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RÉDUCTEUR DU TRONC A INCLINAISON

J’appelle ainsi cette espèce parce qu’elle. se compose, entre autres parties, d’un réducteur qui est incliné pour redresser le tronc lui-même incliné, Il y en a plusieurs va- ” riétés.

Corset à inclinaison latérale de Delpech.

Dans l’atlas qui accompagne son Traité de l’Orthomorphie, Delpech (1) a décrit et figuré sous le nom de corset à inclinaison latérale , un appareil qui semble avoir servi de modèle à celui dont nous parlerons ci-après et qui a été imaginé par M. Hossard.

Le corset de Delpech se compose 1° d’une ceinture entourant Je bassin; 2° d’un tuteur métallique bifurqué en Ÿ à sa partie suptrieure, où il est fixé sur Ja ceinture ; 5° d’un arc métallique formant une espèce de corset qui embrasse la poitrine au dessous des seins. Ge tuteur est adapté à la partie postérieure de la ceinture, susceptible de s’incliner à droite ou à gauche, et retenu par un cliquet dans le degré d’inclinaison qui lui a été imprimé.

Midius M. Mellet a aussi employé une machine analogue, qu'il a décrite dans son Manuel d'Orthopédie.

(4) De l’'Orthomorphie, atlas, pl. zxxiv. 4828.

pu

Ceinture à inclinaison latérale de M. Hossard.

M. Hossard, d'Angers, modifiant la machine de Delpech, en conserva le nom, : ; Son appareil se compose 1° d’une ceinture, 2° d’une tige ou levier, 5° d’une large courroie. 1° La ceinture est en cuir matelassé, large de six à sept centimètres , serrée par des courroies et des boucles, et munie d’un sous-Cuisse ; 2° le levier est uné sorte de buse en acier bruni, d’une longueur variable, suivant les individus , Mais. assez considérable pour s'étendre de la ceinture au niveau de l'épaule; 9° enfin, la courroie est une pièce de cuir simple où doublée de peau douce; elle s'étend obliquement de la partie antérieure de la ceinture au sommet du levier, en décrivant une demi-spire autour du corps.

Pour employer cet appareil, on applique la ceinture autour du bassin en la maintenant au moyen des courroies et du sous-cuisse : puis on fixe en arrière l'extrémité inférieure du levier, au moyen d'un petit appareil à engrenage fort simple, adapté à la ceinture du côté de la déviation , et on donne au levier le decré d’inclinaison réclamé par l’état du malade. La tige inclinée se rend vers l'épaule, du côté concave de la Courbure à redressér; en même temps on attache du même côté, et antérieurement, la courroie à la ceinture; ensuite on la ramène obiiquement en haul et en dehors, on la fait passer sur la convexité de la courbure à effacer et sous l’aisselle correspondante, pour aller la fixer au sommet de la tige, au bouton destiné à la retenir. Gette courroie doit être serrée autant que possible, On comprend aisément le mécanisme de cet appareil : la courroie tend à renverser lé malade du côté opposé, et à faire basculer la ceinture ; mais celle- ci, retenue par la

constriction qu’elle exerce, et surtout par le sous-cuisse, résiste sans céder, et le tronc étant poussé du côlé qui est concave dans la région dorsale, sa ligne de gravité tend à sortir de la base de sustentation. Alors le malade, se sentant entraîné dans une chute imminente, se rejette inslinclivement, pour l’éviter, du côté opposé, et reporte ainsi la ligne de gravité dans le champ de la base de sustentation. De ce mouvement, résulte nécessairement le redressement plus ou moins exact de la courbure vicieuse. Si l’on en croit les partisans de ce système , il est destiné à remplacer lous les appareils aujourd’huien honneur; ibest moins incommode que les lits et guérit plus sûrement et plus promptement. Avec lui on n’a point à craindré de récidives ; car, disent-ils, la guérison se fait pendant que le tronc est ainsi activement redressé , tandis qu'avec l'emploi des lits, la colonne vertébrale, étendue et affaiblie ; se recourbe sur-le-champ, lorsque le malide est abandonné à lui-même et soumis à l’action de la pesanteur; enfin, suivant eux, il soustrait les malades aux ennuis et aux inconvéniens d’un repos trop long-temps prolongé ; en un mot, le problème de l’orthopédie a été résolu. | Il est certain que les ceintures à inclinaison ont quelques avantages; mais, si l’on veut bien meitre de côté cctenthousiasme de prospeclus, on verra qu'elles offrent plusieurs inconvéniens graves: 1° n'étant pas secondées du dé cubitus , elles ne soustraient pas le rachis à l’action de la pesanteur, qui est une cause puissante de déviation; 2° Ja Courroie pour exercer une action suffisante comprime péniblement le côté convexe. Mais, ici, se présente une remarque anatomique : les côtes étant déjetées et saillantes en arrière et en dehors du côté convexe , la partie latérale et antérieure correspondante de la poitrine offrant au contraire une dépression , la courroie qui appuie sur cette dé-

