‹ Traité des Berakhoth du Talmud de Jérusalem et du Talmud de BabyloneChapitre 80 sur 266 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

1. Voici les points en discussion entre Schammaï et Hillel au sujet du repas. Schammaï dit : On fait d'abord la bénédiction , aux jours de fête, pour la solennité, et ensuite pour le vin; et Hillel dit qu'il faut faire l'inverse.

(2.) Schammaï dit : On fait d'abord l'ablution des mains, puis on remplit les verres; et Hillel prescrit l'inverse.

(3.) Schammaï dit : On s'essuie les mains à l'aide d'une serviette ^ qu'on met sur la table ; selon Hillel , on la met sur le divan.

{à.) Schammaï dit : (Après le repas,) on balaye d'abord la chambré, puis on fait l'ablution (nouvelle); Hillel prescrit l'inverse.

Quelle est la raison de Tavis de Schammaï? C'est que, dit-il, la sanctification du jour est cause que Ton a apporté du vin; donc on est obligé de la faire avant l'arrivée du vin ^. Quel est le motif de Hillel ? C'est que le vin est cause de la récitation de cette sanctification; en outre, le vin est une chose plus fréquente que la sanctification (et la plus fréquente se dit* en premier lieu). R. Yossé dit qu'il résulte des paroles de ces deux docteurs que, pour le vin de la séparation (nSisn, issue des samedis ou des fêtes), on le bénit avant tout (et voici pourquoi) : Schammaï émet pour raison que la sanctification du jour est cause de l'arrivée du vin; or, comme ici ce n'est pas la séparation qui précède la venue du vin, celui-ci a la priorité. De même, Hillel allègue pour motif de son avis que le vin est plus fréquent; or, comme il est aussi plus fréquent que la cérémonie de la séparation y on le fait passer d'abord. R. Mena dit au contraire qu'il résulte de leurs assertions à tous deux que la bénédiction de la séparation

^ On ne connaissait pas encore i'usage de la fourchette de table. — * Même série , Ir. Pesa^him, ch. x, S a.

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