‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareilsChapitre 108 sur 196 · APPAREIL LACÉ DU TRONC ET DES MEMBRES., OU CAMISOLE · texte numérisé non relu

APPAREIL LACÉ DU TRONC ET DES MEMBRES., OU CAMISOLE

La camisole estencore un de ces bandages-vêtemens. dont nous avons déjà trouvé plusieurs espèces dans le genre . que nous décrivons. Il sert à contenir un malheureux que le délire, la folie ou toute autre “HBcLIoN HiGAeEES égare dans ses actions. |

Disposition du bandage. La sol est ie d'une première parlie qui peut embrasser le tronc d'avant en ar-. rière, depuis la base du cou, le dessus des épaules, j jusque vers les hanches ou les flancs, et se fermer par d derrière le dos, comme les corsets, au moyen d’un lacet, On le ferme.

GENRE XV. BANDAGES LACES ET BOUCLÉS. 263 généralement à l’aide de cordons que l’on boucle. Je préférerais en lacer ensemble les bords postérieurs, parce que les nœuds des boucles peuvent blesser le malade sans qu'il s’en apercoive, ou sans qu'il le dise, dans l’état d’égarement qui en réclame l'usage. La camisole porte en outre des manches aveugles, terminées en cul-de-sac à leur extrémité libre, pour que le malade ne puisse pas se servir de ses mains. £ette extrémité présente seulement une petite ouverture latérale, disposée de facon que le médecin puisse y introduire un doigt pour apprécier l’état du pouls.

À cette extrémité est encore fortement attachée par ses deux bouts, et en forme d’anse , une courroie qui peut recevoir un lien destiné à être fixé au pied du lit, et à assurer l’immobilité des bras. a É

Sur les épaules de la camisole doit se trouver une cou- :

Jisse, pour recevoir un lien qui assujettisse le sujet par en

haut, et tienne le tronc immobile, si cela est jugé nécessaire. ;

Enfin, il faut que la camisole soit toujours faite avec une toile forte, et cependant assez lisse pour ne pas blesser la peau.

Cet appareil est passé au malade comme un corset de femme , et ensuite fermé au moyen d’un lacet ou de cordons. |

fl suffit souvent pour conténir les hommes auxquels on l'applique ; mais fréquemment, dans un délire furieux, le sujet s’imprime de tels mouvemens pour se détacher du litouilest maintenu et pour se renverser, qu'on esl obligé d'y joindre Ja ceinture de lit dont j'ai parlé plus haut

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