‹ Traité des bandages et appareils de pansementChapitre 27 sur 160 · DE LA BANDELETTE DÉCOUPÉE · texte numérisé non relu

DE LA BANDELETTE DÉCOUPÉE

C'est une bande large de quelques millimètres (un travers de doigt au plus) (P. I, F. vi), d'une longueur variable, dont l'un des bords est de'coupé de fentes obliques ou transversales étendues jusqu'au milieu de sa largeur (P. I, F. VI, i , i, i , i), et dont une des surfaces est ordinairement enduite de ce'rat.

Usages. On e'tend cette bandelette sur toutes les sinuosite's du bord des plaies ci des ulcères, pour que la charpie ou les autres pièces d'appareil dont on les couvre ne s'y attachent point.

Préparation. On doit la faire de linge fm pour qu'elle se plie facilement aux contours des plaies et des ulcères, et l'enduire d'un cërat bien frais.

Application. En l'e'tendant sur la circonfe'rence de la solution de continuité', tournez -en dehors le bord découpe'.

Ce sont des pièces de linge d'e'paisseur et de grandeur variables , de formes très diversifie'es, et simples ou pliëes en plusieurs doubles. On peut, dans quelques cas, les remplacer avec avantage par des pièces de laine, comme des morceaux de flanelle , ou par des pièces de coton.

Il y en a dont la longueur pre'domine sur la largeur ; on les nomme compresses longuettes (P. 1, F. Yiiî). Il y en a de quadrilatères (P. I, F. x)^ de triangulaires ^ Sorbicuîaires .1 de découpées des quatre angles vers le centre, qui forme un plein intermédiaire (P. I, F. xi), ce sont les croix de Malte. On pourrait les appeler compresses cruciformes , car elles rappellent assez bien la forme de la corolle de quelques espèces de la famille naturelle des crucifères. D'autres sont dëcoupe'es, soit rë'

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gulièrement, soit irrcgulicreraent de la circonférence au centre (P. I, F. ix); celles-ci seront designe'es sous le nom de compresses découpées. D'autres sont divise'es en plusieurs lanières ; ce sont des coirn^iesses Jenduesj bifides ou trifides. D'autres sont percées de grandes fentes comme des boutonnières; nous les nommerons compresses perforées. Il y en a qui revêtent à la fois les deux caractères ; elles sont divise'es à une extre'miié (P. I, F. XV, 1 , i), et perforées dans un des points de leur longueur (P. I, F. XV, 2, 2, 2). Il en est qui sont perce'es d'une multitude de petits trous; elles sont dites criblées (P. I, F. xiv). Quelques unes sont repliées plusieurs fois alternativement sur elles-mêmes, et leurs plis se recouvrent tous entièrement ; ce sont les compresses graduées régulières (P. I, F. xiii). Quelques autres sont replie'es de la même manière ; leurs plis, de plus en plus étroits, se recouvrent de moins en moins; leur ensemble rappelle jusqu'à un certain point la figure d'un prisme triangulaire (P. I, F. xii) ; ce sont des compresses ^/Y/duées pyramidales on prismatiques.

Je désigne sous le nom de face irderne des compresses graduées, celle qui doit être appliquée sur la peau, et de face externe, celle qui doit êtretourne'e en deliors. J'ai recours à ces de'nommaiions pour rendre plus clair ce que je dirai plus bas de la préparation de ces compresses.

Enfin, il est des compresses que l'on applique à sec, et d'autres que l'on emploie recouvertes d'un médicament; de là des compresses sèches et des compresses médicamenteuses.

Usages. Les usages de ces pièces d'appareil sont extrêmement multiplies : ici, elles servent à pre'server une partie malade du contact de l'air et des corps extérieurs ; là , à contenir des plumasseaux et des medicamens appli-

quës sur une plaie : ce sont les compresses quadrilataires, orbiculaires , triangulaires, cruciformes; ailleurs, elles reçoivent elles-mêmes les liquides me'dicamenteux , comme l'eau de guimauve , l'huile tiède, etc., la matière molle d'un cataplasme, le ce'rat, l'onguent ou l'emplâtre que l'on veut appliquer sur un point quelconque. Dans le cas où l'on y a recours pour appliquer un liquide sur une re'gion du corps, on peut préférer une pièce de flanelle, qui n'est qu'une compresse de laine, à une pièce de linge.

On doit encore préférer une compresse criblée , fine , enduite de ce'rat , aux plumasseaux, pour recouvrir une surface suppurante, uniforme, superficielle, et qui donne une me'diocre quantité de pus , telle que serait celle d'un vèsicatoire. Le ce'rat est ici destine' à pre'venir l'adhe'rence du linge dans un point que la suppuration ne tiendrait pas assez humide. C'est aussi avec ces compresses crible'es qu'il faut couvrir une plaie qui pe'nètre dans une cavité', une ouverture du crâne, de la poitrine, de l'abdomen, ou une plaie d'une grande articulation, comme le genou. Des plumasseaux ou des pelotes de charpie ne doivent être applique's sur elles que par-dessus une compresse crible'e; sans celle pre'cîiution, des brins de charpie pourraient s'y engager, s'y égarer, y entretenir une longue suppuralion , ou même causer de plus graves accidens. On a des exemples qui attestent ce que j'avance.

