‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareilsChapitre 124 sur 196 · UE DR ET EE · texte numérisé non relu

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DE LA VIS, 287 wemens recourbés, ce sont des écrous à oreilles (pl. XVI, 33); 3° des écrous que l’on monte avec un instrument en forme de fourchette et qui portent sur leur surface deux petites cavités pour en recevoir les dents (même pl., fig. 1, 21, 22, 28), ce sont des écrous à fourchette ; 4° des écrous fort ingénieux, qu’ils nomment écrous à bascule (même pl., fig. 1, 5, fig. 11, 8), et que nous décrirons plus bas à l’article du réductif du poignet, imaginé par M. Delacroix.

DE LA VIS SANS FIN (pl IX, fig. 1x).

La vis sans fin est un cylindre taraudé, sans écrou , disposé d’ailleurs comme un treuil. Il est soutenu par des appuis sur lesquels il tourne. Il est armé à l’une de ses extrémités, soit d’une manivelle, soit d’un levier, soit d’une autre machine , pour recevoir la puissance qui doit y être appliquée, et il présente un pas de vis et des filets ordinairement carrés sur sa circonférence, lequel pas de vis est destiné à engrener avec les dents d’une roue.

Cette vis peut tourner autant qu'on le veut sur le même côté ; sans que l’on soit obligé de la faire tourner alternativement dans un sens et dans l’autre, comme les vis proprement dites. C’est même ce qui lui a mérité le nom de vis sans fin.

Si cette vis est mue par une manivelle, si elle engrène avec une roue, comme dans la machine de la pl. IX, fig. ix, D, à chaque tour que la puissance imprime à la manivelle du cylindre , le filet de la vis s’engrène entre les dents de la roue, et , à la faveur de sa direction spirale, pousse la dent qu’il touche , qu’il froisse, et force la roue à tourner jusqu’à ce que la dent dont je viens de parler se soit dégagée. Ainsi, à chaque tour de manivelle, la roue tourne de l'intervalle d’une dent à une autre. S'il y a dix-neuf dents, comme dans la roue de la machine que j'ai figurée même

fig., 7, la manivelle est obligée d'exécuter dix-neufs tours entiers pour en faire exécuter un seul à la roue. Il suit de R qu’il n’est besoin que d’une très-petite puissance pour soulever un poids considérable au moyen de la vis sans fin ; car la force et la vitesse sont ordinairement en raison inverse dans les machines. |

Supposons, par exemple, pour nous faire une idée de la vitesse et de la force relatives de la puissance et de la résistance dans une pareille machine, que le cylindre de la vis, n'ayant qu’un filet, soit mû par une manivelle dont le rayon ait quinze décimètres ; que la roue qui engrène avec. la vis, et qui a dix-neuf dents, porte sur son axe un pignon (même fig., 9), dont la circonférence, mesurée aw sommet de ses dents , ait trois décimètres : qu'enfin ce pignon engrène avec une crémaillère verticale de cric, c’est-à-dire avec une barre de fer garnie de dents sur l’un de ses bords même fig. 1, 8, 10, 11). Quand la manivelle aura fait dixneuf tours entiers , la roue et son pignon en auront fait un; la crémaillère, qui est la résistance de la machine, ou le point auquel la résistance estappliquée, sera montée de trois décimètres , et l’espace parcouru par la puissance appliquée au bout du rayon de la manivelle (même fig. 6), sera dix-neuf lois quinze décimètres, ou 19 19 décimètres, qui égale 289 décimètres , c’est-à-dire 28 mètres et demi. La vitesse de la puissance sera donc à celle de la résistance comme 9 est à 1; car 95 est le quotient de 285 divisé par 8. Par conséquent cetle puissance, avec un effort d’un kilogramme (deux livres) en soutiendrait 95: et si son effort égalait 50 kilogrammes, elle en soutiendrait 2890, c’est-à-dire 9700 livres. alé

Il serait facile d’augmenter la force de la puissance bien

davantage encore: mais la vitesse de la résistance serait tou: jours en raison inverse.

Re

GENRE 1 BANDAGES A PLAQUES. | 289 Remarque. Îl existe encore d’autres machines qu'il est difficile ou impossible de rattacher à celles dont je viens de parler ; tels sont certains genres de Jointures à pivot, à nœud de compas , à coulisse, à balle, divers ressorts, etc., eic. Je ne les décrirai pas ici d’une manière générale ; il én sera question à l’occasion de chacun des bandages ou apparcils mécaniques dont ils font. partie. |

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