‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareilsChapitre 15 sur 196 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

Trois motifs peuvent déterminer un auteur à entreprendre un ouvrage : il faut àu moins qu’il soit utile ; mais si son utilité est évidente et qu’il manque à la science , alors il devient nécessaire et il y a urgence de le composer ; si l'auteur enfin , l'envisageant sous un point de vue nouveau , croit l’enrichir de considérations originales, de réflexions critiques de quelque importance , c'est à lui de juger sévèrement leur valeur et d'apprécier si elles peuvent servir de fondement à un nouvel ouvrage. Or comme l'utilité d'un traité de bandages ne saurait être contestée , comme les élèves en médecine , les élèves externes des hôpitaux , les officiers de santé , les praticiens éloignés des grandes villes , et enfin les bandagistes eux-mêmes , en sentent chaque jour le besoin, la nécessité en est évidente. Ces deux motifs auraient suffi pour nous encourager à COMpPOser l'ouvrage que nous publions , si d’ailleurs nous n'eussions eu l'espérance , peut-être vaine et chimérique , 1° de traiter plus complétement, avec plus de méthode et de clarté, un sujet qui jusqu'à ce jour ne l’a été que d'une manière incomplète , avec peu de méthode et toujours beaucoup d'obscurité ; 2° de le simplifier aux yeux de l'élève; et &° de porter dans l'un et * J'autre cas une sévère critique sur une matière obscurcie par trop de suppositions. :

Le

Page 1