‹ Traité des constructions rurales et de leur dispositionChapitre 16 sur 89 · DIVERSES · texte numérisé non relu

DIVERSES

DE DOMAINES

i, fournil, buanderie et pétrin ;

jj, chambres à coucher avec cabinets kk;

Ces deux pièces, ayant leur analogue à chaque extrémité du bâtiment, sont destinées à des ouvriers-chefs ou à des surveillants, des élèves, etc.

H, bâtiment des étables :

/, vacherie pour 44 vaches ; m, laiterie ;

11, logement des vachers ;

ooo, trois boxes pour les étalons.

C, bâtiment des écuries :

p, écurie pour 2 chevaux de maître ; p', écurie pour 6 chevaux ; q q' , chambres de palefrenier ; r, vestibule des boxes ;

ssssss, six boxes pour chevaux ou juments poulinières ; magasin construitpour écurie commune pouvant loger 16 chevaux ;

u, porcherie à 5 loges avec vestibule servant à déposer et préparer la nourriture.

D, bâtiment des bergeries (300 bêtes à laine) avec logement de berger à l'extrémité, composé d'une cuisine, un cabinet et deux chambres à coucher;

D', hangar pour 250 moutons ;

D", parc entre les deux constructions ;

E, deux bâtiments de bergeries (260 bêtes à laine) analogues à celui D avec logement de berger;

E', hangar pour 250 moutons;

E", parc entre les deux bâtiments ; à l'extrémité du bâtiment on a ménagé :

v, compartiment pour béliers, partagé en 6 boxes de chaque côté avec un couloir central (voyez pl. 68, fig. 277, page 179). x, autre compartiment pour une douzaine de jeunes béliers laissés en liberté.

F, grange avec trois rangs de piliers ;

G, hangar ou remise ;

H, hangar où se trouve la machine à battre, avec appentis à côté pour le manège ; I, ballier ;

J J J J, quatre parcs ou paddocks pour bestiaux en liberté; K K, auges d'abreuvoirs; L, puits ;

M, manège couvert pour élever l'eau du puits.

Derrière la grange, en dehors de la cour du domaine, se trouve la fumière ; derrière les bergeries s'étendent de grands enclos avec abris pour parcs à l'usage des poulains, dont l'élevage semble avoir été, avec l'éducation des moutons, l'objet des préoccupations du constructeur : nous lui adresserons les mêmes observations que nous avons écrites en parlant du domaine précédent, page 677.

— Le domaine que nous allons maintenant examiner a été construit dans un but d'application de tous les perfectionnements modernes indiqués par l'expérience (1). Il est représenté en plan par lafig. 771 , pl. 168, et en vue perspective parla fîg. 770, pl. 167.

C'est encore un exemple de la disposition discontinue, parce qu'il se compose de parties distinctes, quoique reliées entre elles par des constructions légères.

Les principaux corps de bâtiment entourent une cour de forme rectangulaire (45 mètres X 33 mètres). Ils consistent en de simples hangars couverts en tuiles et dont les parois latérales sont remplies en colombages et en briques. Plusieurs d'entre eux ont été décrits dans la première partie de notre travail (voir pl. 69, page 177; pl. 75, page 193; pl. 125, page 464).

Le corps de logis A, situé à l'est, en face de l'avenue du domaine, est destiné au chef de culture ; sa position est favorable sous le rapport de la surveillance générale du service. Un soubassement con-

(1) Ferme de Britannia, à Ghistelles, près Ostende, construite par M. Bortier, vice-président delà Société d'agriculture de Belgique, d'après les plans de MM. Hector Horeau, Jannicot et Allewiezeldt, architectes. Cette exploitation comprend 125 hectares dont 25 hectares de pâturages.

tenant des caves pour provisions exhausse à 1 mètre au-dessus du sol le rez-de-chaussée, qui se compose ainsi :

a, vestibule auquel on accède du dehors par une double rampe

et un perron indiqués au plan ; h, grande cuisine où s'ouvre un escalier de communication

avec la cave ; c, chambre à coucher du régisseur ;

d d, chambres pour les servantes : au premier étage sont situées celles de la famille du chef de l'exploitation; De chaque côté de l'habitation on trouve :

ee, hangars clos par des barrières et servant de remises ; e' e' e' e', quatre passages couverts servant au même usage ; ff, petits bâtiments fermés servant soit d'écuries ou d'étables particulières, soit d'infirmeries, l'une pour les chevaux ou pour les vaches, l'autre pour les bêtes à laine. B, bâtiment à usage d'écurie et de vacherie, placé au sud, dans lequel une stalle est laissée à chaque animal, qui peut y circuler à l'aise; la nourriture est distribuée par un couloir longitudinal où est établi un petit chemin de fer : un chariot y apporte les aliments. Devant le bâtiment, des cours closes par des palissades sont destinées à la promenade des animaux, quand on veut les laisser en liberté. En voici la disposition : g g, vacherie pour deux bètes ; h, cour de la vacherie ; * i, neuf stalles pour chevaux ; j j, cours pour les chevaux (préaux ou paddocks) ; kkj chambres de palefreniers.