Dans d'autres cas, les compresses servent à recouvrir à sec et immédiatement les parties ; alors elles doivent être fines, douces, tandis que celles qui servent à l'application d'un emplâtre doivent au contraire être faites de toile neuve et assez forte. Dans beaucoup de circonstances , elles remplissent les vides d'un appareil d'un bandage; plus rarement, sous les formes toutes parti-

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cuiières de compresses graduées, elles servent à comprimer nos parties, comme Fintervalle des os de l'avanthras fraclurës, ou les bords d'une plaie, pour les mainienir rapproche's et favoriser leur re'union. Enfin d'autres encore servent à re'unir imme'diaiement ou à rapprocher des parties divise'es ; ce sont les compresses multifides et perfore'es. Nous en reparlerons dans les bandages unissans ou invagine's, desquels leur histoire ne saurait être se'pare'e,et ce qu'il y a d'obscur dans leur usage sera développe' et ëclairci à ce moment.

Préparation des compresses. 11 ne faut pas du linge moins propre et moins bien choisi pour faire des compresses qui s'appliquent à nu sur une plaie ou un ulcère, que pour fabriquer de la charpie fine. Il doit être fin , sans couture , demi - use' , parfaitement blanchi et très propre, ou neuf: mais alors clair, souple, doux et léger comme celui que l'Allemagne fabrique exprès pour les pansemens, depuis le temps où, pressée par les armées de Napoléon , elle fut force'e de satisfaire à de continuelles réquisitions de linge. Les administrations des hôpitaux civils et militaires ne devraient même pas en employer d'autres; car il est bien prouve que l'usage prolonge' que l'on peut en faire apporte de l'économie dans les pansemens.

Lorsqu'il s'agit de compresses qui doivent contenir des plumasseaux et des masses de charpie en place, on peut être moins difficile sur la nature du linge ; cependant vous éviterez toujours autant que possible d'en employer qui soit trop dur et inflexible ou rendu irre'gulier par des coutures et des ourlets.

Si la nécessité vous forçait d'y avoir recours, i° il faudrait couper les ourlets, et 2" il serait facile, à l'égard des coutures, soit de défendre la peau ou les parties malades de leur pression , au moyeu de charpie , soit de

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défaire ces coutures, pour les remplacerpar d'autres plus lâches, que l'on pratiquerait en cousant lesbords des pièces de la compresse l'un sur l'autre sans les replier, ou l'un contre l'autre , à l'aide d'une couture alternative oblique , à laquelle les tailleurs donnent le nom de point en côté.

Pour tailler des compresses , servez-vous de ciseaux. Le linge use' ou.lâche qu'on emploie à leur conrëction pourrait se de'chirer dans tous les sens au moment où vous tenteriez de le de'chirer nettement dans une seule direction.

Pour tailler des compresses orbiculaires , commencez par couper une compresse en carre avec des ciseaux, pliez-la ensuite en quatre, et taillez suivant une ligne courbe la base du triangle alonge' qu'elle figure, déployez -la ensuite, et vous aurez la forme recherchée. Si elle n'a pas l'exactitude que vous désirez , votre essai vous servira d'expe'rience , et vous apprendra à mieux faire dans une seconde tentative.

Pour découper des compresses en croix de Malte, vous prendrez une compresse carre'e, vous la plierez en quatre , et en diviserez les quatre angles à la fois avec des ciseaux , afin qu'ils soient plus re'guliers que si vous les eussiez fendus se'pare'ment.

Vous plierez aussi en quatre et fendrez de la même manière toutes les compresses que vous aurez à de'couper régulièrement dans leur circonférence.

Vous diviserez encore avec des ciseaux les compresses perforées et fendues. Vous aurez recours aux mêmes instrumens pour faire les compresses criblées.

Le point de la compresse que vous voudrez percer recouvrant le bout du doigt indicateur de la main gauche, et étant maintenu par l'action du pouce et des doigts voisins , vous appliquerez les ciseaux à plat

sur ce linge et le bout du doigt , de manière à en pincer une petite portion avec le bord des lames et à la retrancher , pour qu'il en re'sulte un petit trou dont le diamètre se rapproche en ge'ne'ral de celui qui est marqué n" i ou 2 au gradomètre (P. III, F. viii). Vous les multiplierez re'gulièreraent , et plus ou moins selon l'indication. On peut taire encore ces trous d'une autre manière, en pliant la compresse en quatre, et retranchant avec des ciseaux l'angle de la plicature.