499 | LGLASSE I. BANDAGES MÉCANIQUES.

pression ne tend-elle pas à l’augmenter encore, et l’appareil noffre-t-il pas l'inconvénient de ne point faire porter la pression, seulement, sur le sommet de la courbure? 3°cet appareil n’est applicable que dans les déviations dorsales ; il n'aurait pas de prise sur une courbure cervicale, et, suivant M. Bouvier (1), s’il y avait une courbure en S verticale, l’inclinaison serait plutôt augmentée que diminuée par da projection du côté opposé à la convexité dorsale,

Dans tous les cas, pour arriver à un bon résultat , il est convenable d’incliner le tronc pendant le jour, et d'étendre directement la colonne vertébrale pendant la nuit. Ainsi, la ceinture à inclinaison peut et doit être un excellent auxiliaire; mais elle ne saurait être employée seule dans les déviations avec conformation vicieuse du rachis. (Voyez lits extensifs et compressifs.)

REMARQUES. Quelques personnes ont modifié la ceinture

de M. Hossard; ainsi on a ajouté un tuteur pour soutenir.

l’épaule du côté qui répond à la concavité de la région dorsale , et. s'opposer à une projection trop considérable dû tronc dans cette direction. M. Bouvier donne à la cein-

ture plus de fermeté en faisant entrer dans sa construction

une lame d’acier trempé offrant une double éourbure, l’une postérieure, plus grande, pour s'adapter à la forme du du bassin ; l’autre antérieure, plus petite, pour éviter Ja

compression du ventre. Gette ceinture’est de moitié moins

large que celle de M. Hossard. On l’applique entre l’épine iliaque supérieure et le grand trochanter. Ces saillies osseuses concourent à la maintenir solidementen place, et l’on échappe ainsi aux inconvéniens d’ une pression ‘sur les viscères abdominaux. à

(4) Dictionnaire en 45 vol., art, VERTÉBRALE.

RÉDUCTEUR DE LA MAIN ÎRENVERSÉE (de l'invention de M. Delacroix, pl. XVI).

Usages. Cette machine peut être mise en usage pour étendre et redresser la main renversée en dedans, soit par la contracture , soit par le raccourcissement des muscles, soit par une autre cause,

Disposition. Une plaque anti-brachiale avec sa courroie, une plaque carpienne avec sa courroie, une lame élastique, un écrou à bascule, un levier à chaînette, une sorte d'étrier avec une queue, telles sont les pièces qui constituent celte machine.

La plaque anti-brachiale, destinée à s’appliquer sur la face dorsale de l’avant-bras (pl. XVI, 38), est formée d’une lame de métal revêtue de peau. A l’un de ses bords latéraux est fixée une courroie , par un bouton à tête plate (même pl., 4o); cette courroie doit être assez longue pour pouvoir entourer le bras et venir s’attacher sur le bord opposé de la plaque à un autre clou à tête plate (même pl. , 41).

