‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 78 sur 266 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

de doute, si Tou a mentiaonë la nëomënie, on n*a pas besoin de recommencer. Cependant on a trouve que ce sujet avait été enseigné et discuté de la façon suivante: chaque jour auquel on offire le sacrifice [additionnel, par exemple à la néoménie et aux jours de demi -fête , il faut menticmner la solennité ou recommencer en cas d'oubli ; mais s'il n'y a pas de sacrifice additionnel , comme aux jours de ^Hanouca (fête des Machabées) ou de Pourim (d'Esther), on doit mentionner la solennité, mais Ton n'a pas besoin de recommencer en cas d'oubli. Hanan bar-Aba mangeait avec ses compagnons le samedi; après ie repas suivi de la bénédiction il partit; puis il revint et trouva qu'ils redisaient la bénédiction : Ne l'avons-nous pas déjà dite? demanda-t-il. — C'est vrai, répondirent^Os; mais nous recommençons, parce que nous avons oublié la mention du sabbat. — Ce n'est cependant pas ce qu'a dit R. Ba au nom de R. Houna, on R. Jérémie au nom de Rab: selon eux, si l'on a oublié la mention du sabbat, on dit la formule : « Béni soit celui qui a donné ie repos^à son peuple d'Israël, rt — Cela ne peut se dire que si l'on n'a pas détourné son attention de la bénédiction du repas (sans quoi, il faut recommencer).

Lorsque dix personnes voyagent ensemble, si même elles mangent du même pain, chacune bénit à part son repas. Mais si elles s'asseyent pour manger, eussent-elles des mets séparés, l'une fait la prière pour toutes. Lorsque R. Jérémie mangeait avec ses compagnons dans une auberge, il disait aussi la prière pour tous.

6 (5). Deux sociétés qui mangent dans la même maison, dès qu'elles se voient l'une l'autre, doivent se joindre pour prier en commun; au cas où elles ne se voient pas, elles prient séparément. On ne doit bénir le vin qu'après Tavair coupé d'eau (le vin de Palestine étant trop fort), c'est l'avis de R. Ëliézer; selon les sages, c'est inutile.

R. Jona et R« Aba bar-Zimna disent, au nom de R. Zeira, qu'il faut en parler même pour le cas oïl elles se trouvent en deux maisons ^ R. Yochanan y met toutefois pour condition qu'elles y soient entrées, dès le principe, dans ce but Comment agit-on pour les repas disséminés dans les maisons d'un prince? Est-ce connue une maison (en raison du même propriétaire) ou comme deux? On peut répondre que si les convives ont l'habitude de se servir ou de se passer

' Dans ce cas, si les deux société se ne se réunissent pas si elles ne se voient voient, elles doivent se réunir ; par contre , pas. fussent-elles dans la même maison , elles

les piats les uns aux autres, ils prient ensemble. De même, R. Brakhia plaçait rinterprète à la porte du milieu de la salle d'étude, de sorte que celui-ci pouvait dire la bénédiction pour les uns et les autres.

• ff On ne doit bénir le vin qu'après Favoir coupé d'eau , etc. d

R. Zerika dit, au nom de R. Yossé ben-Hanina : Les sages se rendent à Tavis de R. Éliézer en ce que, pour la coupe de bénédiction, il faut y mettre un peu d'eau, et en effet les sages en ont pris Thabitude pour le verre de la sanctification ^ L*avis~ de R. Yossé est en opposition avec celui de R. Yona, car ce dernier goûtait au verre de vin, puis il le coupait d*eaii. Gomment admettre le mélange? N*a-t-on pas enseigné qu'il est dangereux de boire un mâange sur lequel la nuit a passé? Cela ne s'applique, dit R. Yochanan, qu'au cas où il se trouve dans un vase de métal. R. Jérémie dit, au nom de R. Yochanan, que les anciens se demandaient si la main gauche peut aider la droite pour tenir la coupe de la bénédiction. De cette question on peut déduire trois points : d'abord qu'on doit la tenir avec la droite, puis que la main doit être à la hauteur d'une palme au-dessus de la table, et enfin qu'on doit la regarder. R. Acha rappelle qu'il faut trois conditions pour la coupe ^ : qu'elle soit pleine, ornée et agréable. Toutes trois se trouvent indiquées au même verset (Deutéronome, xxxin, sS) : NephtaU est roastuié de la hiemeittance de Dieu et ren^U de la bénédiction de F Etemel; la satiité équivaut à l'ornement, la bienoeiUance à l'agrément, et le terme rempU s'explique naturellement de lui-même. Si l'on agit ainsi, dit R. Hanina, on verra s'accomplir le reste de la prédiction, qui dit : // héritera Vùueet et le sud (ibid.) , c'est-à-dire que l'on jouira de ce bas monde et de la vie à venir.

R. Éléazar dit qu'on ne doit pas réciter la bénédiction sur un verre incomplet, et dès qu'on y a goûté on l'a rendu impropre au service. On apprend par ce rabbin trois points : i" que la bénédiction est interdite si l'on y a goûté; 3° que le verre doit avoir la mesure; S"" qu'en y goûtant on le rend impropre. R. Tanhoum bar-Judan dit que l'honneur à rendre à la solennité du jour passe avant celui de la nuit, bien que la sanctification de la nuit passe avant celle du jour. Comment rend-on honneur au jour? R. Yossé dit, au nom de R. Jacob bar-Acha , et R. Éléazar bar-Joseph, au nom de Rab, par la formule : ((Béni soit le créateur du fruit de la vigne, n R. Zerikan, gendre de R. Zerikan, faisait la mention de la fête de flanouca dans la seconde section de l'action de grâce, et on l'en a complimenté. R. Ba, fils de Hiya bar-Ba, mentionnait les mots ((juge de la vérité 7) dans la section finale (3it3n), et on l'en félicilait. Si R. Ba, fils

' Voir r Appendice, S IV. — * Babli, traité Yéma, fol. 5i.

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