J'ai dit plus haut que les compresses pouvaient recevoir des liquides me'dicamenteux , la matière des cataplasmes , des emplâtres et des onguens , enfin que les compresses gradue'es avaient une disposition toute particulière ; je vais exposer ici comment on pre'pare ces compresses gradue'es , et comment on enduit les autres de cataplasme, d'emplâtre ou d'onguent. Je n'aurai qu'un mot à dire sur celles qu'on doit imbiber d'un topique liquide.

Préparation des compresses graduées. Elle difFère un peu pour celles qui sont re'gulières et pour celles qui sont pyramidales.

Pour en pre'parer de l'une ou de l'autre forme, prenez une pièce de linge d'autant plus longue et plus grosse de tissu que vous les voudrez plus e'paisses , et d'autant plus large que vous les voudrez plus longues. En gênerai vous leur donnerez d'autant plus d'e'paisseur que les parties qu'elles doivent presser pour les rapprocher ou les e'carler seront plus profondes , et leur longueur sera subordonne'e à l'e'tenduedes parties qui doivent être soumises à leur action. Un linge d'un tissu me'diocrement gros , d'une longueur de trois à quatre de'cimètres (un peu moins ou un peu plus d'un pied ) , vous donner a généralement des compresses graduées d'une épaisseur suffisante.

Ce linge e'tant pre'paré, pliez - le et repliez - le en travers, et alternativement dans un sens et dans l'autre, depuis un bout jusqu'à l'oppose'. Si vous voulez une compresse gradue'e re'gulière , que les plis se recouvrent régulièrement dans toute leur largeur , et qu'ils n'aient pas plus de deux travers de doigt de large (P. I. , F. xiii). Si au contraire vous voulez une compresse gradue'e prismatique, que les premiers plis aient au plus deux travers de doigt de large (P. I, F. XII, 1 , i), que les suivans se retre'cissent graduellement jusqu'au dernier qui doit être le plus e'troit , et figurer en quelque sorte le sommet de la pyramide, ou l'une des arêtes du prisme triangulaire qu'elle représente (P. I, F. XII, 2, 2).

Préparation. Rappelons, avant d'aller plus loin, que les compresses ayant deux surfaces, nous nommons face interne celle qui s'applique sur la peau, et face externe celle du côté opposé. Dans les compresses pyramidales ou prismatiques , la face interne est toujours celle qui correspond au pii le plus étroit.

Les plis des compresses graduées étant formés , il faut les arrêter d'une manière invariable par une suture récurrente à grands et petits points. liCs grands points et les nœuds initial et terminal de cette suture doivent correspondre au côté de la compresse graduée qui n'appuiera pas sur la peau, de peur qu'ils ne l'irritent et ne la blessent par la pression toujours assez forte que ces compresses doivent exercer sur elle.

Pour pratiquer la suture dont je viens de parler, prenez une aiguille portant un fil noué sur lui-même à son bout le plus long; traversez tous les plis de la compresse, non loin de son extrémité, et de la face externe à l'interne , de manière que le nœud s'arrête sur la première (P. I^ F. xiii, 1 ) ; transpercez ensuite

ces plis de la face interne a l'exlerne de la compressej imme'diaiement derrière le point d'où vient de sortir l'aiguille ; transpercez de nouveau celle-ci de la lace externe à l'interne, en avançant de deux ou trois travers de doigt , et formant un grand point dont le fil reposera en dehors de la compresse (P. 1 , F. xili , 3) ; puis, re'lrogradant un peu , comme vous l'avez déjà fait, piquez l'aiguille immédiatement derrière le point d'où elle vient de sortir, et continuez ainsi jusqu'au Lout, afin que les petits points de cette suture re'currente correspondent toujours au cote de la compresse qui doit être appliqué sur la peau. Enfin terminez la suture par un nœud en dehors de la compresse et tout près de son extrémité (P. I, F. XIII, j).

Préparation des compresses médicamenteuses .

Application dwi cataplasme sur une compresse. L'application d'un cataplasme à une partie ne se fait qu'avec une pièce de linge plus ou moins e'iendue; elle doit être très fine et d'un tissu lâche, si Ton ne veut point appliquer le cataplasme à nu.

La pâle molle qui forme le catasplasme doit elrc étendue uniformément sur un linge, jusqu'à deux ou trois travers de doigt de ses Lords , ce linge étant déployé lui-même sur une table. Celte petite opération se fait mal avec une spaiule; plus facilement, mais encore lentement, avec une cuillère : vous pouvez la faire d'une manière plus expéditivc et sans aucun instrument; voici de quelle manière :

La pale de cataplasme étant versée sur le milieu du linge que vous en devez recouvrir , repliez ce linge sur lui-même et sur la pâte ; il en résultera deux lames séparées par le cataplasme, et dont l'une sera supérieure et l'autre inférieure. Appuyez la paume des deux maijis

