‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareilsChapitre 163 sur 196 · PRES · texte numérisé non relu

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vent à la suspendre comme nous le dirons plus loin. Par ce moyen, le membre est placé dans la demi-flexion et la traction qu’exefcent sur le genou les cordes fixées à la selle, détermine une véritable extension continue. ;

Dans les fractures de la jambe la planchette s'étend du jarret au-delà dû talon et présente, à son extrémité , le montant en échelle. Le coussin doit être déprimé au niveau du mollet , et la substance qu’il renferme refoulée sous le tendon d'Achille, afin que toute la face postérieure du membre porte bien également. Le lien supérieur embrasse le genou et va se fixer en dedans ou en dehors de la planchette. Le lacs inférieur s’applique comme pour la fracture du fémur , et le lacsou les lacs moyens, après avoir eMbrassé le membre, sont attachés en dedans ou.en dehors de la planchette, suivant que l’on veut tirer les fragmens dans un sens ou dans l’autre. |

Suspension. Gomme Sauter, M. Mayor suspend cet appareil, ainsi que nous l’avons dit, au moyen de cordes disposées de diverses manières, et passant par les trous percés aux quatre coins de la lanchette.

Cet appareil offres lui de Scultet, d’incontestables avantages. Les liens qui maintiennent les deux extrémités du membre, le fixent avec toute la solidité désirable : les lacs moyens permettent d'exercer, là où il est nécessaire, des tractions graduées à volonté, ce qu'on ne peut faire avec l'appareil ordinaire. Le point de la fracture reste à découvert, et le chirurgien voit, du premier coup d'œil , tout ce qui se passe : il peut, sans déranger le membre de sa position, remédier aux déplacemens qui seraiént survenus. Cette qualité est surtout avantageuse dans le cas de plaie. Chaque jour on panse la blessure , le membre restant par- faitement immobile ; il sufit pour cela de glisser entre ce dernier et le coussin quelques compresses longuettes avec

lesquelles on enveloppe les pièces de pansement, comme on Île fait dans appareil de Scultet. Le pansement est prompt et facile, au point qu'il n’ exige pas d’aide ou du

moins d’aide instruit. La promptitude de son application le

rend précieux dans les grands hôpitaux , et la facilité de son usage plus avantageux encore à la campagne.

RQ J’ai apports quelques légères modifications à

la planchette, dont j'ai adopté l'usage pour les fractures :

dé la jambe. Celle dont je me sers a un peu plus de la lon-

gueur de la jambe (1), car elle dépasse un peu le jarret et

le pied. Elle à six ou huit pouces de large (un peu plus de seize centimètres). Elle est percée d’une rangée de trous de de deux centimètres de diamètre , écartés de la même dis-

tance les uns des autres (2). À l'extrémité inférieure se

trouve adaptée à angle droit (3), au lieu d'échelle, une planchette de trente centimètres de hauteur et de la même largeur que la table dont elle est en quelque sorte la conti-

nuation ; elle est percée latéralement de trous disposés

comme ceux dont je viens de parler (4). Les coussins dont

je me sers ne sont Re de balle d'avoine (5); cette substance aussi molle et. moïfis chère que toutés celles

que l’on peut employer, se laisse plus facilement refouler. vers les points dont on veut augmenter Le épaisseur. Au lieu

des cravattes de M. Mayor, j'emploie les liens rembourrés dans leur partie moyenne déjà mentionnées à l’occasion de l'extension continue, page 390 (6).

Voici comment j'emploie cet appareil; la jambe posée. sur lé coussin, je place d’abord le lien inférieur dont le

milieu embrasse le tendon d’Achille (7) et dont les chefs, passant sur les malléoles, se croisent sur le dos du pied (8), et ressortent par les A creusés le long des bords de la

EL x1v, 20. — (2) 21, 22. 23, 24,25, etc. — (3) 49. (88 4,5, etc, — (5) 46, 47, 18. — (6) 6, 15. (8. —(8)6.

GENRE VII. APPAREILS DE FRACTURES. La5

planchette plantaire, pour être noués du côlé opposé (1).

La plante du pied appuie ainsi, contre la planchette mon -

tante, par l'intermédiaire d’un petit coussinet ou d’une

compresse, renfermant du coton où de la charpie (2). On

a soin de placer aussi des cardes de coton, enveloppées de

la même manière, entre les liens et les parties sur les-

quelles ils portent, afin d'éviter une compression, doulou-

reuse à la longue (3). Il faut enrouler le coton ou la char-

pie dans des compresses, sans quoi il s’éparpillerait promp-

tement, et le but serait manqué. Quant au lien supérieur,

en place sa partie moyenne au dessous de la rotule, et,

en portant les chefs obliquement du côté de la cuisse, on

les fait passer de chaque côté par les trous situés.au niveau des condyles du fémur; on les ramène alors obliquement en bas jusqu’au point de départ, ou on les noue solidement sur le milieu du lacs, c’est-à-dire sous la rotule. Je place aussi le lien transversalement au genou, comme. on le voit pl. XIV, 15. Les-lacs moyens sont placés comme ceux qu’emploie M, Mayor, si ce n’est qu’au lieu de linges carrés, pliés en cravatte, j’emploie des compresses longuettes, dont les chefs passent par les trous latéraux, Ce n’est pas que je blâme l’usage des mouchoirs ; mais c’est que, dans les hôpitaux de br , les linges carrés consacrés au service des pansemens, ne sont pas assez grands pour l’usage auquel les destine M. Mayor, tandis que les longuettes dont on est abondamment fourni, sont très-propres à remplir les indica-

tions voulues. J’ai multiplié à dessein les ouvertureslatérales, afin qu’on pôût à volonté déplacer la pression déterminée par

les lacs moyens, lorsqu'elle esbnécessaire pour remédier au

déplacement des fragmens, LS ‘elle devient douloureuse

dans le point où lle s'exerce, On peut d’ailleurs diminuer

(A) PL sv, 5. — (2) 7. — (3) 9, 10, 42, 44.

cette pression au moyen de coussinets de coton seoblablés à ceux dont nous avons parlé. Pendant assez long-temps, j'attachai le lacs inférieur à l'extrémité de la pl anchette hori-

zontale ; mais, en agissant ainsi, je mettais le pied dans une.

extension forcée qui est une posilion extrêmement faligante. Maintenant que la plante du pied appuie contrele montant, ce membre est plus solidement fixé et placé plus commodément qu’il ne l'était auparavant. L’obliquité que je donne au lacs supérieur, en fait une sorte de lien contre-extenseur, qui maintient la jambe dans un état de tension permanente. Enfin, je ne me.sers pas de la suspension, parce que Ja

planchette, ainsi employée pour plus de cent cas déjà , m'a

suffi parfaitement, et est plus simple. La consolidation obtenue par ce moyen est si exacte ordinairement , qu’il est impossible de découvrir le point qu'occupait la fracture, comme je l’ai si souvent prouvé aux élèves qui suivent ma clinique

HUITIÈME SOUS-GENRE

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