‹ Traité des bandages, des pansemens et de leurs appareilsChapitre 162 sur 196 · SEPTIÈME SOUS-GENRE. © © APPAREIL HYPONARTHÉCIQUE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME SOUS-GENRE. © © APPAREIL HYPONARTHÉCIQUE

On trouve dans. B. Bell (1) une figure réprésentant un appareil assez singulier, imaginé par James Rae, d'Edimbourg , et destiné à maintenir la jambe fléchie sur la cuisse, le malade étant couché sur le dos. Get appareil ressemble

(4) Cours complet de Chir., waduit par Bôsquillon, t. vr, p. 60, pl. zxxurr.

GENRE VII. APPAREILS DE FRACTURES. 419 à.une table renversée, aux quatre pieds de laquelle serait fixé, à une certaine hauteur, un fond sanglé. Il forme un plan horizontal suspendu, sur lequel repose la jambe entourée d’un bandage à dix-huit chefs. La cuisse est fléchie sur le bassin , et le malade reste couché à la renverse. Depuis, M. Sauter, de Constance , a proposé de suspendre sur une planchette garnie d’un coûssin les membres affectés de fracture (1), et M. Mayor, de Lausanne, surtout , a vanté les principes de son compatriote. Il a désigné sous le nom d'hyponarthécie (de ro, sous; et de »&ôn£ , attelle), ce nouveau mode de pansement. Suivant M. Mayor, l’hyponarthécie est applicable à tous les cas de fracture sans exception; mais il l’'applique de préférence ‘aux membres inférieurs, et . n’en conseille l’usage dans le cas de fracture des membres thoraciques, que quand il y a une plaie ou toute autre complication qui oblige le malade à rester au lit.

Disposition. Cet: appareil assez simple se compose : 1° d’une planchette ; 2° de coussins; 3° de liens pour fixat le membre ; 4° de moyens de suspension.

Nous exposons ici le procédé de M. Mayor, avec des détails puisés' presque textuellement dans son livre ; nous indiquerons à la suite les légères modifications que nous avons fait subir à cet appareil.et qui rentrent dans les principes géneraux que nous avons adoptés pour le traitement des fractures. F

1° La planchetie qui constituel’hyponarthécie de M. Mayor, ou l’attelle postérieure, et sur laquelle repose le membre, doit le dépasser à chaque extrémité de 7 à 8 centimètres (2 à 3 pouces). Pour la jambe ‘quand on émploie la snspension, l'extrémité supérieure doit aboutir au jarret, afin que la flexion puisse avoir lieu.

(4) Thèses de là facullégeghédecine de Paris, 4819 n°46. -

Pour les fractures des membres supérieurs , l’attelle peut être coudée à sa partie moyenne, et, pour les fractures du corps ou du col du fémur, présenter au niveau du j jarret une charnière qui permette la flexion de la jambe sur la cuisses Dans les cas de fracture de jambe, on a l'habitude d’adap-

ter à l'extrémité inférieure de l'hyponarthécie deux montans

en bois d’un pied environ de hauteur , fixés à anglé droit et réunis par deux barres transversales; cette sorte d'échelle sert à fixer le lien inférieur. Aux quatre angles de Ja planchette sont percés autant de trous de deux centimètres de diamètre, destinés au passage des cordes qui soutiennent l'appareil. Sur les parties latérales et à l'extrémité inférieure sont fixés un nombre variable de vis à anneaux, auxquels vont s’attacher les liens qui maintiennenit la fracture.

2° Coussins. La planchette est recouverte d’un coussin rempli de balle d'avoine, d’étoupe, de crin, de laine , etc., et il doit être aussi long que la planchette, et même souvent la dépasser un peu à l’une de ses extrémités; à la supérieure. Son épaisseur variera de 8 à 10 centimètres , suivant le poids du membre.Sa consistance doit permettre de refouler à volonté les matières qu’il contient , de manière à