COMPRESSES. 4g

sur la supérieure; îa pâle commencera à s'e'tenclre; tirez à vous celte lame supérieure avec la paume des mains, de manière à enlraîner à la fois la lame supérieure du linge qui se de'doublera, et le cataplasme qui s'e'lendra dessus. Par ce premier mouvement, il ne le couvrira que d,?ns une même direction. Reprenez alors le linge par le côté voisin du pre'ce'dent, repliez -le sur lui-même, et e'tendez le cataplasme par un mouvement de traction exe'cule' comme le premier avec la paume des mains : la pâte couvrira le linge dans une direction perpendiculaire ou transversale à la première. Re'pe'tez ainsi cette petite opération par chacun des quatre côtés du linge, et le cataplasme, régulièrement étendu, finira par en revêtir toute la surface d'une couche uniforme; alors pliez les bords de ses quatre côtés sur la pâte, et collez-les sur elle dans l'étendue de deux , trois ou même quatre travers de doigt si la pâte est molle, en grande quantité , et le cataplasme très étendu.

Lorsqu'on ne veut pas employer à nu le topique dont il s'agit , il faut l'enfermer dans sa pièce de linge et en replier les bords de manière à ce qu'il ne puisse s'en échapper.

Manière détendre un onguent sur une compresse.

Un onguent ou du cérat s'étendent sur une compresse au moyen d'une spaiule.

Manière d'étendre une matière emplastique sur une compresse.

Si cette substance est très solide , on doit la fondre à feu nu , ou mieux au bain-marie , ou au bain de sable chaud , la répandre en fusion sur la compresse , et l'y étendre avec une lame de bois ou une spatule. Si

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celle substance oniplaslique est au coniraire peu consistante et qu'elle puisse se ramollir par la seule chaleur (les mains, on peut rclendrc avec les doigts sur la compresse qui doit en être recouverte. Il n'est pas ne'cessairc que celle - ci en soit revêtue jusqu'à ses Lords.

Lorsqu'on se sert des doigts, il lautles mouiller pour qu'ils n'adhèrent point à la matière emplasiique. Quand la partie sur laquelle doit être applique l'emplâlrc est peu uniforme, il convient de découper la compresse dans sa circonlerence. iSes dentelures, dans leur application sur la peau, pourront empiéter l'une sur l'autre sans qu'il se iorme de plis qui seraient non seulement incommodes et douloureux , mais favoriseraienl encore le décollement du topique.

Application des compresses sèches , des compresses graduées et des compresses médicamenleuses sur nos parties.

On doit prendre à deux mains une compresse sèche, afin de l'appliquer sur la charpie ou loule autre chose dont la plaie peut êire couvcrlc, sans la traîner et courir les ris(pies de tout déranger. Un pareil mouvement pourrait taire porter sur une plaie une compresse qui n'y était pas destinée. Ce n'est pas que souvent on n'appose les compresses immédiatement ou à nu sur les parties.

Les compresses gradue'es régulières pourraient presque s';n)pli([ucr indillcrcmmeni par leurs deux siu'laces; cependant je prelère qu'elles ne louchent pas la peau par celle où sont pratiques les grands points, et surtout par celle où se trouvent arrêie's les noeuds qui en tiennent unis les replis de la coulure. Quant aux compresses pyramidales, elles doivent toujours reposer sur la peau

COMPRESSES. 5l

par le sommet de leur pyramide ou le plus e'iroit de leurs replis.

application de compresses mouillées ^ ou de Jlanelles.

Comme il suffit de plonger une compresse ou une pièce de ll.mclle dans un liquide, pour la charger ou fluide que Ton veut appliquer sur la partie qui le réclame, j'ai dû me Lorner à parler de leur application, qui exige quelques soins pour ne pas inonder le malade, le refroidir ou le brûler.

Pour éviter de le mouiller au point de le mettre dans une siiuaiion pénible, il faut que les compresses soient légèrement exprimées, et quelles ne laissent plus échapper le liquide que goutte à goutte. Lorsqu'elles seront étendues, cet écoulement cessera bieniôt.

Pour éviter de refroidir le malade, le liquide où l'on plonge les pièces de linge ou de flanelle doit être chaud à peu près à 4o° centigrades, parceque le temps de déployer les compresses et de les appliquer suffit pour les refroidir beaucoup.

On évitera de le brûler en n'élevant pas la tempéraluredu liquide au-dessusdu degréque je viensd indiquer.

Enfin il est plus commode, pour remplir toutes ces indications, de répandre les fluides médicamenteux, à l'aide dune éponge, sur les compresses appliquées préliminairement sur la partie qu'elles doivent recouvrir.

Application d'une compresse recouverte de cataplasme.

Les règles à suivre dans l'application d'un cataplasme sont de le prendre par ses bords opposés avec les deux mains , de le tenir horizontalement , de crainte que

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la pâte ne coule et ne se ramasse dans les parties de'clives; de ne le pas traîner sur la partie que l'on en veut couvrir; de l'appliquer d'un seul coup, s'il est possible , et de l'étendre exactement , de manière à ce qu'il ne forme aucun pli.

