QUATRIÈME OBSERVATION
M. Fournier père, cultivateur à Cramail, dans le département de l’Aisne, d’une forte complexion ,
et touchant à la soixantaine, se plaignait, depuis dix ans d’une difficulté de digérer. Il avait fini par renoncer à tous les médicamens. A force d’expérience, il était parvenu à diminuer la rapidité de la marche du mal, en usant d’un régime peu stimulant.
Malgré cette sage précaution, en 1820, époque où il me consulta, la maladie était parvenue à son dernier degré : ses digestions causaient des vomis- Semens, des pituites, des flatuosités, des douleurs épigastriques et dorsales , une pesanteur vers l’appendice xiphoïde, région où le toxichcr découvrait une tumeur dure et peu volumineuse ; le malade était étique; son pouls petit et fréquent; et il éprouvait un froid continuel dans ses extrémités.
Soumis au même traitement que celui de la veuve Bussy, il a fini par éprouver un changement plus avantageux ; car sa santé est telle , qu’il avoue aujourd’hui qu’eUe peut être enviée.