Leroy d’Étiolles. Union médicale, 1869, p
dissolvant, qui fut l'huile de naphte. L’intolérance de la vessie rendit à peu près impuissantes les injections de ce liquide ; mais avec de la persévérance on parvint à en faire garder une certaine quantité chaque jour, et comme sous l’influence de ce traitement continué pendant quinze jours, on vit totalement disparaître les accidents dus à la présence du corps étranger, on eut toute raison de croire que la dissolution s’était opérée.
Mais ce ne sont là que des procédés d'exception ingénieux, encore peu précis, et qui ne sont pas actuellement susceptibles d’application pratique.
De l'extraction. — Deux grandes méthodes permettent de remplir les indications du traitement des corps étrangers dans la vessie. Ce sont : 1° l’extraction par les voies naturelles; 2° l’extraction par les voies artificielles. Elles ne sont pas également anciennes : la première, née en France dans la première moitié de ce siècle, se généralise de plus en plus à mesure que l’art instrumental se perfectionne, et que les chirurgiens se familiarisent avec l’emploi du lithotriteur. Au contraire, l’extraction artificielle faite au moyen de la taille, autrefois seule en vogue, tend aujourd’hui à n’ètre plus employée que dans un certain nombre de cas, où elle est absolument indiquée à défaut d’autre méthode.
Les auteurs qui ont écrit sur le traitement des corps étrangers de la vessie ont pris pour base de leur division leurs propriétés physiques et ont imité en cela Civiale, qui admettait trois variétés :
1° Corps ovoïdes mous ou friables ;
2° Corps longs, mous, flexibles, se pliant ;
5° Corps longs, rigides, inflexibles, qui ne peuvent être extraits que dans le sens de leur longueur.
Denucé critique la classification de Civiale, parce qu’elle rapproche, dans une même catégorie, des corps très durs ou très mous, très fragiles ou très flexibles. Reliquct1 les divise en quatre groupes : le premier comprend les corps étrangers arrondis ou oblongs, pouvant être morcelés, cassés ou coupés ; le second, les corps longs, souples, pouvant être pliés, coupés ; il fait rentrer dans le troisième les corps étrangers longs, rigides, pouvant être coupés ou cassés, et dans le quatrième les corps longs et rigides qui ne peuvent être ni cassés ni coupés.
Après mûre réflexion, je ne pense pas devoir adopter cette manière d’envisager le traitement des corps étrangers, basée sur les propriétés spéciales de l’objet, et je crois qu’il vaut mieux exposer les divers