Lorsque les cataplasmes sont fort larges, il n'est pas toujours facile de les appliquer sans qu'il arrive quelques uns de ces petits accidents qui embarrassent beaucoup le chiriwgien et le font paraître plus embarrassé encore qu'il ne l'est. Dans ce cas, il ne faut point plier le cataplasme sur lui-même en l'enlevant de dessus la table où on l'a prépare', car la pâte en se touchant de chaque côté adhère à elle-même, et lorsqu'on le déploie pour l'appliquer, elle s'arrache et se sépare inégalement. Il faut le prendre en glissant par-dessous lui les deux mains étendues,, laisser pendre le bord au-delà des doigts , appliquer ce bord sur la partie où doit être placé le cataplasme, renverser et étendre peu à peu celui-ci dessus celte partie, en retirant allernativement et peu à peu les mains , de manière à maintenir le cataplasme appliqué avec le*N doiglsde l'une tandisquel'autre se recule un peu.

Enfin, il est encore plus simple de se fiire aider s'il est possible, et de prendre le cataplasme par ses quatre angles pour le renverser d'un coup sur la partie.

Je ne veux pas omelirc de dire qu'il faut faire la plus grande attention à la température du cataplasme avant da l'appliquer , car on est obligé de le relever aussitôt s'il brûle le malade, et s'il n'est pas assez chaud, il manque le but qu'on en attend, et bientôt il cause une sensation, incommode.

Pour les onguens, ils s'appliquent avec les deux mains et dans toute leur étendue à la fois.

Les emplâtres s'appliquent de la même manière, mais souvent il est nécessaire de les faire chauffer et ramollir

assez pour qu'ils adlièreni à ia peau et s'y maintiennent en partie d'eux-mêmes.

Re.marque. On se sert quelquefois d'une pièce de peau, au lieu d'une compresse, pour appliquer un emplâtre sur une pariie du corps. Dans ce cas, il doit aussi élre de'coupe' à sa circonférence.

Il est e'conomique d'employer du papier brouillard fin pour appliquer du cërat sur la surface d'un ve'sicaloire ou d'une brûlure de la surface de la peau.

Manière de lever et de rechanger les compresses sèches ^ les cataplasmes ^ les onguens et les eni' plâtres.

Les compresses applique'es sur une plaie se lèvent ordinairement avec les doigts, à moins qu'elles ne soient imbibe'es de pus. Alors on peut les saisir en même temps avec des pinces à anneaux dans les endroits les plus sales. On doit toujours les enlever doucement et eii les renversant peu à peu sur elles-mêmes , afin de voir ce qui se passe sur la partie d'où on les détache; si, par exemple, leur application e'tant immédiate ou médiate, elles ne de'chirent pas une cicatrisation commençante; si elles n'entraînent pas une des ligatures dont la plaie peut êire garnie, etc.

On lève aisément le cataplasme en le saisissant par un de ses bords, et le soulevant tout doucement jusja'à ce qu'il soit entièrement de'taché de la partie. On y parvient avec non moins de facilite' en saisissant, s'il est possible, le cataplasme par ses deux bords oppose's, que l'on soulève ' peu à peu et par un mouvement vsimultane'. Si l'on voulait le délacber, soit en le roulant sur lui-même de dehors en dedans, soit en le renversant en dehors, soit en s'efforçant de l'enlever avec les mains qui le saisiraient par la surface externe, il ne se se'parerait qu imparfaitementj

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uneparlie de sa pâte resterait sur la partie où on l'aurait applique , et il laudrait emporter le reste avec la spa» iule.

Les onguens et surtout les emplâtres doivent se de-» tacher de la même manière que le cataplasme. 11 faut les saisir par un ou deux Jjords opposes, les soulever peu à peu, et avec précaution s'ils adhèrent beaucoup. Si l'on se pressait, on pourrait causer de jurandes douleurs au malade par le seul arrachement des poils. Il est plus aise' encore de dc'tacher les emplâtres en les renversant sur eux-mêmes; mais alors on voit quelquefois leur matière se séparer de la toile et rester sur la partie où ils e'taient appose's.

SPARADRAPS , TISSUS OU EMPLATRES AGGLUTINATIFS.

C'est seulement comme moyens unissans que nous les mentionnons ici, et non comme medicamens.

Ce sont des morceaux de taffetas gommé, de linge ou de peau, couverts d'une substance emplasiique. On les emploie, tantôt sous la l'orme de larges pièces, tantôt sous celle de bandelettes : dans le premier cas, ce sont des emplâtres proprement dils ; dans le second, des bandelettes aggiatinatlves. Leur substance est formée de l'emplàire d'ÂNDRÉ Delacroix , de diachylum composé , etc. , dont la résine et la cire font la base.

