Gaz. rnéd
dans une oreille atteinte d’inflammation du conduit et d’otite moyenne, les corps étrangers sortent avec le pus, parfois avec des fragments d’os nécrosés; le malade reste sourd. » Si on cherche dans les auteurs es exemples de ce mode de terminaison, on reconnaît qu’ils ne laissent pas que d’ètre très rares, et je n’ai pu en réunir que quelques-uns.
Observation. — « Fabrice de Hilden raconte qu’un noyau de cerise, qu’on avait inutilement cherché à extraire avec un crochet qui l’avait enfoncé plus avant en déchirant a membrane du conduit, se présenta au bout de quelque temps, baigné de pus, à l’entrée du méat auditif, et fut extrait sans peine avec la pointe d’une épingle. » (3e centurie, et ltarcl, p. 302.)
Holmes rapporte également qu’un pois qu’on ne pouvait extraire et qu’on dut abandonner fut ramené au méat par la suppuration qui s’établit au bout de peu de temps; il en fut facilement retiré.
Outre ces exemples d’expulsion par une voie naturelle, on a encore observé quelques autres faits dans lesquels les corps étrangers provoquaient la formation d’abcès mastoïdiens ou dans le pharynx. Bien plus, Albers aurait observé un cas d’élimination ou d’expulsion par la trompe d’Eustache; sans qu’on sache de quelle façon le corps est arrivé au pharynx, il n’en est pas moins certain qu’il a été rejeté par cette voie.
Observation . — Issue d'un corps étranger de l'oreille par le pharynx. — Une jeune fille dans l’oreille de laquelle une épingle était entrée fui prise de douleurs très violentes. d’inflammation, et de gonflement de tout le côté correspondant de la tête et de la nuque. Ces accidents ne cessèrent que lorsque la jeune fille rendit l’épingle à la suite d'un vomitif qu’elle avait pris pour combattre les nausées. ( Albers in Loder's J. B. I, p. 151.)
5° Persistance des nceidents. — tous les accidents du début peuvent subsister tant que la cause irritante persiste; les uns sont des troubles nerveux, les autres des troubles inflammatoires. J’ai, à diverses reprises, cité des faits qui viennent à l’appui de ce que j’avance, et les phénomènes inflammatoires passent assez fréquemment à l’état chronique. De là des suppurations interminables, surtout lorsque le corps occupe la caisse, accompagnées de douleurs, de troubles auditifs graves et même de vertige ou de bourdonnements. Quand les choses marchent plus simplement, quand il y a tolérance, on a noté des altérations sérieuses de la membrane du tympan ou du conduit. Ainsi Mayer dit qu’on a vu le séjour prolongé des corps étrangers produire des ulcérations chroniques cinq fois sur 75 cas, et quatre fois des végétations polypeuses. Dans un autre fait rapporté par Porteu1 un