La plaque carpienne, que je nomme ainsi parce n "elle doit s'appuyer derrière le poignet (même pl., 43, et pl. X, fig. 1, 1, 4, 14, 16), est faite comme la précédente ; mais elle porte sur sa surface plusieurs pièces que n'offre pas la première, ainsi qu’on va le voir, Elle peut aussi avoir une courroie pour entourer le poignet ; l’appareil n’en est que plus solide,

La lame élastique (pl. XVI, 42) est en acier ; elle est un peu courbée sur sa longueur; sa convexité doit appuyer

sur l’avant-bras , dessus lequel elle sera étendue d’une plaque à l’autre. L’une de ses extrémités qui doit être tournée vers le coude, s'articule par un clou à tête plate avec la plaque brachiale (même pl, 89); l’autre extrémité est engagée sous une large bride d’acier ou pontet (même pl., 47, etpl. X, fig 1, 10, 19). Ge pontet, fortement attaché par ses côtés à la plaque carpienne, donne passage à. une vis de pression (pl. X, 12) qui peut, en prenant un appui dans son ouverture taraudée, comme dans celle d'un écrou, presser la lame élastique sur la plaque carpienne , où elle glisse sous la bride que lui forme le pontet. Il résulte de cette disposition que l’on peut à volonté éloigner ou rapprocher les plaques carpiennes l’üne de l'autre. sé

L'écrou en bascule (pl. XVI, 44, 5, 48, 49, et pl. X, fig. 1, 2,6, 11, 17) est lui-même composé d’une pièce qu'on nomme Îa lunette, de l’écrou proprement dit, du collier de l’écrou, des vis de suspension, et de la vis de. l'écrou.

La lunette (pl. XVI, 45; pl. X, fig. tr, 8) est percée dans la direction de la lame élastique, en, sorte. que son trou regarde les deux extrémités. dé

L’écrou proprement dit (pl. XVI, 44: pl. X, fig. r, fig, 11) est un écrou cylindrique un peu long, qui traverse le trou de la lunette sans le remplir entièrement, et qui. peut à la fois s’y mouvoir en bascule et tourner sur son axe, Ce mouvement, d’abord inconcevable , est dû à un mécanisme fort ingénieux qui en donne aisément la théorie.

Get écrou est formé d’une pièce de cuivre cylindrique, allongée, creusée à son axe d’un canal taraudé, et à sa surface externe , dans toule sa circonférence , d’un enfoncecement ou sillon circulaire, qui lui forme une sorte de col; d’un anneau (pl. X, fig. 1, 6, 7) qui l’embrasse au

niveau du col, de même que le ferait un collier, et qui présente deux petites fosseltes en deux points opposés (même lg, 7). | | | |

La première pièce (même fig., 2, 10) peut biense mouvoir autour de son axe dans l’anneau que lui forme la seconde ; mais elle ne peut pas plus sortir que la tête ne pourrait sortir d’un collier qui embrasserait le cou exactement. Il lui arrive ce qui arrive à un doigt engagé dans un anneau trop étroit ; il peut tourner dans la bague, mais , trop vo= lumineux au niveau de l'articulation de la première phalange avec la seconde, il ne peut sertir de l’anneau : et dans ce cas le doigt peut offrir les mouvemens de l’écrou en bascule; il peut se mouvoir sur son axe dans l’änneau , et en bascule entre deux doigts qui tiendraient l’anneau par deux points opposés de sa circonférence.

Les vis de suspension (même pl., fig., 1, 7, 9) sont deux petites vis qui traversent les deux parties latérales de la lu nette, entrent par deux sens opposés dans son trou, et aboutissent aux deux fossettes que l’anneau ou collier de l’écrou présente en deux sens opposés, sur sa circonférence. |

L’écrou en bascule, retenu dans le trou de la lunette par les deux pointes de ces vis, ne peut ni avancer ni reculer; mais il peut s’y mouvoir en bascule et tourner en même temps autour de son axe.

La vis de l’écrou (même pl., fig. 1, 11, 2, 11) est une vis assez longue qui traverse l’écrou par son extrémité supérieure, et qui présente à son extrémité inférieure deux mors traversés par une vis en charnière (même fig., 13, 17). La vis de l’écrou avance ou recule sur la largeur de la lame, suivant les mouvemens que l’on imprime à l’écrou.