Usages. On les met en usage sous la forme de bandelettes pour réunir les lèvres d'une plaie peu profonde ou seulement les rapprocher; pour favoriser la cicatrisation d'un ulcère à la manière des Anglais, que M. le professeur Koux a préconisée (i) , et que je lui ai vu employer avec succès à l'hôpital de la Charité; pour préserver une partie de l'action des corps étrangers; pour

(i) Relation d'un voyage à Londres en i8i4> p. i48.

SPARADRAPS. 55

maintenir un topique sur la peau, un caustique, par exeniple; pour fermer ou au moins recouvrir Touver- .lure d'un abcès froid ou par congeslion , dans lequel on a pratique une ponction à la mélhocle du professeur BoYER. On ne fait usage du taffetas gomme' que pour des plaies petites et superficielles dont les bords ont peu de tendance à s'c'carler.

On ne doit employer les bandelettes agglulinatives pour fermer un ulcère que lorsqu'il est assez simple et n'est entretenu, soit sympathiquemenî, soitsymptomaliquement. par aucune maladie. Ou ierait même gëne'ralement des clibrls inutiles pour le guérir, et d'ailleurs ces efforts seraient souvent dangereux, s il e'iail sympathique. Ces bandelettes s'appliquent avec succès principalement sur les ulcères des membres infe'rieurs , que j\I. le professeur Ricfieraxd a de'crits sous le nom d'atoniques ( i ), et qui sont géne'ralement entretenus par une sorte d'intlammation chronique de la peau. Je ne doute pas que leur emploi ne soit avantageux dans les ulcères entretenus par des veines variqueuses qui se rouvrent de temps .'i autre.

Le taffetas gomme' peut servir à fermer une petite plaie , comme une piqûre , une coupure et même l'ouverture pralique'e avec la lame d une lancette pour la saignée.

Un petit morceau de cet aggluiinatif , incise' sur les bords, pour qu'il s'appliquât plus exactement, m'a ire'quemment suffi et sans bandage, pour re'unir les lèvres de la plaie après une saigne'e; et il suffit presque toujours lorsque l'ecoulemenldu sang s'arrête de lui-même. Alors il est à préférer à l'appareil mis habituellement en usage pour gue'rir la blessure faite à la peau et à la

(i) "^xosog, cbirarg. , t. i", ci. i" . ord. ii . ^" i".

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veine. En effet, la compression que le bandage de'lermine cause souvent la suppuration , et retarde une guérison qui ne demande qu'à s'opérer.

Préparation. On fait le taffetas gomme en e'iendant, avec un pinceau, sur du taffetas blanc ou noir, une couche d'ichiyocolle ou colle de poisson, dissoute à chaud dans la teinture de benjoin. On en applique successivement jusqu'à six couches, en les laissant toutes sécher l'une après l'autre; ensuite on les recouvre de deux couches d'une forte teinture de benjoin unie à la le'rëbenthine pure; on se sert encore, à la place de cette dernière , de la teinture du baume du Pe'rou.

Quant au sparadrap proprement dit , les pharmaciens le pre'parent avec un instrument particulier qu'ils nomment sparadrapier: c'est une tablette de bois, longue de 5o centimètres environ (à peu près 18 pouces), et moitié moins large , qui porte deux montans sur sa surface , près de ses exlre'miiès , à 5o centimètres environ (près d'un pied) l'un de l'autre. Ces deux montans offrent une fente ou une coulisse qui les traverse de haut en bas et de dedans en dehors, ou, si l'on veut, dans le sens de la longueur de la tablette. Ils ont chacun une vis de pression qui de leur surface pénètre perpendiculairement dans la coulisse, d'avant en arrière ou d'arrière en avant , en marchant dans le sens de la largeur de la tablette.

Ces deux montans reçoivent encore les deux exirémite's d'une règle qui s'étend de l'un à l'autre et repose de champ , et par l'un de ses bords, sur la tablette du sparadrapier. On peut la lever dans la coulisse des montans , et la fixer à volonté, avec les vis de pression, à un ou deux millimètres de la surface de la tablette, selon l'épaisseur de la toile qui doit passer entre cette surface et le bord inférieur de la règle.

SPARADRAPS. 67

Pour faire du sparadrap au moyen de cet insirument, après avoir choisi une pièce de toile mince, neuve, d'un tissu uu peu clair , on engage une des extre'milcs de la toile, d'arrière en avant , entre la règle et la tablette; on re'pand ensuite, imme'dialement derrière la règle , le mélange emplaslique en fusion , et on attire la pièce de linge d'arrière en avant, c'est-à-dire vers soi; la matière emplaslique, se trouvant alors arrêtée par la règle du sparadrapier , s'e'lend alors régulièrement, et le sparadrap se dc'gage touî.-à-fait de l'instrument , où il s'est, pour ainsi dire , laminé.

