‹ Traité des arts céramiquesChapitre 4 sur 295 · DE U PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE U PREMIÈRE ÉDITION

Je ne connais aucune industrie qui présente, dans l’étude de sa pratique, de sa théorie et de son histoire , autant de considérations diverses, intéressantes et riches en applications économiques et scientifiques , que l’art céramique ou de la fabrication des vases et ustensiles en terre cuite ; je n’en connais pas qui présente des produits plus simples , plus variés, plus faciles à fabriquer, et plus durables, malgré leur fragilité. Aucun produit de l’industrie humaine ne réunit en lui cet ensemble de qualités.

Les pierres les plus belles sont difficiles à travailler, et d’un emploi très-restreint ; quand elles manquent , quand leur taille est trop dispendieuse, la céramique vient partout remplir ce -vide ; si les monuments en pierres sont plus durables que les produits céramiques , ils ne peuvent apprendre aux siècles à venir autant de choses que les poteries, qui , en se multipliant , ont rendu à peu près les mêmes services dans les temps d’obscurité, que l’a fait l’imprimerie dans ceux de lumière.

Les métaux rares, quelquefois même tout à fait inconnus dans certaines contrées , sont difficiles à extraire de la terre et à préparer : les moins précieux et les plus abondants , le fer et le cuivre, s’altèrent par la suite des temps; ceux qui sont inaltérables, l’or, l’argent, etc., ont une rareté et une valeur qui ne permet ni la multiplication des objets instructifs qu’on peut en faire, ni leur longue conservation.

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