Le levier à chaînette (même pl. , fig. , 17, 19) est une pièce courbée à angle droit et formée de deux parties : l’une,

- nette. La seconde partie à un travers de doigt ou. deux de. l longueur , et s’avance au-delà de la plaque carpienne

désignée sous le nom’ de chainette, s’articule avec les mors de la vis, au moyen de la vis charnière qui traverse : ses mors (même pl., fig. 1, 17, 15, fig. n, 15, 14); elle ressemble un peu à une maille de chame de montre , et c’ est . ce qui a mérité à ce levier coudé le nom de levier. à chat-

(même pl., fig. 1, 19, 20); l'angle. par lequel elle se | con- tinueavec la précédente est reçu dans la fente de l’ extrémité inférieure de la lame élastique, ets ÿ unit Li. une charnière, . PA te

Il résulte de la disposition coudée du are A thineie. que , lorsque l’écrou à bascule entraîne sa vis vers Pxtrémité supérieure de Ja lame élastique, l’étrier s élève au dessus du niveau de la lame carpienne, et renverse la main en arrière. L'effet contraire arrive lorsqu’on fait tourner re 6crou en sens contraire. Mais comme dans ces divers mou- | vemens la chaînette tantôt s'incline sur la lame élastique | | et tantôt s'élève, la vis de l’écrou , aux mors de laquelle se | trouve attachée la chaînette, tantôt s'élève, tantôt s ’abaisse, et fait mouvoir l’écrou en bascule, dans sa. lunette, sur les extrémités de ses vis de suspension.

L’étrier cemprend une pièce formée d’un demi-cercle , une pièce qui unit transversalement les deux extrémités du demi-cercle, et une queue de fer qui unit l’étrier à la bascule.

La queue de l’étrier est une lame de fer qui doit s’étendre depuis la bascule ; jusqu "à l’étrier le long du dos de la main.

Gette lame est unie à la bascule par un nœud de compas {pl XVL 50 et pl. X, fig. 1, 21), et à l’étrier au moyen d'une fenêtre que traverse pi vis de l’étrier, retenue par un écrou (pl. XVI, 53, 56). Elle peut tourner autour de l’axe du nœud de compas, etelle permet à l’étrier des mouvemens |

Pad

étendus, en sorte qu'il À a une très-grande mobilité dans toutes les pièces. …

Le demi-cercle de l’étrier est fait en acier (même pl, 5o, 54). La pièce transversale de l’étrier est un cylindre garni de peau à l'extérieur (même pl, XVI, 55), et creusé d’un canal que traverse un axe fixé par deux vis aux extrémités du demi-cercle (même pl., 57).

Application, La. main à redresser et à étendre s'engage dans l’étrier; on applique sur l avant-bras Ja plaque anti brachiale, et on Ja fixe au moyen de sa courroie. On attache de même la plaque carpienne , si on le juge à propos, et, faisant tourner l’écrou de manière à faire remonter sa vis vers l'avant-bras, on renverse la chaînette du côté de la lame élastique, jusqu’à ce que la main soit fléchie en arrière au point que l’on désire.

Soins consécutifs. Ils consistent à augmenter gradaellement chaque jour l’action du réducteur de la main, jusqu’à ce que la main soit ramenée à sa direction et à sa disposition ordinaires ; cependant, lorsqu'il en résulte des douleurs par trop pénibles, il faut céder, et relâcher un peu la machine.

RÉDUCTEUR DU PIED (bottine de M. Delacroix, pl. XVI).

Usages. I sert à redresser les pieds bots.

Indications. Gomme le pied bot le plus commun, et que : l’on observe presque exclusivement , est celui dans lequel le bord interne du pied est soulevé, l’externe abaissé au point que le sujet marche dessus, la pointe du pied tournée en dedans, la malléole externe en arrière et l’interne en avant et en dedans, les indications à remplir sont de relever le bord externe, d’abaisser l’interne et le talon, qui est tiré

en dedans et en haut par les jumeaux et le soléaire , enfin de relever la pointe du pied, et de la diriger en dehors, afin qu’elle soit vis-à-vis la partie antérieure du tibia, et non VIsà-vis la malléole interne. Ces indications ont été assez bien saisies par Scarpa (1). Mais aujourd’hui de nouveaux progrès ajoutent à ces indications une indication nouvelle : la section du tendon d'Achille. Cette opération permet de rendre au pied, beaucoup plus facilement et plus vite, sa direction régulière par des pansemens convenables.

