Dict. de médecine pratique. ÀiT. Nei
vient pas assez tôt pour arrêter les progrès du mal, la vie peut être compromise par les complications inllammatoires.
ConipiicaCions - La propagation de l’inflammation
a a memb.ane du tympan, de toutes la plus fréquente, est presque la
r‘° 6 T'1"’ U so trouve s'll|é dans son voisinage et que sa présence n est pas bien tolérée. Mais elle ne se borne pas toujours à cet
mgane, et a p us d une lois amené la perforation du tympan, ou l’otite moyenne purulente. D autres fois, le pus décolle le rocher et l’i, illumination se propage aux méninges ou au cerveau. La science possède plusieurs cas de mort soit par abcès du cerveau, soit par méningite, a a suite du séjour des corps étrangers dans l'oreille. Les abcès du cerveau sont plus rares que la méningite, parce qu’il faut que les feuillets de la serci.se se soudent l'un à l’autre auparavant. Dans l’exemple c assique rapporte par Sabatier, il s’agissait d’une boulette de papier qui, apres avoir provoqué une inflammation de l’oreille moyenne, avait déterminé une nécrose de la paroi supérieure de la caisse. Des adhé rences établies entre les méninges avaient mis ces organes à l’abri et un abcès s’était formé dans l'épaisseur et à la surface du cerveau.
Observation de Sabatier. — Boule de papier dans l’oreille. — Mort. — Abcès du cerveau. J ai vu une boule de papier attirer des maux graves et causer la perle du malade. II était incertain qu'elle fût entrée dans l'oreille, et les recherches nui
ZTJ - * 0C.Cn'0n fUI'enl 81 pcu “«élhodiquos, que la boule lut enfoncée 1res qu on crut qu elle avait seulement frappé 1 oreille sans j entrer. Le malade mua a jouir i une bonne santé pendant quelques mois. Au bout de ce temps il fut
l.„;;:!l - Pl"ndC maliSno> accompagnée de douleurs do lêle violentes, de
aqne le il pont le dix-septieme ou le dix-huitième jour. Je fus prié de faire l’ouver-
, de son corps. La lete me parut mériter une attention particulière. Il ne paraissait 1 avoir aucune alteration au cerveau, lorsque, l’ayant soulevé de dessus la basc'du âne j aperçus que la partie de ce viscère qui repose sur la partie supérieure du rocher
u cote gauche avait contracté une adhérence extraordinaire avec la dure-mère. Il v
‘jVai a endroit de cette adhérence un abcès de peu d’étendue, dont le pus tombait «ans la caisse du tambour, par une ouverture qui s’était faite à l’os des tempes II Doute de papier était dans cette cavité dans laquelle elle avait pénétré après avoir détruit ® yml)iin- £lle etait couverte de pus. Les assistants furent convaincus, ainsi que moi toire^t Cjy ,S av/a^t Pro(llllt le désordre que nous avions sous les yeux. (Médecine opéra-
Quand la méningite survient, elle ne se déclare pas franchement cl ce n’est qu’au bout d’un temps assez long que les premiers symptômes graves apparaissent. Dans la période qui sépare l’introduction du corps «e l’apparition des accidents, l’oreille est le siège d’une inflammation assez vive qui peut céder à un traitement convenable; mais cette améboration n’est que passagère, car les douleurs de tète augmentent, la fièvre
cl le délire viennent ensuite, avec les symptômes caractéristiques de rinflammation des méninges, le pouls petit et fréquent, le strabisme, le mâchonnement, etc. Donc, quand au cours d’une otite produite par le séjour persistant d’un corps étranger ou verra la céphalalgie augmenter, il laul penser à la possibilité de cette redoutable complication el tout mettre en œuvre pour empêcher son développement. L’exemple suivant est intéressant à plusieurs titres.
Observation. — Noyau de caroube dans l'oreille. — Méningite. — Extraction. — Mort. — Un garçon de six ans s’étail introduit un noyau de caroube dans chaque oreille. Le lendemain, des personnes incompétentes firent des tentatives infructueuses pour extraire le noyau du côté gauche, ce qui amena de la douleur et une hémorrhagie. (Le noyau de l’oreille droite était sorti spontanément.) Dans l’après-midi, l’auteur trouva le conduit auditif très rouge, excorié, ét dans le fond le noyau fortement enclavé couvert de sang. Des injections longuement prolongées demeurèrent infructueuses. L’indocilité du malade, exaspéré par des tentatives violentes dont il avait été l’objet précédemment, rendait impossible l’emploi des instruments. Malgré une saignée du tragus, le lendemain il y avait un tel gonflement du conduit auditif et de la région auditive antérieure, que l’inspection des parties profondes n’était plus possible. Les douleurs cédèrent bientôt à un traitement antiphlogistique; le gonflement ne disparut cependant que progressivement, et ce ne fut qu’au bout de trois semaines qu’on aperçut de nouveau le noyau. Pendant ce temps le malade, tout en se plaignant de douleurs occipitales et tout en ayant de la lièvre de temps en temps, n’allait pas mal. Néanmoins une fièvre intense, une céphalalgie violente, du délire, survinrent subitement. Malgré le gonflement toujours persistant du conduit auditif, on tenta d’enlever le corps étranger. Le malade repoussant violemment tout essai d’exploration, on le chloroforma légèrement, un cure-oreille fut alors introduit dans le conduit auditif suffisamment éclairé et enfoncé dans la surface noire que l’on apercevait tout au fond. En essayant d’extraire le noyau, on n’en retira que la pulpe ramollie. La concavité du cure-oreille fut employée a retirei la coque évidée et son extraction s’opéra facilement. Bien que triplée de volume, elle avait encore une certaine consistance, malheureusement les symptômes de méningite augmentèrent, le coma survint trois jours après l’opération et le lendemain la mort. (Schmidt' s Jahrbücher, 1800, t. CXLYHI, p. 230. [— Traduite par M. le docteur De
Mersman.)
