‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareils (volume 2)Chapitre 23 sur 111 · CHARPIE DE COTON , DE I.AINE ET D’'ÉTOUPES · texte numérisé non relu

CHARPIE DE COTON , DE I.AINE ET D’'ÉTOUPES

On a aussi proposé d'employer, en place de charpie, le coton, la laine et l'étoupe. Ces substances sont beaucoup plus irritantes, et la dernière est en outre préparée, avec trop peu de précautions et de propreté. Cependant l’usage des premières pourrait être indiqué dans les pansemens des ulcères appelés atoniques par le professeur Richerand, et toutes trois pourraient, dans une multitude de circonstances, remplacer très bien la charpie grossière. Toutes trois sont propres à couvrir des parties que lon veut défendre contre le froid. La laine et le coton sont journellement employés à cet usage dans nos vêtemens, et le coton roulé en boulettes s'emploie particulièrement dans le conduit auditif pour préserver l'oreille interne de l'action du froid, soit parce qu’elle y est très sensible, soit parce qu’elle se trouve enflammée. Dans ces cas, le coton peut encore servir à porter dans le fond du conduit auditif des liqueurs émollientes, huileuses, anodines, etc. Les étoupes sont habituellement employées par les vétérinaires.

Le professeur Percy dit avoir eu quelquefois recours dans ses campagnes militaires, à la mousse, au foin, à l'herbe sèche, pour s’en servir comme de moyen de remplissage. Et pourquoi n’aurait-on pas recours à toutes ces substances grossières lorsqu'on ne veut les appliquer ni sur les plaies, ni sur la peau, et que les circonstances recommandent une prévoyante écanomie?

Les règles ne doivent-elles pas se plier aux circonstances et Sy accommoder quand la charpie vient à manquer? N'a-t-on pas vu des chirurgiens, à la suite du combat de

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