G, bâtiment du fond faisant face au corps de logis : il se compose de plusieurs compartiments, savoir :

/, machine à battre, tarare, moulin, coupe-racine, concasseur, hache-paille, brise-tourteau ; tous ces instruments sont mus par la machine à vapeur qui est à côté; le chemin de fer pénètre dans ce local et le traverse ; m, distillerie de betteraves ;

n, machine à vapeur ;

o, cuisine à fourrages avec quatre petits cabinets pour avoines,

fèves, sel et tourteaux.

Viennent ensuite :

pppp, bergerie à quatre compartiments dont les râteliers sont

alimentés par un couloir où se continue le chemin de fer; qqqq, quatre parcs à l'ouest, correspondant aux divisions de

la bergerie.

D, grande bergerie dont la description a été donnée (pl. 69, p. 177) :

rrrrrr, compartiments pour moutons ;

s s s, parcs au midi attenants à la bergerie ; la cour où se trouvent les hangars à fumier, derrière la bergerie, peut servir de parc d'été exposé au nord.

E, porcherie à couloir exposée au midi ( voir la description , page 193, pl. 75).

F, hangar à fumier tourné vers le nord (voir la description, page 464, pl. 125) : sa fosse à purin est en communication, ainsi que les étables et écuries de la ferme, avec le réservoir x dont nous allons parler; les lignes ponctuées indiquent la trace des rigoles souterraines pour la conduite des liquides.

t, bassin central servant de petit abreuvoir, recevant les eaux pluviales et muni d'un canal de trop-plein ; u m, emplacement des silos à racines ;

v, chaudière isolée et envoyant par un tuyau souterrain la vapeur à la machine n ;

xx, réservoirs inférieur et supérieur à purin, placés à côté de la machine à vapeur, pour l'application du système d'arrosage par engrais liquide attribué à M. Kennedy (voir page 468); les lignes ponctuées qui s'en éloignent en se bifurquant indiquent la voie suivie par les tuyaux d'irrigation.

M, meules de fourrages ou de grains, élevées sur un châssis octogonal, porté par des roues sur un chemin de fer. En les poussant latéralement, on les amène au pied de la machine à battre ou on les isole en cas d'incendie (voir page 318). Ces meules sont cou-

vertes par une toiture mobile en zinc cannelé pouvant s'élever ou s'abaisser à volonté.

Indépendamment des perfectionnements que présente chacune des parties de cette ferme, trois arrangements particuliers sont à signaler.

Le premier est que chacune des ailes du bâtiment est séparée de l'aile voisine par un passage que couvre une voûte en briques ou une légère toiture; le feu, s'il éclatait, se trouverait donc facilement limité sur un point où il serait facile de s'en rendre maître, soit que la voûte l'arrêtât, soit qu'on détruisît la toiture. La forme continue des bâtiments est donc exempte des inconvénients qu'elle présente ordinairement dans les constructions ordinaires sous le rapport de la communication de l'incendie.

Le second arrangement remarquable est celui de la machine à vapeur qui occupe la première place : c'est elle qui fait mouvoir la machine à battre et tous les instruments rotatifs qui y sont annexés ; c'est elle qui met en mouvement une pompe et distribue l'eau dans les diverses parties de la ferme, au corps de logis, aux étables, écuries, porcheries, au bassin et à la distillerie ; c'est elle encore qui remonte dans le réservoir supérieur le purin destiné à l'arrosement des champs, où il est conduit par son propre poids.

Le troisième arrangement spécial, et le plus avantageux au point de vue économique, est celui du chemin de fer qui circule dans tous les bâtiments ; nous avons déjà, dans plusieurs passages de notre travail, parlé de l'utilité d'un pareil moyen de transport et de communication : il est facile de l'apprécier dans l'exemple que nous examinons. A l'aide de ce chemin de fer, les aliments sont distribués avec promptitude et sans beaucoup de force, et cette même facilité se présente encore lorsqu'il s'agit de transporter le fumier sous les hangars qui lui sont destinés. Veut-on laver et découper des racines, un ouvrier pousse une brouette-waggon sur le railway, et du silo les amène au lavoir et au coupe-racine, d'où il les prend pour les charrier à la distillerie ou à la cuisine rurale ; puis ensuite les résidus en sont facilement transportés aux étables ou au lieu de dépôt.

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