‹ Traité des cancers de l'estomacChapitre 7 sur 11 · CINQUIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

CINQUIÈME OBSERVATION

Madame Rigaut, âgée de cinquante ans, demeurant à Goulonges ( Aisne ), se plaignait, en 1820, de vives douleurs à la région épigastrique, et de pénibles digestions, maladie qui durait depuis trois ans.

Cette dame, d^une constitution très-délicate, at-

tribuait son mal à un refroidissement qu’elle avait éprouvé.

Elle avait les mêmes symptômes que le malade précédent ^ mais moins graves , et son pouls était plus fréquent.

Elle avait consulté les hommes de l’art des environs ; et de tous les remèdes dont elle avait usé, et qui se composaient de stimulans de toute espèce , aucun n’avait pu arrêter les progrès de sa maladie.

Cependant, soumise au même traitement que les auti’es malades, mais avec moins de sévérité, elle a obtenu les mêmes avantages qu’elle doit surtout au régime que je lui ai prescrit, et qu’elle suit encore.

SIXIÈME OBSERVATldX.

Le sieur Benoît, ouvrier, âgé de vingt-cinq ans, doué d’une forte constitution physique, exerçant sa profession à Nampteuil-Notre-Dame (Aisne), me fit appeler dans le courant d’aoùt 1819.

Depuis près de deux ans il se plaignait d’une grande altération dans les digestions , maladie qu’il attribuait à une fièvre qui ne le quittait pas , disait-il, un instant, et qu’une transpiration supprimée par le froid avait fait naître.

Il avait tour à tour éprouvé l’usage des saignées, des purgatifs, de la diète et des toniques. Malgré

tant de secours, son mal, loin de diminuer, était à la fin des plus développés. Des Afomissemens avaient lieu sitôt qu’il avait pris quelques alimens; ils étaient toujours suivis de pituites ert de flatuosités j il ressentait des douleurs vives eit brûlantes dans la région épigastrique, et le long de l’épine dorsale; toute pression exercée sur cette région augmentait ces douleurs; le derme était sec et dcre; les excrétions alvines étaient très -rares ; et le pouls fréquent et petit. Le malade, plongé dans le marasme, était si faible, qu’il ne pouvait plus quitter le lit.

Soumis à la métliode dont j’ai donne plu» haut quelques idées; mais avec cette différence qu’ici j’ai eu recours à des bains de vapeur, et que le traitement a été plus sévère; parce que j’espérais une guérison complète ; après six semaines de traitement, le malade a été hors de danger, et, dans l’espace de trois mois , il a retrouvé sa santé ordinaire.

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