‹ Traité des constructions rurales et de leur disposition (volume 3)Chapitre 25 sur 31 · ATELIERS · texte numérisé non relu

ATELIERS

Dans un grand domaine, des ateliers sont nécessaires pour le charronnage , pour la forge , pour le tonnelage. Ces locaux n'offrent rien de particulier dans leur construction ; ils se composent de pièces situées au rez-de-chaussée et d'un accès facile , éclairées par des fenêtres larges et à châssis mobiles ; des tablettes en bois sont pla-

HANGARS

cées au pourtour , à 2 mètres au-dessus du sol ; quelques-unes sont suspendues au plafond.

La plupart de ces ateliers contiendront une petite cheminée , nécessaire aux ouvriers dans quelques circonstances de leur travail et pendant l'hiver ; un àtre relevé , étroit , construit en briques , surmonté d'une hotte et d'un tuyau en tôle ou en poterie , suffit généralement. La cheminée de la forge doit être plus solidement établie ; on aura souvent économie à se procurer, pour une exploitation rurale , une de ces petites forges portatives qui contiennent un soufflet. A côté de la cheminée on place un réservoir à eau pour les trempages et refroidissements, une enclume, etc.

Des magasins pour les bois de réserve seront construits à proximité des ateliers, lorsqu'on n'utilise pas pour cet usage les combles des bâtiments qui font partie de l'exploitation. Dans ce cas, les planchers doivent être assez résistants pour supporter le poids des madriers. On place ordinairement les pièces de bois sous des hangars; elles reposent sur des chantiers en pierre ou en bois grossier. Ces chantiers ont pour effet d'isoler le bois et de le préserver de l'humidité du sol, en permettant la circulation de l'air tout autour; ils doivent être assez rapprochés les uns des^autres pour empêcher les pièces de bois de se courber sous l'action de leur pesanteur. Il faut , en outre, que les bois ne puissent être atteints par les rayons du soleil, qui les feraient sécher trop vite, fendre ou éclater : on les abrite avec des paillassons ou des cloisons en clayonnage.

HANGARS OU HALLAGES.

CONDITIONS GÉNÉRALES

Les gros instruments employés en agriculture , les charrues , les herses , les rouleaux , les véhicules , se conservent sous de simples abris qui les protègent contre l'humidité et l'ardeur du soleil, seules

HANGARS. 243

conditions indispensables à réunir pour empêcher leur prompte destruction. Bien des formes ont été employées ou proposées pour ces abris; elles comprennent tous les modes de construction aptes à supporter une toiture; elles peuvent cependant se ramener à deux dispositions principales, les hangars ouverts ou halles et les hangars fermés ou remises.

Pavage: — Le sol de ces abris doit être élevé un peu au-dessus du terrain environnant; il est garni d'un pavage plus ou moins résistant : léger s'il doit supporter seulement de petits instruments, et plus épais si les voitures y prennent place; il sera assez solide pour ne pas se creuser sous le passage momentané des chevaux ; enfin il sera un peu incliné pour l'écoulement des eaux qui y seraient introduites par accident. C'est ordinairement un cailloutage qui le constitue: d'autres fois, c'est un véritable pavage; une couche de béton ou d'asphalte suffit dans beaucoup de cas. ^ Fermeture. - Les hangars clos de barrières présentent quelque mcommodité pour la manœuvre des instruments et des voitures; aussi, très-souvent, les laisse-t-on sans clôture. Cependant, toutes les fois que des animaux domestiques peuvent s'échapper dans l'espace où se trouvent les abris, il faut les entourer de barrières; on prévient, de la sorte, bien des accidents et des dégâts. Lorsqu'on établira des barrières, indépendamment de la ferrure qui sert à les fermer, elles seront munies de crochets destinés à les maintenir ouvertes, afin de prévenir les impulsions par l'action du vent, qui sont encore une source d'accidents. Ces barrières s'ouvrent presque toujours en dehors; au dedans, leur mouvement occuperait une trop grande portion de l'abri.

Dimensions. — Pour les instruments comme les charrues, les herses, on se contente de petits hangars avec toit en appentis ou à deux pentes, de dimension assez restreinte en largeur, de 3 à 4 mètres par exemple, et d'une hauteur qui peut à la rigueur n'être pas supérieure à 2'", 30.

