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GENRE X. DES LITS. 515 base raisonnable aux méthodes orthopédiques; et je m’étonne , je l’avoue, que les conséquences qui découlent naturellement de ces faits n’aient point encore été aperçues , et qu'on ne s'appuie pas sur ces faits à l'instant même où l’on s'efforce de renouveler l’application des puissances
mécaniques au traitement des déviations variées du M ième osseux.
DEUXIÈME SOUS-GENRE
LITS D'IMMORIMITÉ.
Nous désignons ainsi des lits destinés à soulever un malade de dessus ses matelas, soit pour qu'il puisse aller à la selle, soit pour qu’on puisse le panser par derrière le dos, les lombes ou le bassin, sans le déranger de dessus sa couche et sans lui communiquer le moindre mouvement particulier.
Ces lits doivent avoir un cadre à sangles qui puisse enirer dans une couchette et en occuper toute la longueur et toute la largeur. Ce cadre est formé d’un cadre de bois solide et de sangles étendues en travers d’un côté à l’autre : il est destiné à reposer sur le matelas couvert de son drap. Il serait convenable qu'il portât du côté de la tête un pupitre. à deux plans inclinés analogue à celui de l'appareil à plans inclinés de M. Delpech ( pl. IX, 7,9, 10,20, 29, fig. x11 ). Ge pupitre serait destiné à soutenir à la hauteur voulue la tête du malade.
Si l’on a affaire à une ancienne couchette qui présente un ciel de lit et quatre montans ou piliers réunis par des barres de bois transversales, quatre, poulies de réflexion doivent être fixées en dedans et en haut des montans de la tête du lit, et deux autres en dedans et en haut des montans opposés ; un treuil doit être monté en travers à La tête du lit ; quatre
cordes attachées aux quatre angles du cadre à sangles, s'élèvent de là vers les poulies de réflexion correspondantes, passent par dessus pour se réfléchir, celles de la tête directement vers le treuil, celles des pieds , d’abord, vers
les deux poulies de la tête qui restent libres, et de là vers le:
treuil , oùelles sont arrêtées solidement avec les précédentes et dans le même sens, Le lit ainsi disposé , un drap et des couvertures étendues sur le cadre à sangles en achèvent la préparation. |
Des draps particuliers peuvent bien recouvrir les sangles en plusieurs endroits; mais il faut que l’intervalle des sangles qui doit correspondre à l’anus reste toujours libre, et que le malade y porte immédiatement et à nu, pour lai permettre d'aller à la selle, ou que l’on puisse ÿ panser une plaie sans le déranger. ER
Si la couchette du malade n’a ni montans fi ciel, ou il faut soulever le cadre sanglé au moyen d’un mouflé à trois ou quatre poulies inférieures, comme celle de la pl. IX (fig. 1), ou bien il faut élever autour de Ja couchette une machine à quatre piliers réunis en haut, soit par un cadre, soil par quatre barres de bois. Si l’on se sert d’un moufle , il faut le fixer au plafond de. l’appartement, suspendre le cadre à sangles à la chape mobile, par quatre cordes, et amener ensuite le bout de la corde en dehors du lit ou à la droite da malade, par une poulie de réflexion, afin que l’on puisse aisément le soulever à volonté avec son cadre à sangles et ses couvertures , ou qu’il puisse se soulever lui-même. ANT LE
Si l’on a une charpente à quatre montans, on peut y adapter des poulies de réflexion et un treuil, comme dans les anciennes couchettes. | | Ges divers lits permettent, comme il est facile de le Concevoir, de soulever un malade plus ou moins haut avec
ses couvertures ; el le cadre à sangles sur lequel il repose, soit pour glisser sous lui un bassin, et recevoir ses excrémens; soit pour le panser par derrière le dos on les lombes, sans lui communiquer le moindre mouvement. Il suffit, en effet, de tirer sur la corde du moufle ou de tourner le treuil. On peut même, sile malade va involontairement à la garde-robe, tenir le cadre à sangles suspenda au dessus du matelas d’une quantité sitio pour pouvoir glisser un bassin entre le malade et le matelas. Enfin, au moyen d’un moufle dont la corde, dirigée par une poulie de réflexion, pendrait à sa portée, le mathdé pourrait se soulever lui-même. (Woy. p. 281.)