. le déprimer dans les points qui doivent correspondre à une

partie saillante, et réciproquement. On pourra d’ailleursrelever certaines parties, en glissant dessous d’autres coussins plus petits et adaptés à l'étendue du déplacement auquel'on veut remédier. Ges auxiliaires sont d'un grand secours, parce qu’ils maintiennent fermement les parties soulevées, qu'ils se laissent difficilement affaisser, peuvent être placés et tetirés à volonté sans déranger l’appareil , avantages que l’on ne rencontrerait pas en refoulant vers le point voulu la substance que renferme le coussin principals * » 3° Liens. Pour fixer le membre sur la planchette | 3 M: Mayor emploie des linges carngÿ pliés en cravatte ; leur

GENRE VII. APPAREILS DE FRACTURES. Lai nombre varie suivant l'exigence des cas, la nécessité où l’on se trouve d'exercer des tractions sur diverses parties du membre ou d'assurer son immobilité , etc. Il en estdemême de leur étendue : elle est en rapport avecle volume du membre à maintenir. Dureste, il faut généralement : 1° Un Lien supérieur, qui fixe à la planchette la partie supérieure du membre malade , ou la partie qui s’articale avec: lui; 2°.un lien inférieur, qui embrasse l'extrémité inférieure.du membre blessé ou de celui qui s’articule avec lui ; 5° un ou plusieurs lacs moyens qui dépriment ou tirent, soit en dedans, soit en dehors , les fragmens de l’os cassé , afin de les maintenir en contact. ‘

4° Moyens de suspension. Ge sont des cordes passant par les trous creusés à la planchette, et venant se fixer soit à une traverse placée an dessus du lit, soit à un crochet implanté au plafond, soit enfin au sommet d'une sorte de trépied ou de chèvre mobile, formée de trois montans de bois, de deux mètres de long, réunis par une de leurs extrémités. L'application de l'appareil hyponarthécique variant suivant le membre fracturé, exposons le mode de pansement à suivre dans les différens, cas, ‘ Fracture du. bras. Le membre doit reposer par sa face interne, sur la planchette qui s’étend un peu au-delà de la main ; l'extrémité supérieure des coussins dépassera de quelques pouces celle de la planche, et se trouvera repliée de manière à s’interposer entre cette dernière et les parois. de Ja poitrine. L’avant-bras, placé dans la pronation , appuiera sur sa face antérieure. | | | | Fracture de l'avant-bras. On choisira une planchette qui s’étende du coude au-delà de la main ; le membre sera placé dans la pronation, et fixé au moyen de deux cravaites dont l’une embrassera le coude et l’autre le poignet. Fractures du. corps du femur. La planchetie, construite

de deux pièces articulées an niveau du genou , s’étendra depuis la tubérosité ischiatique j jusqu’au-delà du pied ;'supérieurement , le coussin dépassera un peu la planchette: l'extrémité supérieure de celle-ci sera liée au bassin, au moyen d’une cravaite (cruro-bis-iliaque de M. Mayor) qui, partant du bord interne de ceite extrémité, se portera d’abord sur l’aine correspondante , puis au desseus’et le long de la crête iliaque, derrière lesacrum, et, après avoir longé cette crête du côté sain, passera sur la région pubienne et le pli dela cuisse du côté malade, pourallér s'attacher au bord externe de la planchette à l’un des anneaux dont nous avons parlé. Le lien inférieur sera formé

par une cravatte (calcanéo-métatarsienne), dont le milieu

emboîtera le talon au dessous des malléoles ;-tandis que les chefs seront croisés sur le coude-pied, portés de là'au milieu de la surface plantaire, où ils seront unis et serrés par un simple nœud, et enfin attachés soit à l'extrémité de la planchette, soit aux montans en bois que nous avons indiqués.

Fractures du col du fémur, Outre labre pédale

M. May or en a imaginé un autre qui consiste en un coussin, ou mieux, en une sorte de selle qu’il nomme selle poplitée, et qui se place sous le jarret : elle est composée de deux arçons dont l’un soutient le tiers inférieur et postérieur de la cuisse , et l’autre le tiers supérieur et postérieur de la jambe. Les arçons sont convenablement rembourrés et peuvent s’écarter à volonté, afin de permettre la flexion de la jambe sur la cuisse au degré voulu. Le coussin destiné à la remplacer dans certains cas , doit être fort € épais et assez long pour recevoir les mêmes parties que la selle ; il sera rempli de crin ét piqué , afin que la pression du membre ne déprime pas les points où elle s’exerce. Aux parties latérales de la selle sont attachées des cordes qui ser-

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