Les véhicules ont besoin d'être abrités sous des remises ou des hangars dont les dimensions sont plus considérables.

HANGARS

La longueur des voitures employées en agriculture varie de 5 mètres à 7 mètres et même 8 mètres ; leur largeur est généralement de . mètres. 11 faut que les remises aient une profondeur correspondante à la longueur des voitures dont on se sert sur 1 explo.tafon et t les passages d'introduction aient de a".50 à 3 mètres de lareeur pour la facilité des évolutions.

' oit à la hauteur, celle de 3 mètres serait suffisanU, presqu toniours, mais il est très-utile, dans une ferme, ^e pou- » momentanément une voiture chargée de gerbes ou de fourrage On

donc, ..utes les fois qu'il sera P»s^'"«;^ VoV", des remises ou hangars, ménager un passage de 4, b ou 6 mètres

' tuT^e rendre compte des dimensions de la ner aux hangars, il faudra calculer la place qtfeugenl les voiture emp ovées sur l 'exploitation et y ajouter une quantité représentant ilalent nécessaire aux autres gros instruments, charrues^ h rs etc. Cette autre surface, asse. variable, peut être eva uee a un chiffre intermédiaire entre le quart et la moitié de celle qu occupeut les véhicules.

Hangan en a„enti. - Les hangars en 'PP-''= ^j'^" dinairemeut derrière les autres constructions qu, servent a explo. rorou le long des murs de clôture, «s consistent en une to, ure a rsel ente'supportée par des poutrelles scellées d^

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Consiruclions ruraics^ — Hangars.

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vis-à-vis des demi-fermes soutenant la toiture, de manière à ce que le poids de celle-ci soit équilibré également entre le mur et les poteaux placés par devant.

Hangars sur piliers en bois. — La construction la plus élémentaire que l'on puisse adopter pour ce genre d'abri est celle qui est représentée dans la pl. 86; en élévation principale (fig. 368), en élévation latérale (fig. 369), en plan (fig. 370), et en coupe transversale (fig. 371). Elle est formée par deux rangs de poteaux en bois portés sur des dés en pierre qui sont scellés dans une petite fondation en maçonnerie. Cette maçonnerie consiste en massifs correspondant à chaque pilier, lorsque le terrain est assez consistant ; plus de solidité sera obtenue en réunissant ces massifs entre eux jusqu'au niveau du sol, de manière à en former une fondation continue comme pour une construction ordinaire.

La partie inférieure des poteaux est assujettie sur les dés, soit par un encastrement dans la pierre égal en dimension à la pièce de bois, soit par un plus petit encastrement qui ne reçoit qu'un tenon ménagé au bout du poteau, soit enfin par un goujon en fer qui pénètre à la fois dans la pierre et dans la pièce de bois. Le haut des poteaux est relié à la sablière par des liens qui maintiennent l'écartement ; ces liens sont, pour plus de solidité, chevillés avec des boulons en fer.

La couverture représentée dans le dessin est en paille (voir ce que nous disons plus loin des inconvénients de ce mode de couverture, 3*' partie) ; nous avons disposé pour ce hangar des poteaux en charpente assez résistants pour supporter le poids de la tuile ou de toute autre espèce de toiture que l'on voudrait adopter : il n'y aurait qu'à modifier la force des pièces de bois qui forment le comble, des fermes, des filières et des chevrons.

Ce hangar, dont la largeur intérieure est de 5 mètres, peut abriter les voitures qui servent à une petite exploitation. L'une de ses travées, ainsi que le montre lé dessin, est fermée de voliges soutenues au milieu par un potelet d'appui : elle sert à rentrer les outils manuels, brouettes, etc. ; une porte fermant à clef y est ménagée.

HANGARS

La partie où se trouvent les voitures est close de barrières s ouvrant au dehors, ainsi que l'indiquent les lignes ponctuées du plan : elles tournent sur des pivots et sur des colliers en fer attachés sur les poteaux qui soutiennent la construction.

