‹ Traité des assurances terrestresChapitre 3 sur 84 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

tions , de faire connaître au moins par un court aperçu , les combinaisons qui seules en garantissent le succès.

Considérée isolément et séparée des autres conventions de la même nature avec lesquelles elle se combine, une assurance ne présente à l'esprit d'autre idée que celle d'une gageure , au moins de la part de l'assureur. Il est vrai qu'elle a pour fin de procurer à l'assuré non un profit éventuel comme le gain d'un pari , mais la garantie ou plutôt la réparation d'un désastre possible et réel. Ce but imprime à la convention d'assurance un caractère particulier qui suffit pour la faire sortir de la classe des spéculations de jeu, et pour l'élever au rang des contrats que la loi civile sanctionne à cause de la moralité de leur principe et de l'utilité de leurs efiets. Mais la garantie que promet l'assureur serait-celle bien solide si elle ne reposait dans le fond que sur un simple pari? Qui d'ailleurs voudrait s'exposer pour un autre à cette lutte imprudente contie la fortune, et comment pourrait-on régler entre deux parties les conditions d'un pareil marché de manière à concilier leurs intérêts respectifs? Le risque d'un cas fortuit, rapporté à un seul objet , se dérobe à toute espèce de calcul et conséquenuncnt d'appréciation. On ne conçoit donc pas qu'il puisse devenir la matière d'un contrat de garantie à titre onéreux. Mais que l'on fasse entrer dans la même combinaison les risques de; mer , auxquels sont exposés un iirand nombre de vaisseaux . ou les chances

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