LE
PRÉFACE, | 7 xxIN
Ce n’est pas sans raison que nous avons séparé la partie historique d'avec la partie dogmatique , et que nous l'avons reportée à la fin de l'ouvrage. En les mêlant l’une avec l’autre , ainsi que l’on a coutume de le faire, c’est jeter de la confusion dans l'esprit de l'élève , et en commençant par la partie historique, c'est lui parler une langue qu'il ne peut entendre, car pour comprendre les travaux ou les opinions d'un auteur sur un sujet quelconque , il est évident qu'il faut connaître ce sujet ; ainsi, que je dise à une personne qui ignore l'anatomie, que les muscles masséters ont été connus dans l'école d’Alexandrie, qu'Érasistrate et Hérophile ont enseigné l'existence de quatre ventricules dans l'encéphale, que Galien a décrit le corps calleux, la voûte à trois piliers, les plexus choroïdes , etc. ; il est évident que cette personne ne se fera aucune idée de ce que je voudrai lui faire Concevoir , et que je manquerai tout-à-fait mon but. Que les maîtres se persuüadent donc bien que la partie historique ne doit jamais précéder la partie dogmatique , et qu’il n’est pas moins utile de les séparer, si l’on veut être bien compris de celui qui ne sait pas comme de celui qui sant (1).
Les citations d'auteurs que l'on ne connaît point étant toujours fatigantes et éveillant toujours la curiosité du lecteur , le titre des ouvrages déjà indiqués ne pouvant être répété en entier à chaque fois qu'il en est question, il nous à paru convenable d'indiquer , autant que possible , à la fin de notre ouyrage , dans une table alphabétique , la naissance, la mort des auteurs , et lés éditions que nous avons citées de leurs ouvrages. Comme nous avons souvent manqué de renseignemens sur la naissance des auteurs vivans , nous déclarons que nous recevrons toujours avec reconnaissance ceux que l’on voudra bien nous transmettre à cet égard. |
Ce n’est pas seulement dans l’ensemble, mais bien encore
(4) Nous avons cru devoir, sans manquer à ce principe, placer dans cette deuxième édition chaque article historique à la suite de l’article dogmatique ariquel il correspond.