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ès
mérer tout ce qu’il y a de commun , et nous insisterons seulement sur les modifications.
Les parties communes sont, le drap. fanon les de paille, la talonnière. / | IQ
Les pièces modifiées ou différentes , sont : |
1° Le bandage. Il se compose de trois et même quatre plans superposés de bandelettes séparées pour les membres inférieurs, et de deux ou trois bandes assez longues pour faire une spirale sur toute la partie malade pour les membres supérieurs.
2 Les attelles. M. Seutin emploie des attelles de carton: elles doivent être au nombre de deux, et offrent ceci de général, que leur largeur est égale à la moitié dela circonférence du membre, moins quelques lignes. De cette disposition, 1l résulte que lorsquelles sont appliquées,,' elles laissent entre leurs bords un double intervalle d’un travers de doigt environ. Îlest bien entendu qu’elles sont soigneusement découpées sur la forme du membre et que re largeur est plus grande là où se trouve une partie et réciproquement. Quant à la largeur, elle doit être celle du membre, mais avec quelques particularités. Pour le membre inférieur, les attelles, étant latérales, doivent étreterminées inférieurement par une demi-semelle qui dépasse le pied, de sorte que, chaque demi-semelle étant repliée sous la face plantaire de cet organe, il en résulte une semelle entière, ce qui donne beaucoup de solidité à l’appareil; pour les fractures de l’humérus, l’avant-bräs devant être dans la demi-flexion , il faut que les cartons soient coudés à angle droit afin de s’accommoder à cette disposition. Enfin, pour les fractures de l'extrémité inférieure de l’avant-bras, l’une des feuilles de carton, celle qui est antérieure, est terminée par une main dont les digitations servent de support aux doigts du malade. Le carton ne doit pas être trop mince ;
GENRE VII. APPARBILS DE FRACTUR£S. 435 car alors il est! trop faible ; ni trop épais, ni trop compacte, perce qu’alors il n’est plus assez flexible et ne s’im. bibe plus assez bien pour servir convenablement au but qu'on se propose, |
M.' Seutin a préféré le carton à toute autre substance parce que, mouillé , il se BU facilement, et appliqué dans cet état, il s'adapte merveilleusement à la configuration des parties et concourt à exercer une pression je sur tout le membre.
3 Substance agglutinative : c’est \'arhislie Il est évident que la dissolution d’amidon est plus avantageuse que la liqueur proposée par M. Larrey ; on peut se le procurer avec plus de facilité, ilest moins dispendieux, donne par la dessiccation toute la solidité désirable à l'appareil, se ramollit facilement quand on le mouille avec de l’eau tiède, ce qui permet en cas de besoin de lever l'appareil avec autant de facilité qu’on le ferait pour un bandage ordinaire. Les linges qui.ont servi à sa composition, une fois lavés, peuvent être employés de nouveau.
L'application varie suivant les différentes parties sur lesquelles le bandage doit être appliqué.
1° Pour les fractures de la cuisse, le lit étant convenable ment préparé , on superpose, dans l’ordre où jeles indique , les liens, le drap fanon et les quatre couches de bandes séparées avec la précaution de placer la talonnière à la partie | inférieure de l'appareil, entre le deuxième et le troisième plan de bandelettes. Le pied ayant été préalablement entouré. d’une bande roulée depuis la base des orteils jusqu'aux malléoles, on pose le:membre sur l'appareil, et l’onappliquela première couche de bandes à la manière ordinaire. On enduit toute cette couche avec la solution d’amidon qui s'étend très-facilement au moyen d’un pinceau. La seconde série est appliquée sur la première, el à mesure
que l’on adapte une bande, on la revêt de la substance agglutinative. Il s’agit alors de placer les attelles qui ont été découpées à l’avance comme nous l'avons dit; on les ajuste mouillées et enduites d’amidon sur les deux faces latérales du membre, de manière qu’elles laissent en avant et en arrière les intervalles dont il a été parlé ; on fait quelques entailles sur les bords afin que l’union soit plus intime, et on les renferme sous les bandelettes de la troisième couche, que l’on enduit aussi d’amidon et par dessus lesquelles on étend le quatrième plan qui recouvre le tout. Il ne reste plus à nu que les demi-semelles, qui vont se rencontrer sous la face plantaire du pied , où elles sont maintenues avec une bande roulée. Cependant, comme il faut que la dessiccation soit complète avant que l’on puisse être tranquille sur la solidité de l’appareil et qu'en attendant des déplacemens peuvent avoir lieu, on roule dans le drap fanon et on applique provisoirement par son intermédiaire sur les parties latérales du bandage, les deux fanons, qui ont ainsi l’avantage de maintenir les parties en position sans déterminer d’enfoncement notable sur la surface des parties correspondantes aux cartons. Le tout est assujetti par des liens, comme nous l'avons tant de fois répété, et alors seulement les aides qui ont exercé l’extension et la contre-extension, peuvent spandonfer le membre à luimême.
