‹ Traité des arts céramiquesChapitre 273 sur 295 · LUSTRÉES, GRECQUES. LOCALITÉS. AFRIQUE · texte numérisé non relu

LUSTRÉES, GRECQUES. LOCALITÉS. AFRIQUE

M. Herry à Anvers) , et par l’emploi qu’on pouvait faire des produits de la fabrication pour les opérations culinaires et le service de table. (Pline (*). )

Il y a à chilîodromia , l’une des Sporades , et très-près de la ville, un grand nombre de tombes. Les vases qu’elles renferment sont en Poterie grossière noire et rougeâtre, sans peinture. Ils s’éloignent donc tout à fait des vases dont nous recherchons les lieux de dépôt. Mais la manière dont ils sont placés dans les tombes, par rapport au squelette, est assez particulière. On en voit la représentation PI. n, Jîg. i . Excepté deux petits vases et une lampe qui accompagnent le corps , les autres sont au pied du corps , dans une sorte de chambre réservée et séparée par une pierre verticale 5 elle renfermait cinq vases, dont deux espèces de bouteilles ventrues d’environ 35 cent, de hauteur sur 3o de diamètre. Les anses sont en général de travers , ce qui indique que ces vases ont été tournés (2).

Ténédos. — On faisait, au premier siècle de l’ère chrétienne, dans l’île de Ténédos, des vases remarquables par leur ténuité.

C’est ce que nous apprend Dion Chrysostome dans son discours 4‘^e , à la fin , en disant qu’il en sera de ses discours comme des vases que les voyageurs achètent à Ténédos , à cause de leur élégance et de leur finesse , qu’ils emballent avec soin , et qu’ils ne trouvent plus qu’en tessons à leur arrivée. (Ch. Lenormant.)

Afrique.

Cyrène, capitale de la Cyrénaïque. • — • Cette ville , SÎ éloignée du centre de la fabrication grecque , a eu cependant autrefois une fabrique de vases peints. Paul Lucas a découvert dans sa nécropole , en 1 7 1 4 , plusieurs de ces vases , tant dans des tombeaux que dans le sol de Tripoli. On en conserve quelques-uns dans le Musée de Leyde. (Lenormant.) Cependant M. J. -R. Pacho, qui a récemment visité cette con-

(*) Samia etiamnum in esculentis laudantur ( lib. xxxv, ch. xii ).

(*) K. 9. Fiedler, Reise durch allelheit des Konig R. griechland , Leipsig, 1841. Deux vol. in-8°, ligures.

POTERIES TENDRES, FINES

trée , et décrit avec beaucoup de détails cette même nécropole , n’en cite aucun , mais seulement quelques tableaux en terre cuite (’).

Cyrène est en outre souvent nommée dans l’histoire céramique à propos de la belle coupe dite d’Arcésilas, qui a été trouvée à Vulci , en Étrurie. Elle représente Arcésilas, roi de la Cyrénaïque, chanté par Pindare, faisant peser sur le pont de son navire et placer dans la calle des espèces de couffes ou bourriches remplies d " assci fœtida , matière résinoïde produit du S i 1 p h i u m. Les antiquaires rapportent cette pièce de Poterie au temps de Pindare, c’est-à-dire à environ 5oo ans avant l’ère chrétienne. J’ai parlé de son mode de fabrication et de décoration plus haut à la page 565 (2).

Naucratîs , dans le Delta. — Vasesà quatre anses de l’apparence des Phiales , recouverts d’une couleur qui les faisait prendre pour de l’argent. Ils n’étaient pas faitsà la roue, mais modelés à la main. (Athénée, liv. X, cnap. LXI.)

Alexandrie. — M. Drovetti y a trouvé des vases grecs qui font partie de la collection du Musée royal du Louvre.

Coptos , sur le Nil, dans la Thébaïde. — Vases en pâte aromatisée. (J’en ai parlé à l’article des usages des Poteries grecques, p. 567.)

Tralles , près du Méandre (Carie). — Faisait, Suivant Pline, UI1 grand commerce de Poterie.

Rhodes (mer de Carie) . — C’est aussi dans cette île que se fabriquaient des vases en pâte aromatisée.

Cos , aujourd’hui stancho (mer de Carie). — Était également renommée pour ses Poteries culinaires et pour ses amphores.

(*) Pacho. Voyage dans la Marmarique et la Cyrénaïque. 1 vol. in-4°, figures ,

(*) Cette coupe fait maintenant partie de la collection de la Bibliothèque royale , où je l’ai fait dessiner ; elle est figurée PI. xxxm, fig. 2, A et B de ce traité. Elle a été décrite par M. dcWitte, dans le catalogue du Musée Durand, n° 422, décrite et figurée dans les monuments inéd. de l’Institut arch., I , PI. xlvii , et dans Micali, Sloria deg. ant pop. ital t. III , p. 169, PI. xcvii. Mais on n’y a représenté que le sujet , qui est mal rendu.

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