Cet exemple n’est pas unique dans la science, et sur 75 cas Mayer a trouvé que trois fois la mort était la conséquence de la méningite.
Accidents consécutifs de voisinage et troubles réflexes. Les accidents inflammatoires ne sont pas les seuls que puisse engendrer le séjour prolongé des corps étrangers de l’oreille. Il en est d autres qui tirent leur origine de l’irritation persistante produite par le corps sur la muqueuse du conduit, ou sur celle du tympan. J’ai déjà eu l’occasion d’attirer l’attention sur cette variété d accidents, en pailant des symptômes primitifs ; ceux dont il va être question n apparaissent en général qu après un certain temps, soit qu il y ait eu indolence au début, ou que les troubles primitifs se soient calmes. Ce sont. tous des
CORI»s ÉTRANGERS RE L’OREILLE. ()(),
troubles nerveux de voisinno-p , ,
. , nC’ 01(3 ld sensibilité ou de la motilité nui
peuvent se présenter sous diverses forme* mil ’ J 1
paralysie, des névralgies des confn i * ^UC ancsthesie, la
fois des personnes oui avaient ' C°nVU'sions- «"*■»
devenues épileptiques; il est impossible d'qT'* p'"8, l0rC'lle S°nt
point de pathologie, puisque l’extriet' ° 1'' ' 4 ÜS i;oules sur ce
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la présence d’un corps étranger dans l’o cille • I T T" ^ SU'le de en me, ne temps la surdité eUes tuaquel ’ eX"aC“°n “ lout le inonde connaît le fait de Fabrice de ,
3 “înts nerveux ies pii,s .-oqnéspar;::;:^,:
Ohsemüwn. — Perle de verre dans l'oreille. — Ntmatme. fi > ■
lille de dix ans jouait avec des enfants de son ,, — i-ptlepsie. — Une
auditif de l’oreille gauche une perle de verre île h nt 4 6 ’f U1 Jcta dails Ie conduit
que firent différents chirurgiens p u v ni e C e ŒT" * ^ Les ‘“'•ti™ davantage. La douleur causée par sa pîéCce e n 7 “ ? 7™'“' >Wonecr la retirer se dissipa, mais il lui en succéda une très VivCVrT 7“ !"f?Clu.e",es P001’ la suture sagittale et qui augmentait lorsrmn i , , ^ ?e c°le de la lete jusqua
malade de l’engourdissement °aux bras, aux lombes f1**1 1,.,"îxd.e* 11 survinf à la
sorte que cette partie du corps était dans un ’i ’a a.cuisse» a la jambe gauche, de place à des douleurs aiguës clans 'les mêmes putief UneT"' ^ enS°urd»«ement fit joignit à ces symptômes ; les menstrues nr xlnL ! i' Lne,toux seche et continuelle se petite quantité; enfin, après quatre ou cinq ans^^uff “ ^ en,l?is mois et en
ques d’épilepsie et le bras gauche tomba d ois l’ai f U,fiances’ la malad« eut des altagens de l’art sans parler du cor s COn8°I,a beaucouP
slauce, fi, l'extraction du «££ ^ ^ <*»-
GuérZla-Vn J\mebome “ EvP^on. -
Cocliin le 20 juin 1X00 Sa mère ’ , e c.ons 1 11 l0n, est amené à l’hôpital
ment ; qu’il J e nZTk L T Zt , ''"e dT,s "" mois 11 «“>» coutinuclle-
lendcmain matin, en effet' i'enfanl à une i» î' P1"3'6"1’8 fols Pai’ jour. tics lu
épileptiforme. Plusieurs l’taum s llTu T"1 h,"s Ios cmaè™ d’»» accès
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des deux côtés. ffftg
indiquer une affection encéphalique une ménimffl,. ns la P0lll,ne- dont para, ssa, U dirigea le traitement en conséquence’ (oxvde de ■dmJtu^Tr 7 . CMmP,e’ °" tout d abord modifier l’étal convulsif, Cependant le 21 i ■ ' 1 °nt ’ ra,temcnt Paru* considérai, le des pupilles, affaiblissement de la m!n„' dS’toSf ,“"1° ‘‘n'"3''0" matières séro-purulentes sanguinolentes par i’nIV;ii„ i • ' . nent «bondant de
depuis un mois environ et dont la mè fV if S 1 B CC°Ulemenl P» durait
émollientes Le 20, deux attaques c oisives. U ”, ^
’ paiaiyse ; sensi-