CHAPITRE V
-seconde personne suit à voix basse), mais on ne peut faire à deux la lecture additionnelle d'un chapitre des prophètes ^ R. OuUa dit : On fait plusieurs appels (et divisions de section) pour le Pentateuque, mais non pour les prophètes.
R. Josuë Dromâ disait : Il y a trois choses qui sont mauvaises lorsqu'il y en a trop ou trop peu, et qui sont bonnes dans une mesure moyenne : le levain, le sel et Tabstention. Â la première invitation on refuse, à la seconde on doit hésiter à accepter, à la troisième on accourt.
R. Houna était assis dans une synagogue. Le servant entra et se donna beaucoup de mal pour qu'un nouvel arrivé montât près de la tribune, mais celui-ci n'accepta pas l'invitation. A la fin, ce nouvel arrivé se présenta à R. Éliézer^ et lui dit : ir Maître, ne sois pas fâché de mon abstention; je n'ai pas eu l'intention de te blesser, mais je ne suis pas monté parce que je n'étais pas bien disposé.— Ce n'est pas contre toi, répondit-il, que je suis fâché, mais contre ce servant qui t'importunait pour te faire approcher (de la tribune), t» Le ministre officiant Batityi s'est interrompu un jour (dans l'office du matin) en arrivant au passage de la prière qui parie des ophatmm (êtres célestes). On vint consulter sur ce fait R. Âboun, qui dit, au nom de R. Josué ben^Lévi : Que celui qui le remplace reprenne au point d'arrêt. Mais, lui dit-on, n'a-t-on pas enseigné qu'il &ut reprendre au commencement de la bénédiction où Terreur a été constatée? Cependant, leur répondit-il, comme vous avez répondu à la sanctification de Dieu (qui précède le passage où il est question des ophannm), cela correspond à l'ensemble de la bénédiction (et il suffit donc de reprendre à ce passage).
5(Â). L'officiant ne doit pas répondre amen après la bénédiction des sacerdotes, pour qu'il ne soit pas induit en erreur*. S'il n'y a pas d'autre cohen que lui , il ne doit pas prononcer la formule de bénédiction^. S'il est certain de pouvoir la prononcer sans se troubler et de continuer aussi la prière , il lui est loisible de le faire.
On a enseigné ceci : Ni celui qui (étant arrivé eu relard à la synagogue) récite les formules partielles (de C^np et 1D13) dont on fait précéder le schema\ ni celui qui passe à la tribune pour officier, ni celui qui lève les mains pour
' C*est sans doute pour cela qu'on a ' L'officiant énonce avant les co&aimn le
conservé Fhabitude de la faire lire par les mot à root pour la bénédiction; il est donc
particuliers appelés à la Loi , et non par à craindre , s'il répond amen, qu'il ne
Toffidant. s'embrouille dans renonciation des mots.
* D'après lui, on ne doit pas refuser ^ C'est aussi par la crainte qu'il n'ait pas
d'officier. l'esprit assez calme pour terminer la prière.
108 TRAITÉ DtS BERAKHOTH.
bënir l'assemblée, ni celui qai fait officiellement la lecture publique d'une section du Pentateuque, ni celui qui récite comme service final un chapitre des prophètes, ni celui qui prononce la bénédiction en accomplissant Fun des préceptes énoncés dans la Loi, ne doit répondre amen à ses propres paroles; s'il le disait, ce serait inintelligent. Selon d'autres opinions, c'est un acte de sagesse, que R. Hisda explique ainsi : Ceux qui prétendent qu'il est sage de répondre amm parlent de relui qui le dirait à la fin de tout (parce que c'est alors une sorte de confirmation de tout ce qu'il a dit auparavant) ; mais c'est un non-sens de dire amm pour chacune des bénédictions.
R. Haninâ dit : S'il se trouve à la synagogue deux simples israélites et un cohen, on place ce dernier au milieu (pour lui faire honneur). Dans quel cas les range-t-on ainsi? Lorsque tous trois sont de valeur égale; mais si l'un d'eux est un savant, on le place au milieu (il a le pas). R. Josué ben-Lévi dit^: Jamais je n'ai récité la formule des bénédictions .après le repas, en présence d'un sacerdote (afin de lui en laisser l'honneur), et je n'ai pas non plus permis à un simple israélite de les dire à ma place (afin de tenir dignement mon rang de lévite).
R. Juda ben-Pazi dit, au nom de R. Eléazar : Tout cohen qui, se trouvant à la synagogue, ne lève pas la main pour bénir l'assemblée, transgresse un précepte positif du Pentateuque (qui l'ordonne) (Nombres, vi, 33).R. Juda ben- Pazi, étant un jour indisposé, s'entoura la tête solidement d*un turban^, et il se plaça derrière une colonne du temple (pour se tenir à distance de l'enceinte que bénissaient les prêtres, et s'excuser de ce que son indisposition l'empêchait de prendre part, comme cohen ^ à la bénédiction solennelle). Quant à R. Eléazar, il sortait en ce cas.
R. Acha et R. Tanhouma bar-R. Hiya disent, au nom de R. Samlaï : Lorsqu'une communauté entière ne se compose que de cohanim, ils doivent poui*tant tous lever les mains pour bénir les fidèles. Mais qui bénissent-ils alors? Leui*s frères du nord, du sud, de l'orient et de l'occident. Et qui leur répond ament Les femmes et les enfants. Abayé a enseigné chez R. Benjamin : Ceux qui se tiennent derrière les cohanim ne sont pas englobés dans cette bénédiction , mais ceux qui se tiennent devant eux en jouissent toujours ; fussent-ils séparés d'eux par un mur de fer, dit R. Hiya bar-Wava, la bénédiction le traversera. Mais qu'en est-il de ceux qui se tiennent de côté? C'est un cas à résoudre d'après le point suivant : Si (en aspergeant sur l'autel du temple le sang des sacrifices) on a l'intention de le répandre devant soi et que le sang tombe derrière, ou si l'inverse a lieu, l'aspersion est considérée comme défectueuse et insuffisante (car c'est un manque de soin); si Ton a l'intention de répandre au con-
' Même série, tr. GuUtin, ch. v, S 9. — * Pour résister au mal dont il souffrait.