RÉDUCTEUR POSTÉRIEUR DE LA TÊTE
Si la tête se trouvait fléchie jusque sur le sternum par suite d’une contracturé musculaire, ou par suite de cicatrices vicieuses, on pourrait immédiatement , dans le premier Cas, et après avoir détruit les cicatrices dans le second , recourir au bandage extenseur élastique de la tête que nous avons décrit ( p. 356), et on en proportionnerait la puissance à la résistance qu’il aurait à vaincre.
RÉDUCTEUR LATÉRAL DE LA ÊTE (imaginé par M. Delacroix , à la demande de M. Dubois, pl. XVI). |
Cette machine est destinée à redresser la tête inclinée latéralement. Elle se. compose d’une lame de fer dorsale (pk XVI, 28, 29, 54, 35 ); d'un arc ( même pl., 32 ) ; d'une tige céphalique (même pl., 1, 3, 4, 5,6, 22 }; d'une vis de rappel ( même pl., 24); d’un béguin (même pl, 9, 10, 11, 13, etc. ) ; de deux épaulettes ( même pl. 19,90, 91, 20 ), et d'une ceinture ( mêmepl., 36). .
La lame de fer que je nomme dorsale doit correspondre au dos, à la ligne médiane; elle a la forme d’un T, dont la branche transversale doit s’étendre jusque vers le milieu de la largeur de chacune des épaules ( même pl., 27, 28 }. La
portion verticale du T qu’elle forme doit descendre le long de Jla:ligne médiane du dos avec une largeur de quatre doigts ; elle doit être enveloppée et bien recouverte de maroquin, porter ; 1° quatre boutons à sa face postérieure (même pl, 295,26, 30, 51 ) sur sa branche scapulaire, lesquels fixent les épaulettes à coquilles (même pl. 19 , 20 ); 2° une bride pour donner passage à la ceinture (même pl., 57); 5° l'arc de cercle et ses dépendances ( même pl., 82, 33, 29 ). 2) |
L'arc est une portion de cercle à la concavité duquel tient une sorte de manche ou de queue, ainsi que l'indique son nom ( même pl., 32) : il est aplati. Son bord convexe est tourné en bas , son bord concave en haut et ses extrémités en dehors. Il peut glisser d’an côté à l’autre sur la lame dorsale, en tournant autour d’un axe qui le traverse par sa queue ( 29 ). Il présente dans toute sa longueur une ouverture qui le traverse suivant son épaisseur, et donne passage à une vis portant un écrou de pression à oreille en dehors de l’arc de cercle ( même pl., 33 ). Cette vis est fixée sur la plaque dorsale. Elle est destinée à arrêter les mouvemens de l'arc au moyen de l’écrou de pression. La queue de cet arc se porte à deux travers de doigt au dessus du bord supérieur de Ja pièce dorsale (même pl, 21 ). Ee est divisée d'avant en arrière , à son extréinité supérieure, en deux (pl X, fig. vi, 2,5, et pl. XVI, o1 ). Elle est aplatie d'avant en arrière , et fixée sur la pièce transverse de la plaque dorsale par un écrou à fourchette ( même pl., 29), autour duquel Parc peut se mouvoir de droite à gauche dans toute l'étendue de sa fente (pl. XVI, 32 ), lorsque l’écrou de pression ne le serre point contre la plaque dorsale , et lui permet de glisser dessus. | sl
La branche céphalique doit s'étendre de la partie là plus élevée du dos et de l'extrémité supérieure de la queue de
l'arc à une hauteur suffisante pour se recourber au dessus de la tête sans la toucher ( même pl. , 1, 3, 4,5, 6). Elle porte à son extrémité inférieure un écrou en quart de cercle (pl. X, fig. var, 5, 6) qui peut entrer dans la fente de la queue de l’are , ét dont la courbure se dirige d'avant en arrière ( pl X, fig. vu, 4, 5, 6 ). Il porte sur sa convexité, comme tous les écrous de ce genre , une suite de sillons cbliques parallèles ( pl. X, fig. vu, 5). Get écrou est retenu dans la fente où il est placé par une goupille cylindrique (pl. XVI’, °1, et pl X, fig. vu, 2). A Ja faveur de cette disposition, la branche recourbée peut se fléchir en avant ou en arrière. Son extrémité supérieure est fendue , et présente une grande ouverture elliptique, munie de clous à tête ronde sur ses bords ( pl. XVI J OURS 5, 6, etc. L |
La vis de rappel ( même pl., 24 } est une véritable vis sans fin; elle est montée sous un pontet (pl X, fig. vr, 9, 10 ), sorte d’arceau qui la retient, et s’élève comme un pont derrière la fente de la queue de l'arc de cercle.
