HUITIÈME OBSERVATION
Madame Eÿe, d’une coustitution délicate, et très-sensible., demeurant à Rouebère, .commune du dépu-tement de l’Aisne, nyait perdu, depuis long-temps, son appétit; l’estomac se refusait même à receyoir des alimens pour éyiter des nausées, des flatuosités, et une sécrétion saliyaire abondantè ; des douleurs y ers l’appendice xiphoïde étaient constantes, ainsi qu’une cbaleur érysipéla teuse ressentie à l’intérieur. La malade languis saute était toute flétrie malgré sa jeunesse, et
dans un état de maigreur qui, depuis long-temps ^ faisait des progrès.
Un des premiers praticiens de la capitale est
consulté : il ordonne des pilules fondantes , fusage
des amers, les eaux de Viclii, etc. Après quelques
mois de traitement, cette dame dont plusieurs
autres hommes de l’art avaient désespéré cojnme \
étant attaquée obstructions ^ retrouve sa santé.
J’aurais pu citer d’autres faits qui attestent que des altérations d’estomac qui duraient depuis plusieurs années , n’ont cédé , comme certains érysipèles , qu’à l’usage des stimuians des voies digestives : nos annales de médecine sont riches sous ce rapport 5 mais ici les malades vivent et peuvent attester la vérité , et dès lors j’ai cru leur donner la préférence.
Ici se home l’historique des faits -, j’aurais pu les multiplier encore -, mais le nombre , quoique peu étendu , m’a paru assez vaste pour nous faire juger le mal , et nous servir de guide dans le traitement.