CHAPITRE II
R. Boun dit : A quoi bon apprendre tout ceia du fait concernant TArabe ? un vei'set textuel de la Bible le confirme : Le Liban, esl-ii dit (Isaïe, x, 3&), iombera avec majesté; et ces mots sont suivis de ceux-ci : une branche sortira de la souche i Isaïe (c*est-à-dire, la destruction du temple sera compensée par la naissance d'un Messie descendant de David).
R. Tanhouma a enseigné : Pourquoi a-t-on établi comme quinzième bénédiction ^ celle qui demande à Dieu d'exaucer nos prières? Cest conforme au verset (Psaume, xxix, lo) : U Étemel commande au déluge, c'est-à-dire il défend H un tel fléau de se renouveler jamais sur terre. La bénédiction qui rappelle le service divin sert d'actions de grâces , selon ce verset : Celui qui sacrifiera une action de grâces m^ honorera et là je lui montrerai le salut divin (Psaume l, s 3). L'on termine par le mot de paix, car c'est la fin de toutes les bénédictions. R. Simon ben Halaphtâ dit : Nul sujet ne contient davantage là bénédiction que la paix. Aussi est-il dit (Psaume xxix, ii) : Dieu donnera la force à son peuple; il le bénira par la paix.
cf Si l'on s'est trompé , il faudra recommencer à partir de l'erreur, v
Si l'on a confondu le mot on^DSl, vous écrirez, de la première section avec celui de la seconde , il faut reprendre à la première. Si l'on ne sait plus à quel endroit on s'est trompé, il faut recommencer à partir d'un endroit dont on est sûr. Un jour, comme R. Hiya , R. Yossa et R. Ama venaient d'élever un dais nuptial pour R. Éliézer, ils entendirent que R. Yochanan interprétait des sujets religieux : rr Qui d'entre nous , disaient-ils , va s'approcher de lui , pour apprendre ce qu'il dit? Que R. Eliézer y aille, répondit-on , car il est exercé à cette voix.?? Il alla et revint, puis dit : Voici ce que R. Yochanan a enseigné : Si,/n faisant la lecture , on se trouve aux mots afin que ( s"* section du schema\ dernier verset), c'est une certitude qu'on a tout lu jusque-là avec attention. R. Lia et R. Yassa disent, au nom de R. Acha : Si l'on a récité la plus grande partie et qu'on se trouve à la i5'' bénédiction, c'est une certitude qu'on a tout dit jusque-là avec attention. R. Jérémie dit, au nom de R. Éliézer : Si quelqu'un a dit V^amida sans attention et qu'il sait qu'en la répétant il s'y appliquera, il doit recommencer; mais, au cas contraire, c'est inutile. R. Hiya-Rouba dit : Je n'ai jamais pu m'appliquer; jel'ai voulu faire une fois, mais (par distraction) je me demandais qui entre le premier en présence du roi : Estr<;ele chef de la captivité, ou le gouverneur? Samuel dit : Je me mis à compter les oiseaux. R. Boun bar-Hiya
passage se retrouve eu des termes pi*esque ^ On reprend ici Texplication de Tordre
identiques, mais plutôt araméen$,''ave<! des dix-liuit bénédictions dé T'a/mVia^ injnelqiies additions insignifiantes. terrompue par luie digression.
examinait les murs. Moi, dit R. Matneh, je rends grâce à ma tête de ce quelle s'incline toute seule, au moment de Tacte de grâce (tellement j'étais distrait).
5 (4). Les ouvriers peuvent faire cett^ lecture au haut d'un arbre ou d'un mur en construction , ce qui n'est pas permis pour la prière (ou 'amida).
C'est exactement ce qu on a enseigné (dans une beraïtha) : trLes ouvriers font cette lecture au haut de Tarbre, et les maçons au haut du mur.i) Ou a encore dit, de même, que les ouvriers disent la prière de V^amida du haut de Tolivier et en haut du figuier. Donc, pour les autres arbres, il faudrait descendre avant de prier, tandis que le maître d'une maison (qui n'éprouve pas de perte de feraps préjudiciable en interrompant le travail) doit toujours descendre avant de prier. Pourquoi alors ne fait-on d'exception que pour celui qui est en haut de l'olivier et du figuier? C'est que, répondent R. Aba et R. Simon, la fatigue est grande de descendre et de remonter sur ces arbres (à c^use de leur branchage).
Le portefaix peut lire le schéma en ayant la charge sur le dos ; mais il ne doit commencer cette récitation ni en chargeant le fardeau ni en le déchargeant, parce qu'alors il est préoccupé. En tout cas, il ne doit pas réciter V^amida avant d'être déchargé, à moins que sa charge ne dépasse pas une mesure de quatre cab (ce qui est peu). R. Yonathan y met pour condition de l'équilibrer. Comment doit-il s'y prendre? Disposer la charge de telle façon qu'il y en ait deux parts sur trois par devant, et une par derrière. Enfin on a enseigné qu'il ne faut pas cligner des yeux ^ en faisant cette lecture (c est-à-dire faire signe à quelqu'un, ce qui détourne l'attention).
Les ouvriers qui travaillent auprès d'un maf tre de maison (et mangent chez lui) récitent la première des quatre bénédictions du repas, résument seulement la deuxième et la troisième, et terminent par la formule finale de la deuxième; mais, si le salaire de leur travail consiste dans le repas seul (comme ouvriers à la journée) , ou s'ils s'attablent avec le maître de la maison , ils récitent les quatre bénédictions complètes. Cela prouve, dit R. Mena, qu'il est interdit de travailler pendant qu'on dit cette bénédiction; sans quoi, il n'eût pas été ordonné d'abréger l'action de grâce si l'on est au travail: on se fût contenté de dire qu'on peut travailler tout en récitant les bénédictions entières (donc, c'est interdit). R. Samuel bar-R. Isaac, au nom de R. Houna, dit : On ne doit pas se mettre a prier en ayant des pièces de monnaie en mains (car on est préoccupé); si on les a placées devant soi, c'est interdit, mais non si on les a mises
' Babli, II'. Yoifw, fol. af.