UU TREUIL (P. XII, F. VI
Le treuil, ou tour, est une machine composée, i " d'un
DU TREUIL. 3'ji
cylindre qui tourne sur son axe (P. Xlf, F. vi, G) ; 2" de deux appuis immobiles qui le soutiennent (même F. , 2, 7) ; 3° d'une manivelle (même F, , 1 ) , de leviers , ou d'une roue (même F., 5, 8), etc., sur lesquels on agit pour le faire tourner; 4° d'une corde à laquelle est attache'e la résistance que l'on doit soulever ou attirer vers le treuil, sur lequel elle s'enroule (même F., 5, 10).
Dans les grands treuils , comme celui des carrières (même F.) , le cylindre porte le nom à'arbî'e. Le mouvement est communique dans ces grands treuils , où il faut beaucoup de puissance, par une roue garnie de chevilles (même F. , 4) après lesquelles montent les hommes ; dans les treuils plus petits , c'est au moyen de deux leviers qui traversent l'arbre en se croisant à angle droit • dans des treuils plus petits encore, c'est au moyen d'une manivelle, comme celle que j'ai fait ponctuer (même F., 1) pour montrer à la fois deux moyens d'appliquer la puissance à la machine; enfin dans des treuils très petits, c'est au moyen d'une simple clef, comme celle dont on se sert pour remonter une horloge ou une mon-^ ire ; c'est une clef, par exemple , que Ton emploie pour tourner le treuil de la pantoufle de J.-L. Petit (P. XI, i5). La corde est diversement fixée au treuil; tantôt elle traverse son cylindre , et est nouée du côté opposé de l'ouverture ; tantôt elle est attachée à un crochet ; d'autres fois à une saillie semblable à la tête du clou , etc.
Comme on se sert du treuil pour obtenir beaucoup de force, on applique toujours la puissance à la roue, aux leviers croisés , à la manivelle ou à la clef, qui augmentent la ibrce de la puissance en la faisant agir sur un rayon plus grand que celui de la résistance, lequel s'étend de l'axe du cylindre au point où la corde commence à le toucher et à s'enrouler dessus.
Le lecteur a dû observer que le treuil agit pre'cise'meut comme un levier du premier genre, dont le bras de la puissance est plus long que celui de la re'sistance , et souvent beaucoup plus long; en sorte que la force de la puissance s'y accroît proportionnellement à l'excès de longueur du rayon de la roue , de la manivelle, etc. , sur le rayon du cylindre ; qu'enfin la vitesse de la re'sistance est en raison inverse de l'augmentation de la puissance.