‹ Traité des bandages et appareils de pansementChapitre 24 sur 160 · SÉTON · texte numérisé non relu

SÉTON

nit au besoin une portion nette et propre , à laquelle un uouveau se'ton est fixe', comme le premier, pour être remonte' dans le canal nasal. Lorsqu'à la suite de plusieurs pansemens la pelote se trouve e'puise'e , que le bout d'un nouveau fil soit attaché à l'extre'miié supe'rieure de celui qui est encore dans le canal nasal , pour y être attire à son tour et servir aux mêmes usages.

Le se'ton doit être grossi à mesure que le canal nasal se dilate , et son emploi continue' jusqu'à ce qu'ayant atteint le volume d'un tuyau de plume d'oie , il entre dans ce canal et en sorte avec la plus grande facilite'. Ce précepte est de rigueur , parcequ'un canal rétréci et actuellement dilaté tend sans cesse à se rétrécir encore. C'est cette tendance qui a engagé M. DupuYTREN à introduire, comme le faisait Foubert , une canule d'or ou d'argent dans le canal nasal , mais à l'y abandonner pour toujours , tandis que FoUBERT ne la laissait qu'un certain laps de temps.

Lorsqu'on supprime le se'ton, il faut conserver encore son fil comme auparavant, afin d'être tout prêt, en quelque sorte, à replacer un nouveau séton si, les larmes ne reprenant pas leur cours naturel , le larmoiement continuait. On ne peut supprimer le fil luiTmême que dans le cas contraire.

Remarque. On se sert encore, pour dilater une ouverture trop étroite ou maintenir ouverts les plaies et les orifices qui tendent à se fermer, de cylindres ou de cônes de racine de gratiane , d'ellébore noire et d'éponge préparée.

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