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CHAPITRE V

TRAITEMENT

En traitant des corps étrangers de l’urètre, on a pu voir que les manœuvres d’extraction externes, sans intervention directe, pouvaient encore avoir quelques chances de succès. Mais il ne saurait en être de meme pour la vessie, profondément cachée hors des atteintes de la main du chirurgien. Aussi n’y a-t-il pour ainsi dire pas de méthode palliative ou de douceur dans le traitement des corps étrangers de la vessie, et il faut toujours en venir à des moyens plus sûrs, plus directs, qui tous ontpoui but l’extraction. Cependant quelques tentatives ont été faites pour favoriser l’expulsion spontanée par les seuls efforts de la vessie, ou pour dissoudre certains corps dans l’organe même. Malgré quelques succès, ces procédés n’ont qu’un intérêt historique et témoignent des tentatives louables, mais infructueuses des chirurgiens pour réaliser leur but.

Les exemples d’expulsion spontanée sont très rares, si le chiiurgien cherche à la favoriser, il ne réussira que par hasard, et échouera le plus

souvent. Quelquefois, une position convenable au moment de la miction a pu favoriser l’engagement d’une des extrémités d’un corps mince et allongé, et même son expulsion par le Ilot d’urine. Legoust aurait réussi, d’après Servier \ à faire rejeter un manche de porte-plume de la vessie d’un soldat en le faisant placer à genoux et appuyer sur les mains pendant l’émission de l’urine. A la troisième ou quatrième tentative, le

corps étranger fut rejeté au dehors.

Ce procédé est inapplicable lorsque le corps étranger séjourne depuis quelque temps 5 il n’est utile qu au début, cncoie ne doit-on pas piolonger l’essai outre mesure, parce qu’on perd un temps précieux et qu 011 court le risque, en temporisant, d’amener une irritation vésicale très

défavorable pour les manœuvres d’extraction.

Ce qui vient d’être dit de l’expulsion spontanée et du traitement par

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