— Le hangar représenté dans les fig. 372 et 373 en élévation et

en plan est encore établi sur poteaux; il se compose d'une partie centrale , élevée de 5 mètres, et de deux abris latéraux, dont la hauteur est un peu moindre : la construction tout entière est placée au milieu d'une petite cour, de telle sorte que les instruments et les voitures peuvent être mis à l'abri, soit directement par les côtés, soit en pénétrant au milieu et en prenant ensuite place sur les côtés.

Au-dessus de l'allée centrale est un magasin de graines auquel on arrive à l'aide d'un petit escalier en échelle de meunier. La lumière y pénètre par l'espace que l'on a ménagé Fig. 373. entre les deux toitures à cet

effet et qui est fermé par des châssis (1). Si l'on ne voulait pas avoir un magasin de ce genre, il serait plus économique de n'avoir pas d'interruption entre la couverture du milieu et celle de chacun des côtés.

Petits hangars pour voitures chargées.— 'Lq^ deux petits hangars représentés dans la pl. 87 sont destinés à abriter une voiture

(1) Établi à Aulnay, près Sceaux (Seine), par E. Croux, l'un de nos horticulteurs-pomologistes les plus distingués.

Fig. 372.

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PL

Conslrurlinns nirah's. - T-Tanpnr?

i.m'i-lrta.

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chargée de gerbes ou de fourrage. Nous avons dit qu'il est précieux, dans une exploitation, d'avoir des hangars disposés pour cet objet. On pourrait obtenir le même résultat eh employant, pour le hangar représenté par la précédente planche (pl. 86), des piliers d'une plus grande hauteur, mais il en résulterait moins de solidité dans la construction (1). En donnant aux hangars moins d'élévation et en disposant leur charpente de l'une des manières représentées dans la pl. 87, on aura un abri satisfaisant au même besoin, mais sous la condition que les voitures entreront par une extrémité ou au pignon.

La charpente de ces deux hangars consiste en poteaux de bois appuyés sur des dés en pierre établis de la même manière que dans le hangar précédent (pl. 86). Le surplus est composé de pièces minc,es, en bois léger, qui sont solidement assemblées entre elles par des boulons en fer, avec un encastrement très-faible.

Le premier hangar, représenté suivant ses élévations de deux côtés par les fig. 374 et 375, et en plan par la fig. 376, s'appuie sur six poteaux. Les fermes sont composées de deux arbalétriers assemblés à la manière ordinaire avec les poteaux. Leur écartement est maintenu , d'abord par un petit entrait double à la partie supérieure, puis par des jambes de force composées aussi chacune de deux pièces, de même que les blochets et les liens qui supportent le bout des arbalétriers. Les trois fermes ne sont rattachées entre elles que par les sablières, les filières (pannes) et le faîtage, que maintiennent des étriers en bois ou en fer.

Le deuxième hangar, représenté suivant ses deux élévations par les fig. 377 et 378, et en plan par la fig. 379, quoique comportant les mêmes dimensions que le précédent, ne repose que sur quatre poteaux : leur écartement est maintenu par des pièces minces fixées avec des boulons en fer. Les fermes sont composées des mêmes éléments de charpente que le hangar qui est à côté ; seulement les arbalétriers sont fixés, à leur partie supérieure, sur un

(1) On trouvera un hangar de celte nature dans celui à usage de gerbier, qui est décrit dans le quatrième chapitre.

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poinçon qui reçoit le faîtage, et des pièces en bois mince, doubles et se croisant entre elles, reçoivent le bas de ce poinçon et contribuent à empêcher l'écartement des arbalétriers.

Ces dfspositions de charpente permettent, ainsi que nous l'avons dit, le passage des voitures chargées dans le vide formé au milieu de la ferme par la suppression de l'entrait qui s'y trouve ordinairement.

Il est inutile de dire que ces hangars peuvent se composer d'autant de travées qu'on le désirera ; seulement il faut, en choisissant l'emplacement du hangar, se souvenir que les voitures chargées ne peuvent y pénétrer que par une des extrémités.

Hangar sur piliers en maçonnerie. — Lorsqu'on veut donner plus de solidité aux hangars et faire servir la toiture qui les couvre à abriter en même temps des fourrages, des grains, par l'établissement d'un grenier, on fait reposer leur construction sur des piliers en maçonnerie, comme celui représenté parla pl. 88.

