CHAPITRE VIII. I
loin c'est iiileixlit)? Non, il s'agit d*uue lumière vacillante, prête à s'éteindre. Les rabbins ont enseigné : On peut prononcer la bénédiction sur des charbons ardents, mais non s'ils sont morts. A quoi reconnait-on qu'ils sont ardents? Si en y introduisant un copeau il prend feu. Ou demanda ^ : Est-ce que ce terme ometnoth (charbons morts) s'écrit avec K ou avec y? On le voit, dit K. Hisda bar-Abdune, par ce verset (Ézéchiel, xxxi, 8) : Les cèdres ne le cachent pas iniDD^ dans le jardin de Dieu (là il y a un 2;). Raba dit : Il faut véritablement en jouir; c'est-à-dire, selon Oula, reconnaître la différence qu'il y a entre un issar et un pondion (deux pièces de monnaie'^). Selon Hiskia, on doit savoir distinguer un poids de Tiberias d'un autre de Sephoris. R. Juda bénissait la lumière chez Ada Deila, Raba chez Goria bar-Hama, Abaye chez bar-Abouha. Juda dit au nom de Rab : Il n'est pas nécessaire de rechercher la lumière comme on doit rechercher à accomplir d'autres préceptes divins. En principe, dit R. Zeira, je la recherchais; mais lorsque j'eus appris le propos de R. Juda au nom de Rab, je ne la cherchais plus et je la bénissais s'il m'arrivait d'en rencontrer.
ff Celui qui mange , etc. -n
R. Zebid ou R. Dime bar-Abbe dit : La discussion a lieu pour le cas oi!k il y a un oubli; mais si c'est volontairement omis, il faut, selon tout le monde, retourner à sa place et dire la bénédiction. Cela ne va-t-il pas sans dire, puisqu'on parle d'oubli? Il faut le dire, pour qu'on ne croie pas qu'il en est de même au cas où c'est intentionnel, et que la Mischnâ parle d'oubli pour faire ressortir davantage Tavis de Schammaï. On a enseigné que Hillel dit à Schammaï : D'après vous, celui qui ayant mangé au haut d'un château fort, et ayant oublié l'action de grâces, en descend, doit-il remonter au château pour la dire? Quoi I répliqua Schammait, si quelqu'un y avait oublié sa bourse, ne remonterait-il pas pour la prendre? A plus forte raison doit-il en être de même ici pour le culte divin. Il y avait deux disciples : l'un d'eux, ayant oublié la récitation, agit selon Schammaï (il revint sur ses pas pour cela), et il trouva une pièce d'or; l'autre, l'ayant omis volontairement et fait comme Hillel (sans retourner), fut dévoré par un lion. Comme Raba bar bar-Hana voyageait en caravane, il oublia, après avoir mangé, de réciter la bénédiction. Que dois-je faire? se dit-il. Si j'en fais part à mes compagnons, ils me diront de la réciter où je me trouve, car partout la bénédiction s'adresse à Dieu; il vaut mieux que
' Tr. Pesahm, fol. 76^; tr. Schabbath, romain, ou à la moitié du pondion. (Voir fol. 76^'. Zuckermann, Talmudische Gewichte vnd
' Li» "ÎD^K, ouTffOLplop, équivalait à Vas Munie, page 39..)
/i4G TRAITÉ DES BERAKHOTH.
je leur dise avoir oublié ma colombe d'or, et il les pria d'attendre pour cette cause. Il alla donc à la première place dire la bénëdiction et trouva en effet an tel objet. "Pourquoi justement une colombe? Pourquoi justement cet oiseau-là? C'est qu'on lui compare rassemblée d'Israël , comme ce verset l'indique : Semblable aux ailei de la colombe couvertes d! argent et dont kê plumée bnUeta iw (Psaume lxviii, \k)\ or, de même que la colombe n'a de salut que dans ses ailes, de même Israël trouve son salut dans les préceptes divins.
crJusques à quand, etc.r
Combien de temps dure la digestion? Aussi longtemps, dit R. Yocbanan, qu'on n'a pas faim; selon Resch Lakisch, aussi longtemps qu'on a soif p<r suite du manger. R. Yemar bar-Salmia demanda à.Mar Zoutra, ou R. Yemar bar-Scheibi à Mar Zoutra : Est-ce bien ce que Resch Lakisch a dit? R. Ame ne dit-il pas de lui que le temps de la digestion dure autant de temps qu'il faut pour marcher quatre milles? Comment expliquer cette contradiction? C'est que, la première fois, il s'agit du cas où l'on a mangé beaucoup, la seconde fois, du cas où l'on a mangé peu.
ff Si l'on apporte du vin , etc. t
Est-ce à dire que pour un Israélite , n'eût-on pas entendu toute la bénédiction, on peut répondre amen? Mais l'obligation est-elle remplie sans une audition complète? C'est qu'il s'agit, dit Hiya bar-Rab, du cas où l'on n'a pas mangé avec eux. C'est ce que dit aussi R. Nahman au nom de Rabbah bar-Abouha.
Mon fils, dit Rab à son fils Hiya, hâte-toi (quand on passe la coupe) de la prendre , afin de dire la bénédiction. C'est ce que dit aussi R. Houna à son fils Rabbah. En résuite-t-il donc qu'il vaut mieux réciter la bénédiction que de dire amen? Mais R. Yossé n'enseigne-tr-it pas l'inverse? Par le ciel, lui dit R. Nehoraï, c'est bien ainsi; et la preuve, c'est que les faibles ^ engagent le combat, mais les forts viennent ensuite et emportent la victoire. (Réponse.) Ce sujet est expliqué par des opinions diverses; car on a enseigné qu'il importe peu qu'on récite la bénédiction ou qu'on dise amen; seulement celui qui bénit a plus de mérite que celui qui donne une simple réponse. Samuel demanda à Rab': Peut-on répondre amen après la prière des enfants des écoles? Après celle de tout le monde, dit-il, on répond amen y sauf pour les enfants des écoles, parce qu'ils ne disent les bénédictions que pour les apprendre par
Ml y a dans le texte p*^'<^^13 . ^a/eanV, mencent rengagement, les derniers ne vélites. C'est-à-dire , bien que ceux-ci com- sont-ils pas préférables aux premiers ?