Cymophane
Elle porte les noms de CArysobéryl et de
Chrysolite orientale. Les cristaux de ce minéral, divisés à l’aide du clivage, donnent pour solide primitif un prisme droit (fig. 31) dont les bases P sont des rectangles. Le rapportentre les trois côtés CG, B, G, tel que l'indique la
théorie, est, à très peu près, celui des nombres.
25, 17et 14.
Il est extrêmement rare de rencontrer la Cymophane sous des formes régulières. Parmi
celles que j'ai déterminées, je me borneraiï à décrire la plus simple, que l’on voit fig. 32.
On y retrouve les pans M, T (fig. 31) de la
forme primitive; mais chacune des bases de
cette dernière y est masquée par un double biseau dont les faces z, à (fig. 32) naissent sur les bords B, B (fig. 31). Leur inclinaison, soit l’une sur l’autre, soit sur les pans adjacens T, est de 120°, en sorte que la forme primitive se trouve changée en celle d’un prisme hexaëèdre
régulier qui aurait pour base la face M et celle qui lui est opposée. Dans les cristaux que j'ai observés, ces bases étaient allongées parallélement à deux de leurs bords, tels que £, g, comme le représente la figure. On voit aussi, en comparant cette figure avec la 31°, que le prisme hexaèdre, pour se trouver en rapport de position avec sa forme primitive, doit avoir ses bases verticales, en sorte qu'il paraîtra renversé : c’est-ce qu’exprime le nom de Cymophane anamorpliqueque porte cette variété. Elle n’a qu’une analogie de rencontre avec le Corindon prismatique (fig. 28), que la cristallisation a produit d’une toute autre manière, en travaillant sur une forme primitive très différente.