

ÉGYPTE, LUSTRÉES

Nous avions d abord regardé ces vases comme d’origine grecque ; mais ceux que M. Rosellini a découverts en Égypte placent dans les Poteries égyptiennes demi-dures, les vases de cette nature de pâte et de cette forme qu’on voit dans les collections. J’ai donné la composition chimique de cette pâte . notamment de la variété rouge, dans le tableau d’analyse de diverses Poteries, page 386 deuxième groupe, n° 3.

La troisième sorte est celle des Poteries à, pâte sableuse recouvertes d’une glaçure épaisse , brillante , colorée presque toujours en bleu verdâtre ou en vert, avec des ornements noirs. Les pâtes qui reçoivent cette glaçure sont blanchâtres ou grisâtres et sableuses. Les parties sont dures, mais la masse n’a pas de ténacité. La cassure terne et terreuse , est bien loin de présenter la compacité , l’éclat vitreux et la translucidité de la porcelaine dure, chinoise ou européenne. Néanmoins, on s’est hâté de la nommer porcelaine, et sur ce nom, appliqué sans avoir cherché quels étaient les vrais caractères de la Poterie qu’on devait appeler ainsi , on s est empressé de dire que les Égyptiens avaient fait de la porcelaine de temps immémorial. Outre les caractères extérieurs déjà suffisants pour distinguer cette pâte de celle de la poicelaine, elle n en a nullement la composition. Par quatre analyses laites dans le laboratoire de Sèvres sur des pièces diverses, en des temps différents, par différents chimistes, cette pâte sableuse s est trouvée composée à peu près comme il suit :

Buiss.

Laur.

Malag.

Salvét

Silice .

Alumine .

Chaux .

KJ

traces.

Magnésie .

traces.

Oxyde de fer. . .

Eau .

Cuivre , soude et

perte .

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