Bull, de la Sor. de Chir 186i
Quant à l’élimination par les voies artificielles, elle a lien au moyen d’abcès qui vont s’ouvrir plus ou moins loin aux aines, à l’abdomen, aux grandes lèvres, etc. J’en ai rapporté quelques exemples dans le cours de ce travail. On peut encore considérer comme le premier temps d’une élimination naturelle la perloration assez fréquente du vagin. L’observation de la fille de Parme, dont parle Morand, est un véritable exemple de ce type d’expulsion.
Si le corps séjourne indéfiniment, la mort arrive tôt ou tard, soit à la suite de complications de 1 état local, soit par le fait de la fièvre hectique et du marasme. Les accidents locaux les plus graves sont : la cystite, la pyélo-néphrite, la néphrite, l’infiltration urineusc, lesabcèspéri-vésieaux, la gangrène, la péritonite, etc. La mort par l’état général survient, comme chez l’homme, à la suite d’une cachexie spéciale. Morgagni 1 mentionne plusieurs cas de mort; dans l’un d’eux une aiguille d’os incrustée de sels calcaires causa la mort : on trouva à l’autopsie une gangrène de la vessie. Giviale a également mentionné une semblable terminaison survenue chez une femme qui avait une aiguille d’ivoire dans la vessie. Elle mourut à la suite de douleurs atroces et dans l’épuisement2.
Cette terminaison serait beaucoup plus fréquente, si l’art n’intervenait très utilement pour débarrasser les malades de la cause de leurs souffrances.