‹ Traité des bandages et appareils de pansementChapitre 92 sur 160 · DES MOUFLES · texte numérisé non relu

DES MOUFLES

Lre égal, les unes supérieures, les auires inférieures. Les premières sont soutenues par une même chape (P. Xîî, F. III, 1), fixée à un point solide et résistant; les secondes, ayant une chape moLile au-dessous de laquelle on attache les poids à soulever (même F. ,20), sont suspendues aux premières par une corde commune qui , fixée à la chape supérieure (même F. , 6} , vient passer sous une des poulies inférieures (même F. , 14), remonter sur une des supérieures (même F. , 9, 3\ redescendre sous la poulie inférieure qui suit la première (^même F. , 7. l5) dont jai parlé, et ainsi de suite (même F. , 10,2, 11, 16^ 12, 1 5) , jusqu'à ce que les pouhes d'en has soient suspendues à celles d'en haut , et que l'extrémité libre de la corde pende de la dernière pouhe supérieure (même F., i5) , en sorte que Ion puisse soulever les poulies inférieures avec leur chape et le poids qu'elles supportent.

Lorsqu'on tire sur l'extrémité lihre de la corde, les poulies supérieures tournent et se meuvent autour de leur point dappui qui est fixe (même F., 8) , comme des leviers du premier genre; mais il nen est pas de même des poulies inférieures, elles tournent et s'élèvent toutes à la ibis avec leur axe, leur chape et le poids qui peut y être attaché. Or, comme dans ces pouHes la résistance est appliquée à Taxe (même F. , 19) qui supporte la chape et le poids qui y est suspendu (même F. , 20) , la puissance au point où la corde, en montant, se détache de la circonférence de la roue (mêmeF. ,17), l'appui au point opposé où la corde touche à la poulie et s'engage dessous (même F. , 16;, ces poulies se meuvent réellement comme un levier du second genre. Si ce que nous disons là est vrai , comme ici le bras de la puissance est une fois plus long que celui de la résistance , il en re'sulte que la puissance , pour faire équilibre à la resi-

slance , doit n'clre que la moiiie «le celte force dans un moufle compose d'une seule poulie inférieure, et que la vitesse de la puissance y est douljle de celle de la re'sistance. C'est pre'cisément ce qui a lieu, et chaque poulie à chape mobile double la force de la puissance lorsque les divers tours de la corde de la poulie soTit exactement parallèles les uns aux autres. Car il est démontre que la force nécessaire pour soutenir un poids y par le moyen d'un moufle , est au poids lui-même comme l'unité est au double du nombre des poulies. Aussi un moufle à trois poulies inférieures et à chape mobile , comme celui de la P. Xll, F. m, pourra soutenir, abstraction faite de la différence produite par les froltemens, suspendus à la chape des poulies inférieures six kilogrammes (douze livres), avec un poids d'un kilogramme (deux livres ) attache' à rexlre'mile libre de la corde. Par la même loi , un poids de vingtcinq kilogrammes (cinquante livres) lixc' à l'extrémité' de la corde du moufle , fera équilibre à un poids de cent cinquante kilogrammes (trois cents livres) accroché à la chape mobile.

Le lecteur doit concevoir aisément qu'un malade, au moyen d'un moufle, pourrait, pour satisfaire à ses besoins , se soulever facilement avec ses couvertures et un châssis sangle sur lequel il serait couché , et qu'il se soulèverait sans faire le moindre mouvement qui pût lui être nuisible.

J'ai parlé du moufle beaucoup moins à cause de l'abus qu'on en faisait autreiois pour réduire des luxations et des fractures par la violence , que pour les avantages que l'on peut en retirer dans certains cas.

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