‹ Traité des bandages et appareils de pansementChapitre 26 sur 160 · SÉTON · texte numérisé non relu

SÉTON

la plaie, pour y être, à chaque pansement, attiré davan« ta£;e dans le même sens que dans le premier cas , ainsi que nous le dirons plus bas.

D'autres l'ois , au lieu de se servir de l'aiguille à selon , le chirurgien transperce , avec la lame e'troite d'un Listouri, la partie que le se'ton doit traverser, et il glisse ensuite, le long de cette lame, un stylet mousse perce' d'une grande ouverture à l'une de ses extrëmite's , lequel entraîne dans la plaie la bandelette effilée.

Enfin il en est qui passent ce se'ton au moyen d'une aiguille contenue dans une canule qui l'embrasse exactement , mais aux deux extrémités de laquelle sortent la pointe de l'aiguille et son extrémité opposée enfilée du séton.

Cette aiguille et sa canule sont*plongées ensemble dans les parties que le séton doit traverser; aussitôt que le bout de la canule se montre du côté opposé, elle est retenue momentanément, l'aiguille est retirée en sens inverse à son entrée , et lorsqu'il sort , par l'issue qu'elle s'est pratiquée , un assez long bout de séton , on retire la canule à son tour, en laissant le séton en place... Mais l'application première du séton est une opération chirurgicale , et j'en ai peut-être déjà trop dit à ce sujet pour cet ouvrage.

Je dois pourtant ajouter qu'après son application il convient de rouler lâchement l'extrémité postérieure de la bandelette ou du séton - mèche sur elle - même (j'appelle ainsi l'extrémité opposée à celle qui a traversé la plaie). Lorsqu'elle est roulée, il faut en traverser le rouleau , avec un gros fil, d'un point de sa circonférence à l'autre ; nouer et boucler ensemble les deux ' extrémités de ce fil , afin que la bandelette ne se déroule point dans les pièces de l'appareil , et que l'on puisse tacilement , à chaque pansement , en développer les cir-

4o PREMIÈRES PIÈCES d'aPPAREIL.

culaires, en dénouant le fil sans le retirer du rouleau qu'il traverse.

Effets de l'emploi du séton. Le se'ion est un corps étranger qui irrite beaucoup les parties vives au sein desquelles il est place. Quelquefois il est insupportable, et c'est par cela même qu'il est un excellent dérivatif et une puissante cause d'inflammation pour les parties qu'il traverse. Le selon -bande agrandit quelquefois trop , par sa largeur, les ouvertures de la peau ; et lorsqu'il est passe immc'diaiement dessous , comme cela arrive lorsqu'on le met à la nuque pour une ophihalmie, il peut décoller la peau, en de'lerminer peu à peu l'usure par suppuration', et la laisser ensuite difficile à se recoller, lorsqu'on le relire. Ces inconve'niens , peut-être un peu exage're's , lut ont fait pre'iërer par quelques uns le se'ton-mèche.

Changemeîit du séton à chaque pansement . Tous les jours le chirurgien, après avoir délie' le fil qui contient le rouleau du séton, doit en attirer, aux dépens de ce dernier une portion propre et nouvelle dans la plaie et au-delà , dans l'étendue d'un décimètre au moins (près de quatre pouces). Il doit en outre retrancher aussitôt la partie que la suppuration a salie , en s'arrangeant de manière que le séton sorte toujours d'au moins un décimètre à travers la plaie.

Il est inutile dédire que s'il était collé sur les bords de celle-ci et ne pouvait glisser sans produire de grandes , douleurs, il faudrait commencer par détruire ses adhérences avec de l'eau tiède.

Le selon changé, on le roule ou on l'attache, comme au jour de son iniroduclion. Lorsqu'il est épuisé, on ajoute à son exirémiié finale le bout d'un outre rouleau que l'on emploie par la suite comme le premier.

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