Les filets de l’écrou en quart de cercle engrènent avec cette pièce, et dans les mouvemens de célle-là ils agissent sur lécrou , tantôt le poussant dans un sens , tantôt le ramenant dans le sens opposé , précisément comme la vis sans fin de la pl. IX (fig. 1x, 5). Ainsi la vis se meut-celle d’une certaine manière , l’écrou marche en arrière , ét la branche céphalique se fléchit en avant : se meut-elle en sens inverse,
l'écrou se porte en avant en tournant autour de la goupille
qui le maintient dans la fente de la queue de l'arc de cercle, et la branche céphalique se fléchit en arrière; ; À chaque fois que Pécrou se meut, comme il forme l'extrémité inférieure de la branche recourbée , celle-ci se porte donc en avant où en arrière, comme un levier du premier genre; mais comme le bras de l’extrémité supér
rieure , qui est le bras de la résistance, est fort long , au moins trente fois plus que le bras opposé ( pl. X, fig. vu, 2,6), un mouvement d'arc de cercle d’un millimètre } imprimé à l’écrou par la vis, donne au moins trente millimètres de mouvement à l'extrémité supérieure,
Ainsi , le réducteur latéral de la tête pouvant se porter
un peu en avant ou en arrière, et, parle moyen de l'arc. à droite et à gauche, il est évident que l’on peut s’en servir pour redresser la tête inclinée,
RÉDUCTEUR DE LA GOLONNE VERTÉBRALE (inventé par M. Delacroix, pl. X VIP.
Machine à redresser le rachis. Elle se compose, 1° d'un arbre; 2° d’une pièce scapulaire avec ses épaulettes ; 3° d’une pièce pelvienne ; 4° d’une pièce sacro-iliaque avec
ses dépendances ; 5 d’une branche céphalique ; 6° d’une
sorte d'étrier qui doit y être suspendu, et embrasser la tête au moyen des coussins qui en dépendent.
L’ arbre est une goutlière de cuivre ouverte. nu: arrière
(pl. XVII, 30), et qui est destinée à s’appliquer le: long de
la ligne médiane du dos et des lombes (même pl.,29, 30, 81). Elle a le volume du pouce, et doit s'étendre. depuis l'intervalle des épines de l’omoplate j jusqu'à la dépression sacro-lombaire. Près de. son extrémité supérieure , elle est
déployée en une lame de cinqtravers de doigt de longueur, de deux de largeur , et présente deux pontets Dar derrière
(même pl., 14, 19).
On peut. se les représenter comme deux anneaux ciéial liques attachés derrière la partie supérieure de l’arbre. L'arbre offre, dans le tiers moyen de sà longueur , une paillette à lunette (mème pl., 26, 29). C’est une tige aplatie
Re Lt
qui est fixée dans le fond de la gouttière par son extrémité inférieure (même pl., 29), et qui par l’autre est libre, figurée en anneau (même pl., 25), et s'éloigne du fond de Ja gouttiére , en se portant en arrière par son élasticité,
Cette extrémité supérieure se réfléchit dans le même sens à angle droit , précisément au dessous du pontet inférieur dont nous avons parlé tout à l'heure (même pl, 25). Son ouverture annulaire a l'étendue de celle du pontet, et y fait suite en portant un peu plus en arrière. Ce rapport, celte coïncidence imparfaite des deux ouvertures sont calculés.
L'arbre porte encore à son extrémité inférieure, figurée en tube (même pl., 31), un cylindre de cuivre qui en remplit le canal (42).
La pièce scapulaire (même pl., 20) destinée à s’appliquer transversalement derrière les épaules ; est formée d’une lame métallique (même pl., 20) de deux millimètres d’épaisseur environ. Cette lame est percée de trous sur ses bords; elle porte par devant un coussin de cuir qui la déborde partout, et qui yest cousu le long de ses bords (même pl, 28). Elle porte par derrière et à son bord inférieur deux petits supports (même pl., 22), qui s'unissent au moyen de deux vis avec les bords latéraux d’une pièce à coulisse (même pl., 15) : cette articulation permet au bord supérieur de la pièce scapulaire de se porter en avant par un mouvement de bascule, comme l'indique l'ombre de la figure (même pl., 16), |
La pièce à coulisse (même pl., 15) forme une gouttière à fond plat, et embrasse par ses bords relevés d’un à deux millimètres les bords de l'élargissement de l’arbre à sa partie supérieure, Cette pièce y tient par une vis passée à travers la fente à coulisse de la partie supérieure de l'arbre, et dont la tête glisse à volonté sur les bords de la fente