Disposition. La bottine de M. Delacroix se compose d’une jarretière (pl. XVI, 80, 81, 82) d’un brodequin lacé (même pl., 100, 107, etc.) , d’un étrier (même pl, 110, 118), d’une ou deux lames jambières et de leurs dépendances (même pl., 78, 84, 79, 80). :

La Jarretière (même pl., 80, 81, 82) doit être formée par une lame demi-circulaire de métal, qui embrasse la jambe par-devant et sur les côtés au dessous du genou. Gette lame est revêtue en dedans d’un coussin ; à l’une de ses extrémités est fixée une courroie (même pl, 83), garnie aussi en dedans, qui peut entourer la jambe comme une jarretière, et s’altacher par un clou sur l'extrémité opposée. | |

Le brodequin (même pl, 100, 107, etc:) est fait comme les brodequins ordinaires. Comme eux il peut lacer en dessus et au devant de la jambe (même pl., 100). Il en diffère cependant en ce qu'il offre une échancrure au dessus du talon (même pl , 101, 104), et porte entre deux semelles de cuir une semelle d’acier, dont la forme ne peut souffrir d’altération de la part da pied. de:

L’étrier (même pl., 110, 1 15 ) est une pièce qui peut

(4) Mémoire sur la torsion congénitale du pied, p. 133. Paris , 4804, dans les Mémoires de Chirurgie pratique. ie na

GENRE IX. APPAREILS ORTHOPÉDIQUES. 497 exister d’un seul côté ou de deux côtés de la bottine, Elle est ainsi appelée parce qu’elle s'étend d’un côté du pied entre les lames de la semelle, et sous le pied, qu’elle soutient, comme le fait l’étrier d’un homme à cheval. Elle en diffère néanmoins en ce qu’au lieu de s’étendre d’un côté à l’autre sous le pied, elle n’en traverse toute la largeur que Jlorsqu’elle est réunie à celle du côté opposé, parce que cha: cune en particulier n’en traverse que la moitié. Chacune de ses pièces diffère encore de l’étrier en ce qu’elle ne s’élève point au-delà des bords du pied, et ne va point se réunir à l’autre sur le dos de cette partie ; mais, comme l’étrier ; elles présentent toutes deux un angle droit en se recourbant sous le pied. Leur portion inférieure ou horizontale est large, et doit correspondre au talon et à une partie de la plante, Elle est fixée à la lame d’acier de la semelle, comme un crampon. La portion verticale, qui s’élève sur les côtés de l'articulation du pied , est étroite , plus épaisse , et offre d’un côté une vis de rappel (même pl., 109, et pl. X, fig. x, 11, 12) avec une bascule ( même fig., 7 , 8), et de l’autre une coulisse (même pl., 115, et pl. X, fig. 17, 115 16,19, 10).

L’étrier, du côté de la bascule, s’unit avec cette pièce au

moyen d’une charnière ou d’une goupille (pl. XVI, 108, 111, pl X, fig. x, 9, 10).

La bascule est une lame métallique épaisse. Elle est dirigée verticalement sur l’un des côtés de larticulation du

pied (pl. XVI, 108, 111, etpL X, fig. x, 11,12). Ses

bords regardent l’un en avant , l’autre en arrière. Elle est,

en bas, percée, d’avant en arrière, d’un bord à l’autre, et

s'articule par ce trou, et au moyen d’une goupille (pl. X,

fig. x, 9, 10 }, avec l’extrémité fendue de la pièce verticale

de l’étrier (même fig., 13). Son extrémité inférieure (même

fig., 13) est encore percée de dedans en dehors par un tron I. 32

dt er.

ee.

à vis , qui reçoit l'extrémité libre de la vis de pression fixée à l’étrier (même fig., …1, 12). Son jrs supérieure estfendue d'avant en ue (même fig; 7, 8), pourve= cevoir l'extrémité de la lame jambière dr fig. , 6). , Gette pièce peut basculer de dedans en dehors sur Fétrièr.