Peut-être, au lieu d'un linge neuf, vaudrait-il mieux emplo3''er un linge un peu use , mais encore solide et résistant, au duvet duquel la maùère emplastique pourrait adhérer avec plus de ténacité qu'à de la toile neuve; le fait est qu'à la levée des emplâtres agglutinalifs préparés avec de la toile neuve et lisse , la matière se délâche souvent du linge , reste collée aux parties sur lesquelles elle était appliquée, et qu'il n'est pas toujours très aisé de l'enlever.

Dans la nécessité où l'on pourrait se trouver de préparer du sparadrap sans sparadrapier, voici comment il faudrait s'y prendre : après avoir préparé la toile et fait fondre la substance emplastique au bain-marie plutôt qu'à ièu nu, on la répandrait sur la toile, tii-ée en deux sens opposés, et également tendue dans toute sa largeur , par deux personnes qui la tiendraient par les deux extrémités, soit avec les deux mains, soit avec deux bâtons hérissés de clous, comme des râteaux , et dont les clous traverseraient la pièce de toile; ensuite on retendrait uniformément avec une lame de bois que i'oa promènerait par son bord sur toute la surface du linge, en appuyant fortement là où la matière serait trop épaisse, pour la pousser là où elle serait trop mince. Comme le

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mélange se refroidit el se solidifie 1res vile, il faudrait ope'rer avec un peu de rapidité'. Ajoutons que la couche emplaslique doit toujours être précisément assez épaisse pour cacher le tissu du linge , et qu'on n'en dislingue pkis la trame. Celle couche c'iant trop mince , l'cmplâiie ne prend point et n'adhère point; irop épaisse, le linge peut se dëiacher d'elle, et c'est d'ailleurs de la matière perdue.

Une pièce d'emplaire ainsi pre'pare'e, on y taille des handelelles ou des emplâtres avec des ciseaux.

La longueur des bandelettes et l'e'iendue des emplâtres sont exlrêmement varie'es ; elles sont subordonnées aux cas qui en re'clament l'emploi. Pour la largeur de ces bandelettes , elle est d'un à deux travers de doigt ; leurs bords doivent cire coupe's droits et réguliers.

Application des bandelettes.

Elle exige toujours un peu de pre'caution : il faut d'abord les chauffer à la faveur d'un foyer ardent, pour qu'on puisse les y pre'senler à la fois par toute leur surface , et faire fondre ou au moins ramollir l'empiâlre à mesure que l'on veut s'en servir. Mais il faut éviter qu^e la substance ne se fonde inégalement, qu'en se fondant elle passe à l'envers du linge, et laisse l'endroit à sec sans qu'on s'en aperçoive. Enfin il faut prendre garde qu'elle ne se brûle. Ces petits accidens arrivent souvent , et la bandelette n'est plus susceptible d'adhe'rence.

Il suffit quelquefois d'enrouler ces petites bandes autour de la main ou du. poignet, pour que remplàlre se ramollisse assez pour être appliqué cl tenir solidement à la peau du malade.

Quoi qu'il en soit, la matière agglutinalivc des bande-

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lettes étant suffisamment ramollie, si c'est sur le tronc qu'existe la division à reunir , appliquez la moitié de chacune des bandelettes sur l'un des côtes de la plaie ; reunissez, meltez en contact les bords de celle-ci, et, pour parler le langage du traducteur de Fabrice d A- QL'Ai'EXDE>"TE 'i), faitcs-les s' entre- baiser , en les rapprochant et les pinçant, pour ainsi dire, entre le pouce et les doigis de la main gauche ; puis alors surprenez les lèvres de la division dans cet état de rapprochement, comme le dit le professeur Richerano, et de'ployez et appliquez l'autre moitié de chaque bandelette par-dessus la plaie, et au côté opposé à la première. En général, on ne doit pas craindre de donner trop de longueur à ces bandelettes : plus elles en ont , mieux elles tiennent. Elles s'appliquent tQUtes de la même manière que la première ; on les croise ou on ne les croise point les unes sur les autres, selon qu'on le juge à propos ", la seule règle à suivre à cet égard, c est de ne pas couvrir les lèvres de la division assez complètement, pour s opposer à lécoulement du pus.

Des bandelettes bien faites et bien appliquées tiennent plusieurs jours sans se détacher et sans permettre à la peau de s'écarter ; jamais elles n'agissent sur les parties sous - cutanées , et, à moins qu'elles n'entourent les membres sur lesquels on les applique, elles ne rapprochent point entre elles les parties profondes.

Si la plaie à réunir est une plaie à lambeau du crâne; si elle divise les lèvres ou la joue, les parois abdominales dans toute leur épaisseur et dans une étendue un peu considérable; si c'est une plaie du canal digestif, une déchirure de la cloison recio-vaginale, les aggluli-

(i)Oëuv. cbir. Lyou, i6ô6. in-ia, part, n, c cvin, p. S5g.