L'élévation de face (fig. 380), celle de côté (fig. 381) et le plan (fig. 382) montrent les détails de cette construction. Dans notre exemple, deux rangs de piliers élevés de 4°, 50 supportent des poutres de 8 mètres de long, soutenues dans leur milieu par des poteaux en bois posant sur dés en pierre ; les extrémités de ces poutres sont armées d'ancres en fer destinées à empêcher l'écartement des piliers. Sur chacune des deux faces antérieure et postérieure, d'autres poutres de 4 mètres de long réunissent entre eux les piliers dont l'épaisseur est de 0'",80. Ces poutres supportent la charpente qui forme les parois de l'étage supérieur ; le dessin en fait voir suffisamment la disposition (1).

L'intervalle entre les piliers est de 3-", 20 ; il est suffisant pour les voitures, entre lesquelles on peut placer des instruments, comme charrues, rouleaux, etc. Deux petites travées aux extrémités servent encore à la même destination; l'une d'elles contient un escalier

(1) De semblables hangars existent dans beaucoup d'exploitations de la Brie : nous en avons vu des exemples aux Corbins, près Lagny ; et aux Templiers, près Claye (Seine et-Marne).

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Conslruclions nirales. — Hniipars.

HANGARS

pour monter au grenier. Peut-être eùt-il été plus économique de remplacer ces deux petites travées par une grande.

On accède au grenier, placé au-dessus du hangar, par l'escalier indiqué dans les dessins, et à l'aide d'échelles par deux portes ouvertes dans chacun des pignons ; on peut fixer des poulies au-dessus pour le montage des sacs de grain ou des bottes de fourrage.

Une clochette, destinée à indiquer les heures de travail et de repos pour les ouvriers de l'exploitation, a été figurée sur le toit de cette halle.

Grand hangar sur piliers. — La construction représentée dans la pl. 89 constitue un vaste hangar sur piliers. Quoique son aspect soit grandiose, il n'en a pas moins été établi dans des conditions assez économiques pour être signalé comme modèle pouvant être utilisé dans quelques grandes exploitations (1).

L'élévation de face est dessinée dans la fig. 383, celle de côté dans la fig. 384, et le plan dans la fig. 385.

Il consiste en deux rangs de piliers en briques reposant sur des bases en pierre de taille ; leur section horizontale est un rectangle, à l'exception de celle des piliers placés aux extrémités, qui est carrée.

Les piliers sont élevés de 6 mètres, de manière que les plus hautes voitures de fourrage, qui dépassent rarement 5™, 50 en hauteur, puissent y trouver asile.

Sur les piliers sont placées deux poutrelles de 9 mètres de long, en sapin, mi-plates, posées sur champ, assemblées avec des boulons en fer et formant par chaque extrémité une saillie de 1 mètre. Les poutrelles supportent un plancher établi à la manière ordinaire. Sur ce plancher repose une construction en pans de bois, élevée à l'aplomb des piliers, contenant un vaste grenier, et dont le dessin montre la disposition des charpentes. Une galerie pratiquée à l'entour sur la saillie du plancher , garnie d'un appui en fer soutenu par des barres de même métal, donne accès aux différents compar-

(1) Ce hangar a été construit par la Ville de Paris, comme entrepôt de marchandises; il est aujourd'hui utilisé comme marché à fourrages.

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timents de ce grenier ; elle facilite leur remplissage, en recevant les fourrages qu'on y jette de dessus les voitures ; elle permet aussi de visiter les diverses portions de récoltes renfermées dans le local , sans qu'on soit obligé de réserver un passage à travers les autres. Pour plus d'économie , il suffirait que cette galerie régnât du côté de la partie antérieure du bâtiment.

On monte à cette galerie par un escalier établi au milieu de la construction et entouré d'une clôture légère en maçonnerie , ce qui permet d'en faire servir les vides comme atelier ou magasin. Le local ainsi formé est coupé en deux sur la hauteur de l'escalier et donne deux étages pouvant être utilisés de la même maniëre.

Hangar clos par derrière. — La disposition qui consiste à clore l'une des faces des hangars par des murs est préférable à celles que nous avons décrites , en ce qu'elle rompt l'action des vents et empêche mieux la pluie de pénétrer sous le hangar. Nous ne répéterons pas que cette disposition peut être utilisée comme abri temporaire pour les bestiaux.

