Un mélange composé de
Spath fluor .
Sulfate de chaux cristallisé...
est entré promptement en pleine fusion; la masse est devenue très-fluide. Après le refroidissement, le culot était d’un blanc un peu nacré, translucide, cristallin, composé de grandes lames entrecroisées en divers sens.
De la diminution de densité dans les matières céramiques par le fait d’une température élevée.
(Tome I, page 284, ligne 13.)
Pour vérifier et étudier le fait inattendu de la diminution du poids spécifique de la porcelaine soumise à des températures de plus en plus élevées, M. G. Rose a fait une série d’expériences qui consignent quelques données utiles relatives à la porcelaine dure de Berlin.
Le dégourdi de cette porcelaine a pour densité 2,613. Par une cuisson complète, le poids spécifique peut descendre jusqu’à 2,452, en opérant sur les poudres; la densité d’un fragment brut, dont la poudre avait donné ce dernier nombre, n’était que de 2,345.
Le fait annoncé par M. Laurent, dès 1832, contrôlé plus tard par M. Malaguti, et vérifié par moi vers 1842, est donc un fait acquis à la science. Pour en donner l’explication, M. G. Rose a fait plusieurs expériences qu’il a publiées en 1846 ; il en résulte :
1° Que le dégourdi de la porcelaine de Berlin ne perd pas de son poids par sa transformation en biscuit. M. Brongniart a constaté le même fait pour la porcelaine de Sèvres. Il n’intervient donc dans la composition centésimale aucune modification.
NOTES ET ADDITIONS
2" Que la diminution de la densité peut être attribuée, non pas à la diminution de la densité des éléments qui composent^ pâ e à porcelaine, mais à une combinaison nouvelle oui se nrn Ou, t entre ,e kaolin et le feldspath transformés de la sol e„ Z masse homogène formant un silicate multiple Dans son cours de chimie appliquée au, arts, fait en 1841 à
donné ceue'expliclttm Ct ManU'aC‘UreS’ M’ Dumas avait déjà
celaine ' “T6 son°Pinion sur ce que la densité de la pér¬
imé 1 s! nC réP°nd PaS à Ce"e calculéesur les poids spécifi
L Îu rT ComPosent *a P^te cuite demême au grand feu I a déterminé, par expérience, que le feldspath, quand il a
uh, la température du four à porcelaine, pren/une’ d’en sité de
-,384, et que le kaolin a, dans les mêmes circonstances un
ég le à 2 S92qët V’f *: U denSUé d“ feldsPa‘k cristallisé est î f CeIle du kaoli“ rougi pour lui enlever son eau
sùivantfde r iUa de‘,Sité CaIcuIée 'a composition’ voir : porcelaine de Berlin, donnée par M. Frick, sa-
Kaolin . „
On ne mêle pas de quartz, parce que le kaolin qui provient de la mine de Mort, prés Hall, et qui dérive d’un porphyre d7
lesTaolt/atnn"318^ * ^ plus de silice
ment fusiblede^a pâte 'esTle feldspath ^ral*°n L’é'é-
paie est le leldspath commun, retiré du granit
qu on extrait dans le pays de Hirschberg, en Silésie. §
Dans son mémoire, M. G. Rose fait observer la différence qui
delà C" ”i 6 po'ds spécifique de la porcelaine de Berlin et celui de la porcelaine de Sèvres • il l’pffn.-K * , .
dans cette dernière ’ ‘bUe 4 'a PreSenCe de la chau*
La diminution de la densité de la porcelaine en biscuit avec empera ure à laquelle on l’a soumise me parait être un fait complexe, qu, peut être rapproché des résultats obtenus sûr la diminution de la densité dans les roches fondues, à divers épo ques mais toujours postérieurement aux recherches de M. Bron- 8 ’j Par plus,eurs observateurs. On doit à MM. Magnus,
NOTES ET ADDITIONS
BischofF (juillet 1841), Ch. Deville (mai 1845), Abich, Delesse, des déterminations très-précises sur les densités des roches cristallines ou des minéraux et des verres qui en dérivent. MM. Chevandier et Wertheim ont postérieurement encore (j uin 4 845) constaté les modifications que le recuit amène dans la densité des différentes espèces de verre. J’ai disposé dans le tableau qui suit d’une manière synoptique, quelques-unes de ces densités données par M. Ch. Deville d’une part et MM. Wertheim et Chevandier d’autre part (1).