6o PREMIÈRES PIÈCES d'aPPAREIL.

nalifs sont des moyens impuissans , recourez à la snlnro qu'il n'est pas de mon objet de de'crire , car les fils qu'on y emploie ne sont pas renouvelés à plusieurs reprises et periocliquenient, comme le sont les a^'glulinalifs, dans les panscmens; et de plus leur emploi est accompagne de la division des tissus : caractères qui les excluent du rang des pièces d'appareil de panseuient,, d'après les règles etaLlies dans nos considérations préliminaires (p. 1 et suiv.).

Si l'on se propose d'appliquer des iDandelcites sur un ulcère des membres^ chacune d'elles devra l'être par le milieu de sa longueur , sur le côte' du membre oppose' au centre de Pulcère, et leurs deux extrémités seront amenées tour-à-loiir l'une sur l'autre , et croisées à la surface de Fulcèrç, pour en rapprocher les bords autant que possible. Les autres bandelettes seront arrangées de manière à se recouvrir les unes les autres, dans un tiers de leur largeur, par leurs bords corrcspondans. Elles devront être assez serrées pour comprimer autant qu il est nécessaire, sans causer une trop vive douleur, ou arrêter la circulation veineuse et produire l'engorgement."

Effets. Sous l'influence de ces bandelettes , les bords de l'ulcère se rapprochent du centre, sa surface dinnnuc sensiblement dès les premiers jours. Elle devient d'ailleurs d'une rougeur plus belle et semble avoir été avivée par la compression de l'cmplalre qui enduit les bandelettes. Ces efTels, et plus lard la guérison de l'iilcèrc, s'obtiennent malgré que les malades iie s'imposent point un repos absolu.

application d'une pièce aggluiinative ou (luji emplâtre.

Si Ton veut préserver une partie de l'action des

SPARADRAPS. 6l

corps étrangers, la rciiion sacrée, par exemple, da froliement et de la pression qu'elle éprouve ei qui lendenl à l'enflammer et à Tulcërer cbez un malade alite deT)uis long-temps , il faudra employer un emplâtre d'une étendue suflisanie, découpe sur ses bords. On le chauffera sur un foyer de charbon dune largeur sufljsanle pour en amollir à la fois toute 1 eïendue , et pour l'appliquer au moment où la matière emplastique sera partout également fondue. Si l'on manquait à celte précaution , l'emplâtre ne prendrait pointpartout , et il tiendrait peu de temps. J'ai , par de pareils emplâtres , bien appliques et changes soigneusement toutes les fois qu'ils se détachaient, pre'venu le développement d ulce'raiions toutes prêtes à survenir dans la région sacrée et aux trochanters chez des malades alite's depuis longtemps.

Application d'un topique au moyen dhai emplâtre.

Si l'on se propose de maintenir un topique à l'aide d'un emplâtre , il doit être toujours beaucoup plus étendu que le topique lui-même, afin qu'il déborde ce dernier dans toute sa circonférence. 11 doit être découpé comme dans le cas précédent. On Tapplique sur le tonique de manière qu'il i'embrasse exactement et adhère avec force à la peau tout autour de lui. Mais s'il s'agit de maintenir un caustique en contact avec la peau , il fi\ut d autres précautions.

Application d'un caustique au mojen d'un emplâtre.

Les caustiques solides et en fragmens , comme le nitrate d'argent , la potasse concrète , qtie l'on emploie pour ouvrir un cautère, nécessitent deux emplâtres de diachilunij dont Tuu est beaucoup plus grand

6a PREMIÈRES PIÈCES D'aPPAREIL.

que l'auire. Le plus peiit doit éire percé à son centre d'un U'ou qui ait precise'ment Telendue du fragment du caustique dont on veut se servir , et qui ait la moitié de 1 étendue que l'on veut donner à l'escliare. Tous deux d'ailleurs doivent être plus ou moins profondément incisés ou découpés sur leurs bords, selon la ré^'ularité de la surface qu'ils sont destinés à recouvrir, afin qu étant appliqués ils ne Ibrment pas de plis et adhèrent plus solidement.

La peau rasée, le'pelit emplâtre sera placé le premier, ensuite le caustique dans le trou que présente cet emplâtre, et enfin le plus grand par-dessus le premier, de manière à ce qu'il le dépasse à peu près également dans toute sa circonférence.

On aura dû préliminairement les faire chaufFer tous les deux assez pour ramollir leur substance emplasiique , et la disposer à adhérer à la peau.

Pour appliquer le lalTetas aggiutinatif il sufRt, après l'avoir découpé convenablement , de l'appliquer un instant sur la langue par sa surface gommée; l'enduit se ramollit aussitôt, devient visqueux, et susceptible d'adhérer à la peau.

Si les empldires agglulinatifs remplissent assez bien les divers usages auxquels on les destine, ils ont l'inconvénient de déterminer trop souvent, surtout chez les personnes dont la peau est fine et délicate, des boulons ou une sorte d'érypsièle pustuleux qui obligent à en, suspendre l'emploi.

On lève les emplâtres comme les compresses médicamenteuses emplastiques.

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