Cependant si la fracture était oblique et que les extrémités osseuses offrissent des difficultés pour être maintenues en rapport, il conviendrait alors d'appliquer à l’extrémité du membre une anse faite au moyen d’une bande collée sur les parties latérales du pied et de la jambe, d'y suspendre un sachet plus ou moins rempli de sable qui dépasserait le lit afin de tirer en bas le membre fracturé, en ayant soin toutefois de placer le blessé assez horizontale-
GENRE VII. APPAREILS DE FRACTURES. 455 ment pour quelle poids du tronc et principalement les épaules exécutent la contre-extension. On pourrait même passer sous le périnée le milieu d’un drap plié en cravate, et dont les extrémités seraient nouées à la tête du lit. Ges moyens d'extension ne sont laissés que jusqu’à la dessiccation parfaite de l'appareil. Dès que cette dessiccation est arrivée, on les enleve; on Ôte aussi les fanons et le drap, et
on les remplace par un bandage roulé en spirale depuis le
pied jusqu’à la hanche. On peut même, si la fracture a lieu à la partie supérieure du fémur , faire un spica de l’aine afin de maintenir le carton externe, qui doit alors monter jusqu’à la crête de l'os des îles. Un bandage de corps peut aussi remplacer Île spica. | |
2° Pour les fractures de La jambe. G'est le même appareil :
que le précédent, moins la partie qui enveloppe la cuisse ; toutefois , si la fracture avait lieu à la partie supérieure’, près de l'articulation tibio-fémorale, et.que le bandage fût insuffisant pour maintenir le fragment supérieur, M. Seutin ferait monter les pièces d'appareil jusqu’au tiers inférieur de la cuisse , en couvrant l'articulation et en maintenant la jambe fléchie ou étendue suivant l'indication réclamée par le déplacement. "
3 Pour les fractures du bras, on commencera par appliquer le gantelet, puis on entourera la main, le poignet et
Vavant-bras, d’un bandage spiral.que l’on étendra jusqu'à
la partie supérieure du bras maintenu réduit par les aides.
Ce premier plan ne sera encore revêtu d’amidon qu'après
son entière application. L’avant-bras étant maintenu dans la demi-flexion et dans une situation moyenne entre la pro-
nation et la supination, on place ici , l’uve en dedans, lPau-
ire en dehors, les deux attelles coudées dont nous avons parlé; on les applique suivant les principes énoncés plus haat, et on les fixe au moyen d’une nouvelle bande que.
488 0 CLASSE II. BANDAGES MÉCANIQUES. | l'on pourra épuiser par un 8 de chiffre passant sous l’aisselle opposée, et venant faire des croisés sur l'épaule du côté malade. Si l’on veut permettre au coude des mouve-
mens de flexion et d’extension, il faudra faire des attelles de carton en deux parties séparées vers l'articulation cubito-humérale, où simplement amincir le carton dans le
point correspondant.
4° Pour les fractures de l’avant-bras , même disposition que dans le cas précédent; seulement on fixera jes doigts sur l’attelle antérieure, digitée, et amincie au niveau du
poignet pour laisser libre les mouvemens de cette articula-
tion.
5° Pour la fracture de la clavicule et du col de l’humérus,.
: M. Seutin propose de couvrir d’amidon les bandes de l’appareil ordinaire, à mesure qu'on les applique. On a de cette
manière , dit-il, une espèce de cuirasse qui ne présente pas
les inconvéniens qu’ont les bandages renouvelés, de céder au poids et aux mouvemens de l’avant-bras et de se déranger. A | Bis Effèts et propriétés. L'appareil modifié de M. Seutin nous semble présenter une incontestable supériorité sur celui de
M. Larrey. 1° Il comprime plus également les parties sur
lesquelles il s’applique, en offrant une égalesolidité. 2° Moins.
épais et moins lourd, il permet au malade de se leveret de marcher avec des béquilles (1). 3° L'intervalle laissé en avant ou sur les côtés, suivant la partie, entre les cartons,
forme une espèce de gouttière à parois peu épaisses, que. l'on couperait avec de forts ciseaux », Si des accidens le
réclamaient tout-à-coup, bien plus facilement que dans l'appareil de M. Larrey. Enfin simplicité plus grande:
(2) Cette propriété a paru fort étonnante; mais, parmi les appareils précédens, à l'exception des plans inclinés, quel est celui qui,, fixant le membre solidement , ne permettrait pas de marcher avec des béquilles ?
et véritable économie , tant dans les moyens de pansement eux-mêmes que dans la faculté de lever tout l’appareil en le mouillant , et de le faire servir de nouveau : telles sont les qualités par lesquelles l'appareil à l’amidon l’emporte sur son aîné.
Ajoutons que les restrictions apportées par M: Seutin dans l'emploi dé ce bandage, font tomber une partie des objections adressées à la méthode de l’inamovibilité.