CHAPITRE V
misëricorde est allée jusqu'aux nids d*obeaux (mais pas au delà). Selon les uns, on a enseigné : tr que Ton ne dise pas sur les nids;^ selon d'autres : fs jusqu'à eux. 9» Les premiers se fondent sur la version de R. Isaac, les seconds sur R. Yossé. R. Yossé bar-R. Roun dit : On ne fait pas bien de classer la miséricorde parmi les qualités du ToutrPuissant (car ce ne sont pas là les effets de sa bonté, mais des lois posées par lui), ni de développer le passage du £Antique (xxii, fin) commençant par les mots : Mon peuple, les enfants d^ Israël, et de dire : Comme je suis miséricordieux au ciel, soyez-le sur terre,, et pour cette raison vous ne mangerez pas le même jour le bœuf ou la brebis avec son petit. Cette interprétation est fausse, attendu quelle présente une des lois de la justice divine comme un simple effet de sa miséricorde.
(T On fait taire celui qui dit deux fois Taction de grâce, n
C'est, ditR. Samuel bar-R, Isaac, en vertu de ce verset (Psaume lxiu, 13): La bouche des menteurs sera close^. Toutefois, ces additions ne sont interdites qu en public, mais en particulier elles passent pour des supplications (et en ce cas il n'y a pas d'hérésie possible).
4. Si Tofficiant se tronape, un autre ie remplace^ sans cérémonie^. Où le remplaçant doit-il recommencer l'office? Au commencement de la section où l'officiant s'est trompé.
R. Yossé ben-Hanina dit, au nom de R. Hanina ben-Gamaliel , que, si Ton s'est trompé aux trois premièi^s bénédictions, il faut recommencer le tout. Ada bar bar-Hana Gueniba dit, au nom de Rab, que, si Ton s'est trompé dans les trois dernières bénédictions, on reprend à celle du culte (ns"i, la 17*). R. Helbo et R. Houna disent, au nom de Rab : Si Ton s'est trompé aux trois premières bénédictions, on recommence le tout; si Ton s'est trompé aux trois dernières, on reprend à la 17*. Si l'on s^est trompé sans savoir où, on reprend à l'endroit qu'on est certain de ne pas avoir dit. R. Âcha et R. Juda ben-Pazi étaient assis ensemble dans une synagogue. Au moment de la prière, l'un d'eux alla se placer devant la chaire de l'officiant (pour prier), et il oublia l'une des bénédictions. On vint alors demander à R.Simon ce qu'il fallait faire. Il répondit, au nom de R. Josué ben-Lévi : L'officiant qui aurait oublié deux ou trois bénédictions n'est pas tenu de recommencer. On le trouva ensuite h enseigner et à discuter
' Ceci est dit contre les adhérents du ' L'office divin ne permet pas que, par
duahsme. on doclrine de deux pouvoirs modestie, le fidèle se récuse, divins.
la règle suivante : Pour nulle section omise on n*a besoin de recommencer, excepté si Ton a omis celle de la résurrection des morts (â"), ou de l'abaissement des orgueilleux (ta*), ou de la reconstruction du temple de Jérusalem (i &*), sous peine de passer pour un hérétique. Lorsque Samuel le Petit remplit une fois l'office ^ il lui arriva d'omettre à la fin de la section les mots : il abaisse les orgueilleux (ou méchants). Il se retourna vers l'auditoire , croyant qu'on allait se plaindre de lui; mais on lui dit : Nos sages n'ont pas pensé à toi (en qualifiant cet oubli d'hérésie).
R. Jacob bar-Acha et R. Simon bar-Aba disent, au nom défi. Éliézer : En cas de doute sur la mention de la néoménie (en ce jour, dans Y^amida), il faut recommencer. A quel endroit? Simon bar-Wava dit, au nom de R. Yochanan: Si Ton s'est reculé (en signe d'achèvement), il faut reconmiencer le tout; sinon, il suffit de reprendre à la section du culte (17*). R. Juda ben-Pazi dit : Si l'on considérait la prière comme terminée (sans avoir fait les trois pas), c'est conune si l'on s'était reculé, et ceux qui récitent des supplications (après Y*a$nida) avant de se retirer doivent reconmiencer également.
R. Aba, fils de R. Hiya bar-Aba, et R. Hiya, au nom de R. Yochanan, disent : Si Ton est en train de lire la Loi et que l'on s'arrête, celui qui assiste le lecteur public reprend au point où le premier a commencé. En effet, si l'on admettait qu'il suffit de reprendre au point où le dernier vient de s'interrompre, ii arriverait ceci : pour les premiers versets lus on aurait entendu en réalité la bénédiction qui sç dit avant, mais non celle d'après^; pour les derniers versets, il y aurait celle d'après, mais non celle d'avant. Or, il est écrit (Psaume xix, 8) : La loi de Dieu est parfaite (complète); elle récrie Tâme; il faut donc qu'elle soit présentée d'une manière complète (avec un nombre toujours égal de bénédictions).
On a enseigné ceci : Lorsqu'on fait la lecture officielle (de la section du Pentateuque, le samedi, dans la synagogue), il ne faut pas que deux personnes lisent simultanément le texte pendant qu'une autre le traduit à haute voix. Pourquoi? R. Zeira répond : C'est pour qu'il n'y ait pas de contestation au sujet de la bénédiction , (pour savoir qui des deux la dirait). Mais n'a-t-on pas enseigné : Il ne faut pas que deux personnes traduisent et qu'une autre lise le texte? Or, si une seule personne lit (et comme le traducteur ne prononce pas de bénédiction) , comment supposer qu'il y ait contestation? Il faut donc allouer une autre raison : c'est que l'oreille ne peut pas percevoir deux voix à la fois.
On a enseigné aussi que deux personnes peuvent lire ensemble la Loi (la
* Babli, même traité, foi. 99*. et précédée d'une bénédiction, répétée à
* Toute lecture offidelie d'une section chaque interruption, et il faut rcitiarquer du Pentatenqne faite au temple est suivie que Tappelé lisait lui-même sa section.