Remarque. Outre les lits précédens destinés à maintenir les malades immobiles tout en leur permettant de vaquer à leurs besoins par les mouvemens mêmes de la machine, on en à construit qui permettent au malade des mouvemens partiels. Nous allons en donner une analyse succincte, d’après l'excellent article Fnacrure que M. Sanson a publié dans le Dictionnaire de Médecine et de Chirurgie pratiques (à }.
Le lit de Vangheim-WW hitese compose d’une partie fixe et horizontale sur Jaquelle reposent le bassin et les membres inférieurs, et d’une partie mobile qu’on relève et qu'on abaisse à “lents au moyen d’une roue à engrenare, Ct qui sert à appuyer la partie supérieure du corps. Tober a modifié ce mécanisme en y ajoutant une potence qui ramène au dessus du lit, au moyen de poulies disposées à cet effet, les cordons qui servent à mouvoir la pièce mobile, de sorte que le malade peut lui-même abaisser et relever sa tête et ses épaules à volonté.
Le lit de Knoll est formé d’un fond sanglé à claire-voie monté sur une forte couchette et composé de trois parties:
@ T. var, p. 402. à
dont la moyenne est horizontale, immobile et percée d’une ouverture pour donner passage aux déjeclions alvines , et dont les deux autres sont mobiles ; savoir: celle qui correspond à la tête et aux épaules de bas en haut, et celle qui correspond aux Jambes de haut en bas ; de manière qu’en les, faisant mouvoir au moyen de manivelles fixées à la tête et aux pieds de la couchette, le lit se trouve converti en un fauteuil dans lequel le malade est assis commodément. Earle a imaginé un appareil fort ingénieux qui permet de donner au malade toutes les positions que peut réclamer. le traitement des fractures, et de les lui-faire conserver si l'on veut d’une manière permanente, Cet appareil consiste en une couchette sans dossier, sur laquelle est étendu un cadre divisé en trois parties, toutes mobiles, L'une correspond au troncet à la tête, et peut être relevée de manière à présenter à ces parties un plan plus ou moins incliné ; une autre correspond aux cuisses et peut aussi être relevée et présenter un plan incliné en sens inverse ; enfin, une troisième correspond aux jambes et peut être diversement inclinée : ajoutons que la partie qui correspond aux membres inférieurs est divisée longitudinalement en deax, de sorte que l’un de ces membres peut être relevé tandis que l’autre est maintenu horizontal ou dans une position demi-fléchie. Un matelas, divisé comme le cadre dulit, le suit danstous ses mouvemens et présente, en outre, des ouvertures pour le passage des déjections alvines et même pour faciliter le panse- Rte sétons àlanuquesans déplacer le malade. Aumoyen &e cette disposition, le malade peut être étendu horizontalement; le tronc seul peut être relevé, les membres inférieurs peuvent être placés sur un plan incliné de bas en haut, de la fesse au talon, ou sur un double plan incliné de la fesse au jarret et du jarret au talon ; enfin les jambes peuvent être étendues horizontalement et. maintenues à
de
| | GENRE X, DES LITS; 919 demi fléchies sur les cuisses, qui reposent alors sur un plan incliné : rappelons qu’au rhoyen de la division longitudinale, on peut ne faire mouvoir qu’une seule moitié de l'appareil.
M. Havet a présenté, toutrécemment, à l'académie de médecine un. lit également mobile dans beaucoup de parties, et qui peut au besoin servir de fauteuil comme le lit de Knoll. Tels sont du moins les renseignemens que j'ai reçus de M. Havet lui-même sur le lit de son invention, que je n’ai pas examiné en détail. Pre is 1