La pl. 90 représente un hangar dont une partie de la distribution a quelque analogie avec celui qui est représenté dans la planche précédente (1). La fig. 386 en montre l'élévation de face, la fig. 387 celle de côté, et la fig. 388 le plan.

La construction consiste en une série de poutres élevées de 4'", 50 au-dessus du sol et supportées d'un bout par un mur, et de l'autre par des piliers en bois reposant sur des dés en pierre ; des liens les rattachent aux divers poitrails. Les poutres , dont la longueur est de 9 mètres, sont soutenues dans leur portée par deux piliers , ou à la rigueur par un seul , suivant la dimension que l'on donnera aux poutres.

Tout l'espace supérieur est utilisé pour un magasin à fourrage, au milieu duquel il sera toutefois nécessaire de réserver, un passage ; ce grenier pourrait même être coupé dans sa hauteur en deux étages pour servir de grenier à blé. L'accès en a lieu par un esca-

(1) Un hangar analogue dans quelques-unes de ces dispositions a été construit par M. le baron de Rothschild, à Ferrières, près Lagny (Seine-et-Marne).

âge 250. pl- 90.

onsiruclions rurales.

— Hungars.

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lier placé au milieu de la construction ; des portes à deux battants sur la façade et sur les pignons facilitent l'entrée et la sortie des fourrages.

Toute cette construction est établie en colombages , dont les dessins montrent la disposition : la partie centrale seule, qui contient l'escalier et un lieu de dépôt pouvant servir d'atelier, est construite en briques superposées ; tout autre mode eût pu , du reste , être employé. Par derrière, le mur qui clôt le hangar jusqu'à la hauteur du premier étage est construit en moellons ; au-dessus , des colombages hourdés en terre peuvent suffire à la fermeture, comme pour la partie antérieure ; seulement il ne s'y trouve point de portes.

— La fig. 389 représente la façade d'un hangar clos par derrière et sur les côtés, et dont la hauteur permet l'introduction d'une ou plusieurs voitures chargées. 11 a été établi par l'un de nos habiles horticulteurs pour recevoir des arbres entiers dont il s'agissait d'opérer l'emballage pour des expéditions lointaines (1).

La construction consiste en fermes légères, dont les pièces sont assemblées à moises , et soutenues par un cercle établi à la Phi- Iffèert-Delorme, c'est-à-dire formé de planches superposées, à joints alternés, et réunies entre elles par des clous ou des liens en fer.

Fig. 389.

(1) Chez M. Groux, pépiniériste, à Aulnay, près Sceaux (Seine).

REMISES

Quatre fermes analogues à celle qui est représentée dans la fig. 389, espacées entre elles de 3"», 30, couvrent un abri ayant 10 mètres environ de profondeur; un pareil hangar, dont la construction est assez économique pour être indiquée aux cultivateurs, serait avantageusement utilisé dans une grande exploitation rurale.

Hangars en papier goudronné. — L'usage du papier goudronné dans les couvertures, qui les rend si légères, permet de leur donner de grandes dimensions; il convient très-bien pour l'établissement des hangars.

La pl. 59, qui se trouve plus haut indiquée comme servant à usage de bergerie ouverte , est un modèle de hangar dont la construction est peu coûteuse, tout en donnant une vaste surface abritée. Nous renverrons, pour sa description, à la page 166; il suffira de remplacer, dans la construction, le mur antérieur par des dés en pierre supportant les poteaux de la façade.

Hangars couverts en zinc. — La couverture en zinc, par sa légèreté , se prêtera également très-bien à l'établissement de hangars, surtout par l'emploi des fermes de charpente en bois mince avec entrait en fer. [Voy. 3« partie. Détails de construction.)

Grand hangar. — On trouvera ci-après plusieurs exemples de hangars que nous avons indiqués comme servant à usage de gerbiers. [Voy. chap. IV.)

Hangars avec charpente enfer. — La construction des hangars doit être modifiée par l'introduction du fer fondu ou forgé dans la charpente des combles : les halles de nos cheminsde fer présentent des modèles qui pourront être utilisés pour les constructions de l'agriculture.

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