“Ba coulisse (pl: X , fig. ur, 9, 11) est une-pièce quipeut ss de haut’ en bas dans le cadre que lui forme la portion verticale de l’étrier (même pl., 16), ‘et hi être arrêtée Lb une vis de pression (même pl., 14). ME 20

La lame jambière (pl: XVI; 84, 86. 85, 87, pi X, fig, nt, x; 1) peut, commé l'étrier, exister d’an seuléôté ou des deux, selon le besoin. C’est une lame’ d’acier qui doit remonter verticalement du bout de la portion verticale. de l’étriér jasqu’au clou de la jarretière. Elle est garnie àsa face interne en peau ouen: cuir ; elle porte sur l’externe un ressort coudé et infléchi (pl. XVI, 86, 93, 95), fixé par une vis d'arrêt (même pl., 88, 89), et de plus un barillet avec une chaînette qui tient au ressort (même pl:; 109, Le à et pl. X, fig. i1,x, 2, 3,4,5). | |

Le ressort infléchi est semblable à ceux des baphérisé ds à fusil (même pl., 86, 95, 87 , 99 ); il est-infléchi-commele delta , à, des Grecs. Ila deux branches d’inégale longüëur qui dÉvoeunt par en bas. La plus courte est: Exdë) sur la lame ï jambière par une vis (même pl.; 88, 89 }-qui la traverse + tout près de son extrémité. Celle-ci est percée d’avant'en arrière pour recevoir une vis de rappel (même pl, 90; 91). La grande branche est fendueà son extrémité dans le même . *. sens, et ses deux bords sont traversés par une: goupille qui Vunit à l'extrémité postérieure de la chaînette qu’elle tire sans cesse en arrière (même pl., 97, 99), de manière à faire basculer le pied en avant, et à «1 sa pointe en haut et le talon en bas.

Le barillet est une poulie fixée d’ une manière immobile

sur la bascule (pl. XVL; 06, 08;'et pl. X! fig! AGE La chaîñette ‘est uré petite chaïne: flexible, formée , comme une Chaîne de montre, d’une suite de petites pièces métalliques articulées par ‘dés riVures (pl X° fig. mn, £, 2,6). Elle ést fixée ên avant, autour dela éiréonts. rence du barillét, par son extrémité antérieure (même fig" ; +), et est enroulée dessus, de bas en häüt'et d’avatit en arrière. Son extrémité péstérieute lient en haut à l’extré: iité inférieure de la grande branche du ressort coudé, Application. Ait de mettre la bottine il faut redresser le pied , en le ramenant avéc précaütion à sa rectitude naturelle, On l'y introduit en lui faisant autant que possible Sarder la diréction qu’il'avait, et on ne lace le brodequin que lorsqu'on est sûr que lé pied n’y est point renversé. Mais comme il serait absolument impossible d'ÿ parvenir avec celte bottine, si le pied était tourné en dedans , au point que le bord externe reposât sur le sol , il faudrait né- cessairement avoir recours à un autre appareil réducteur. Scarpa, qui a imaginé une bottine avec laquelle celle de M. Delacroix n’est pas sans analogie dans sa manière d’ agir, à bien Sénti la difficulté dont je viens de parler. Aussi a-t-il fait construire un appareil particulier pour commencer le redressement du pied , qu’il achève au moyen d’une bottine. La section du tendon d’ Achille rend ce redressement plus prompt et plus facile éncore.

“ Ainsi, dans les renversemens extrêmes du pied en dedans’, il faudrait ou employer le premier appareil réductif du professeur de Pavie, ou en faire construire un plus sim ple qui agit d’une manière analogue pour la première, période de la cure; et mieux encore , faire d’abord la section du tendon d'Achille, pour redresser le pied ensuite. Effets et propriétés de la bottine réductrice de M, Delacroix. Le brodequin tient le pied solide, le ressort tend à en re-

lever la pointe , et ce ressort agit avec d’autant plus d'énergie que sa vis de rappel (pl. XVI, 90, g1) pousse davantage en arrière l'extrémité inférieure de sa branche postérieure, en la faisant tourner autour de sa vis d’arrêt (même pl., 88,

89 ). On peut se borner à tenir le pied horizontal: mais on

peut aussi, au moyen de la coulisse et de la vis de rappel de l'étrier , le renverser à volonté, soit en dedans, soit en dehors, pour l'arrêter du côté de la coulisse au moyen de la

vis de pression qu’elle présente (pl. X, fig. nr, 14). Cette

bottine remplit donc aisément, par sa construction savante, toutes les indications désirables pour un pied médiocrement dévié. is AT HO Delpech (1) et Borella (2) ont aussi imaginé une bottine - réductrice pour la guérison des pieds bots; mais celle de Lacroix, plus savamment construite, doit servir de guide pour en construire de nouvelles. | ;

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