‹ Traité des caractères physiques des pierres précieuses, pour servir à leur détermination lorsqu'elles ont été tailléesChapitre 37 sur 58 · Pierre de Labrador. Feld-Spath opalin · texte numérisé non relu

Pierre de Labrador. Feld-Spath opalin

Méth. minér. Fond ordinairement d’un gris obscur, d’où partent des reflets bleus, verts, violets ou d’un jaune d’or, comparables à ceux qui ornent les aïles des plus beaux papillons; attirant laiguille aimantée, soit dans l’expérience ordinaire, soit par la méthode du double magnétisme. Les reflets irisés de cette pierre proviennent, comme dans l’Opale, des fissures -quiinterrompent sa continuité, et qui sont occupées par une lame très mince de quelque matièreque l’on peut présumer être le fer, dont la présence est décélée par laction sur laiguille aimantée. On connaît des cristaux du même métal,sur-tout parmi ceux de l’île d’'Elbe et de Framont, en France, dans lesquels les particules situées à la séttiés ont subi une altération qui les a atténuées à un tel degré, qu’elles réfléchissent des couleurs d'iris.

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Mais, pour revénir à la comparaison de la Pierre de Labrador avec l’Opale, je remarquerai que celle-ci étant fendillée dans tous les sens , présente des reflets qui se succèdent les uns aux autres tandis qu’on la fait mouvoir, au lieu que dans le Feld-Spath, dont les reflets coïncident avec un des joints qu’on met à découvert par le clivage, ainsi que je lai dit ailleurs (x), ils se montrent tout entiers lorsque l'œil est situé de manière à recevoir les rayons renvoyés par la réflexion, et disparaissent dés qu’on change la position de la pierre. On pourrait les appeler reflets à tout ou rien.

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