‹ Traité des constructions rurales et de leur disposition (volume 3)Chapitre 20 sur 31 · MAGNANERIES POUR LA PRODUCTION DE LA GRAINE · texte numérisé non relu

MAGNANERIES POUR LA PRODUCTION DE LA GRAINE

^ Ces sortes de magnaneries n'exigent pas une construction aussi complète que les précédentes, les vers devant y être seulement abrités contre les intempéries et protégés contre leurs ennemis. Il serait à désirer que leur situation fût analogue à celle où ils se trouveraient s'ils étaient à l'air libre, si ce n'est qu'ils n'auront point à craindre les inconvénients que présenterait pour eux ce système sous notre climat.

MAGNANERIES

La température n'a pas besoin d'y être aussi élevée que dans les magnaneries à soie ; 1 5 à 1 6° centigrades suffisent, et elle peut s'abaisser sans inconvénient pour les vers, pourvu que ce ne soit pas au-dessous de + 10°; il n'en résultera qu'un ralentissement dans la croissance des vers à soie, qui en seront souvent plus robustes : les locaux n'ont donc pas besoin d'être aussi soigneusement clos que ceux des autres magnaneries.

Il faut seulement y établir une bonne ventilation, qui exclue toute odeur forte quelle qu'elle soit, dont l'influence est plus redoutable pour les vers qu'un abaissement momentané de la température ; il faut que le local soit très-sec et ne soit pas exposé à recevoir des vapeurs humides; il faut enfin que les vers y aient de l'espace, et y soient tenus dans la plus grande propreté, sans rester jamais sur la litière ni sur de vieilles feuilles. S'il résulte de ces précautions quelque augmentation dans la main-d'œuvre et dans la durée de l'éducation, elle ne sera aiîérente qu'à un petit nombre de vers destinés à la reproduction, et les frais en seront plus que compensés par la qualité de la graine dont on pourra disposer pour l'éducation de l'année suivante.

Les locaux à usage de magnaneries temporaires, dont nous avons parlé ci-dessus, seront tout à fait suffisants pour les magnaneries d'élevage.

Chambre pour la feuille du mûrier. — Le complément nécessaire d'une magnanerie est une pièce où l'on puisse déposer la feuille de mûrier avant de la donner aux vers. Cette pièce doit être au frais ; Dandolo recommande de la fermer de manière qu'il n'y entre que la lumière suffisante pour voir à mettre la feuille, à la remuer et à la monder : une cave, avec soupirail, peut servir à cet usage de même qu'un cellier au rez-de-chaussée. 11 est inutile de dire qu'il convient que ce local soit à proximité de la magnanerie.

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