‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareils (volume 2)Chapitre 65 sur 111 · II · texte numérisé non relu

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livres ; fleurs récentes de lavande, vingt livres ; cire blanche , huit onces. Je renvoie aux traités de Pharmacologie, notamment au Dictionnaire des Drogues de MM. Chevallier et Richard (T. IV, p. 253), pour la préparation assez compliquée de cette pommade, que plusieurs praticiens conseillent en frictions dans les: cas dé rhumatisme chronique.

Nous avons décrit, à propos du vésicatoire, la composition des pps pommades NAPPES nous n'y reviendrons done point ici.

Cataplasmes. On emploie souvent comme maturatif un cataplasme avec les oignons de lis cuits sous la cendre. On peut, du reste, donner à ces topiques des propriétés stimulantes et suppuratives,en mélant à de la farine de graine de lin de l’onguent basilicum ou du styrax, dans la proportion d'une once d’onguent pour une livre de eataplasme émollient, où même employer le styrax pur en emplâtre. :

Administration des stimulans à l’état liquide.

tr Déjà, en traitant des rubéfians, nous avons donné la

composition de plusieurs liqueurs irritantes que l’on emploie surtout dans le cas de douleurs rhumatismales chroniques ; or, les substances rubéfiantes affaiblies produisent seulement un effet fort excitant ; nous ne répéterons donc pas ce que. nous avons dit des linimens ammoniacaux, ét nous indiquerons, pour compléter la liste des médicamens généralement usités dans le but que nous signalons; les préparations suivantes,

Liniment contre les engelures. Prenez : Baume du Pérou, quatre gros. Dissolvez dans alcool, .quatré onces ; ajou-

: Acide hydrochlorique, un gros ; teinturé de benjoin y un * a PER

Les huiles essentielles de lavande, de camomitté sumple où camphrée, dé girofle et d’autres plantes aromatiques,

sont très utilement employées en,frictions.

Le baume de F'ioraventi dont la formule, excessivement compliquée, renferme plus de quinze substances aromatiques et stimulantes, est assez fréquemment employé seul ou combiné avec quelques autres liquides destinés à en augmenter où en affäiblir les propriétés: Le fameux baume du commandeur de Permes;diversalcoolats; teintures, etc.; sont aujourd'hui à peu près complétement abandonnés ; on leur préfère avec juste raison d’autres préparations beaucoup plus simples et dont l'effet est toutaussi satisfaisant.

Nous ne reproduirons pas ici ce que nous avons dit ailleurs des bains excitans.

Administration des stimulans à l'état gazeux .

Les fumigations stimulantés partielles ; mais surtout générales , sont d’un grand. secours:dâns ‘une foule : d’affections chroniques cutanées, rhumatismales , dans les:cas de paralysies anciennes ; ete. Les bains et les:douches de vapeur, dont l'usage est aujourd’hui si répandu; sont employés avec beaucoup de succès...

Fumigations alcooliques. On les obtient.en faisant vaporiser dans les boites à fumigations seize centilitres (‘un poisson } d'alcool à 22°. : | ;

Fumigations aromatiques: Faites: bouillir. dans une chaudière fermée de l’eau dans laquelle vous avez plongé une forte poignée de plantes aromatiques, telles que sauge, lavande , romarin , baies de genièvre , etc., ete. La vapeur est conduite par un tuyau dans la boite qui recoit le malade. On les donne aussi en vapeurs sèches, c’est-à-dire en faisant griller, sur un réchaud situé à la partie inférieure

de l'appareil, les plantes que nous venons d'indiquer. Les effets de ces fumigations ont déjà été décrits (p. 115 et suiv.).

Du soufre et de son administration topique.

Le soufre et ses composés ont de tout temps joui d'une grande vogue dans la thérapeutique des affections cutanées, et surtout contre la gale. Les fumigations et les bains sulfureux sont employés avec avantage dans une foule d’affections dartreuses, rhumatismales, etc. Nous spécifierons d’ailleurs l'emploi de chacune des diverses préparations sulfureuses , à mesure que nous les examinérons.

Le soufre est un corpssimple, solide, d’un beau jaune-citron , inodore, d’une saveur presque nulle , craquant et se brisant facilement lorsqu'on le presse et qu'on l’échauffe dans la main ; sa cassure est brillante et cristallisée. Chauffé, il fond à 107 ou 109°. À une température plus élevée et au contact de l'air, il s’enflamme en fournissant des vapeurs d’acide sulfureux ; hors du contact de l'air, il se volatilise, et en se condensant il forme une poudre jaune, brillante, qu’on nomme fleurs de soufre ou soufre sublimé. C'est cette poudre qui sert aux préparations pharmaceutiques. Les principaux composés du soufre sont l'acide sulfhydrique ou hydro-sulfurique , les sulfures de soude , de potasse et de chaux, dont nous allons examiner l'action.

Mode d'administration du soufre et de ses composés. j L

On les emploie sous trois formes différentes: à l’état mou, liquide ou gazeux.

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