II CHRONIQUES
XXVIII, 97, p. 969 n.
xxxii, 3o, p. 969 n.
HOUVBAU TBSTAMBTIT.
Saint Matthieu.
XIII, 3, p. 3/18 n.
Saint Marc.
IV, 3i, p. 3/18 n.
Saint Luc.
XVII, 6, p. 368 n.
Au bas de presque chaque page de ce volume, le lecteur trouve, selon notre promesse faite dans Y Introduction, les renvois aux parties correspondantes du Talmud ou à d'autres écrits rabbiniques servant à justifier, à confirmer, à compléter et souvent à rectifier certaines données contenues dans le présent traité, soit agadiqties ou légendaires, soit halachiques ou légales.
Pour que cette étude de confrontation puisse se faire avec plus de fruit, nous avons cru devoir donner aux limites de cette investigation un peu plus d'extension. Un Appendice à la dernière édition du Talmud de Jérusalem (édition de Krotoschin, grand in-folio à 3 colonnes), qui nous avait échappé au moment de la rédaction des notes, nous a beaucoup servi, parce qu'il offre l'avantage, conformément à notre plan, d'indiquer un grand nombre de passages midraschiques parallèles. Or, on sait que les traditions orales qui constituent le fond des livres d'exégëse biblique surnommés Midrasch, sont au moins contemporaines de celles que contient le Talmud; elles offrent par conséquent un égal intérêt. Ce rapprochement nous a donc paru aussi opportun qu'utile; en outre, cette circonstance nous a permis de faire en passant (juelques rectifications et de réparer quelques omissions dans les citations d'ouvrages modernes se rattachant à notre sujet.
IJNTUODIJGTION.
Page VIII. Sur la biographie de nibbi Juda Hanaci d'après les sources talniudiqiies et midraschiques, voh' au recueil yi'jnn, Wt^êenscha/tUche Abhandiungen Jur jàdisclie Geschichle, Lileratur und Alterthwnskunde (de Schoir), les articles de M. KrochinaL I. Il« année i853, p. filJ-Q.'î; I. III, année iKô/i. p. iiS-i/46.
Page un. 3' Le terme talmudique KnûDJ, par lequel on entend la valeor numérique des lettres d'un mot, est une comiption du grec ypauiiareia, compte.
Page XXXV (et page k'j). La condition des esclaves ëtait tempérée par des lois humanitaires; quant a Tesclave ne dans la maison du maître, voir Inscriptions grecques au Musée du Louvre, catalogue Frœhner, n* 199.
Page XXXIX : Fondation d'une chaire d'hébreu. Selon la i*emarque que notre collègue, M. Soury, a Tobligeance de nous faire , cette chaire n'avait été fondée que pour faciliter la conversion des Juifs. Il ne s'agissait pas de philologie ni d'enseignement linguistique, mais d'un but plus pratique aux yeux des ecclésiastiques de cette époque. La science n'était qu'un moyen, un auxiliaire mis au service de la religion. Voir J. Soury, Des éludes hébraïques et exégétiques au moyen âge chez les chrétiens d'Occident, 1867. (Position d'une thèse soutenue à l'Ecole des Chartes pour le diplôme d'archiviste.)
Page xLv, note 5, lire i838 au lieu de i833.
Page xLvi. fin. On n'a encore trouvé de manuscrit du Talmud ierouschalmi complet que celui de Leyde. Le docteur Jaraczewski, dans sa Geschichte der Juden in Erfurt, avait annoncé qu'il y en a un manuscrit h la bibliothèque ministérielle d'Erfurt. 11 résulte de l'examen ([u'en a fait le docteur Frânkel (comme il le dit dans sa Préface au K13D) que c'est seulement la Tossefta, non le Talnmd.
Toutefois, dans la Bibliotlièque bodiéienne, à Oxford, il y a un manuscrit du traité Berakhoth, selon le Talmud ierouschalmi, déjà signalé par M. Lebrecht. Une note que veut bien nous adresser le savant M. Neubauer (chargé de cataloguer les manuscrits de cette bibliothèque) le confirme et nous apprend de plus que ce manuscrit fait partie de la collection Midiel; par son écriture il remonte au xiv' siècle, et il est pourvu d'un commentaire.
Page Lxni, ligne dernière: ^Le dialecte du Talmud de Jérusalem est plus corrompu et plus écourté que celui du Talmud de Babylone. n
Après avoir cité en note l'autorité de M. Renan, nous devons a la mémoire de noti« vénéré maître, feu Munk, de rappeler son opinion sur le Talmud en général, au point de vue philologique, telle qu'il l'a formulée dans l'un de ses cours au Collège de France (reproduite par la Revue Orientale, t. X, p. aiS-seiG, sous ce titre : De la littérature araméenne) :
(rLes paraphrases chaldaïques de la Bible ne sont pas les seuls monuments qui nous restent du dialecte babylonien que parlaient les Juifs. Dans la vaste encyclopédie appelée Talmud, et dans les commentaires allégoriques de la Bible appelés mtdraschim, recueils qui, en grande partie, sont rédigés en hébreu, nous trouvons une foule de traditions, d'allégories et de paraboles écrites dans le dialecte usuel des Juifs, qui était le babylonien, ou, comme on s'exprime improprement, le chaldaïque. . . .
frDans la Guemara , certains textes sont consacrés aux traditions et légendes , et d'autres plus importants aux discussions sur la Mischnâ. Ces dernières surtout, à les considérer *ious le rapport j'hilologiqiie, nous présentent un langage babylonien fort corrompu.
quon peut qualifier de patois, mais qui, comme je le montrerai plus tard', est hasét sur certaines règles d'élimination et de contraction; en étudiant ces règles, on peut facilement ramener ce patois au langage chaldaïque pur des Targoumim.
(rJe dois me borner pour le moment à ces observations, et j^ajouterai seulement que ce langage corrompu du Taimud oBre de grandes analogies avec celui, encore plus corrompu, que Ton trouve dans les livres des Mendëens, appela improprement cbrëtiens de SaintJean. La langue de la Guemara, reproduite probablement dans le langage habituel des écoles, et celle des Mendéens nous représentent sans doute, Tune et l'autre , le dialecte vulgaire qu'on parlait en Babylonie dans les premiers siècles de Tère chrétienne. Plus tard, j^aurai peut-être l'occasion de vous entretenir de ce dialecte, après vous avoir donné quelques notions de la langue et de la littérature syriaques, n
Au souvenir de ces projets d'avenir, l'on déplore une fois de plus que la mort en ait si brusquement rendu l'exécution impossible et qu'elle ait enlevé sitôt leur auteur.