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DES POULIES

La poulie est une roue dont la circonférence est toujours creusée en gorge, dont le centre est ordinairement mobile autour d’un axe qui le traverse et aboutit aux espèces de mors qui embrassent latéralement la poulie, la tiennent suspendue, et qu'on nomme sa chape (pl. IX, fig. rx, 1). La gorge de Ja poulie doit être creusée en angle rentrant, au lien de former une gouttière concave à fond: courbe et arrondi, afin que la corde qu’elle est destinée à recevoir ne puisse y glisser.

On fait ordinairement tourner la poulie sur son axe, il vaudrait mieux, suivant Brisson, que l’axe fût fixé à la poulie, et qu’on pût faire tourner le tout ensemble dans la chape ; le mouvement se ferait sur moins de surface, et 1l y aurait alors moins de frottemens.

Au moyen d’une poulie, la puissance peut- tirer dans toutes les directions sans rien perdre de son avantage, si ce n’est la quantité de force qui est détruite par les frottemens. La force ne varie pas, parce que la corde au moyen de laquelle elle agit est toujours perpendiculaire au rayon que l'on peut tirer du centre à la circonférence , au point d’application de la puissance. Gomme les puissances qu’on applique aux poulies agissent avec d’autant plus d'énergie que leur distance de l'axe est plus grande , en se servant d’une

280 CLASSE II. BANDAGES MÉCANIQUES. | poulie qui offre plusieurs gorges, ou en enfilant d’une manière fixe sur le même axe plusieurs poulies de différens diamètres, de deux forces , celle qui agira le plus loin de Paxe, sur la poulie la plus large, l’emportera par conséquent d'autant plus sur l’autre force. Ainsi supposons trois poulies montées d’une manière fixe sur un même axe, comme on le voit pl. IX, fig. x; que l’une d'elles ait un : rayon comme un (même fig. 1, 4), la seconde un rayon comme deux (même fig. 1, 3), et la troisième un rayon comme trois (même fig. 1, 2) ; ou, si l’on veut » CE Qui revient au même, que la première ait un diamètre comme un (4, 5), la seconde un diamètre comme deux (5,6), et la troisième un diamètre comme trois (2, 7) : il faudra saspendre un poids de six kilogrammes à la petite poulie (même fig, 10) pour faire équilibre à un poids de six kilogrammes suspendu à la même poulie (même fig. 11}, parce que les rayons de cette poulie (même fig., 1et 4, net 5) sont égaux, et qu'elle forme alors un levier du premier genre , à bras égaux; il ne faudra suspendre qu’un poids de trois kilogrammes à Ja seconde poulie (même Îig., 9), pour faire équilibré au poids de six suspendu à la première, et seulement un poids de deux kilogrammes sur la troisième (même fig., 8) pour neutraliser les six kilogrammes de la première, parce qu’alors ces deux poulies , étant fixes sur leur axe, font, avec la petite , l'office d’un levier du premier genre, à bras inégaux, dont le point d’appui commun est au centre.

[l est des arrangemens de poulies destinés à soulever des poids, et dans lesquels une ou plusieurs de ces machines agissent de même qu'un levier du second genre ; et comme. dans ce levier, le bras de la puissance esttoujours plus grand que celui de la résistance, ces poulies favorisent la puis sance. Les assemblages de poulies dont je parle sont des

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