Arch. yén. de médecine, 1873, p
liocle do tolérance. Il suffit d’un coup, d’une chute, d’une affection inleicuiiente, ou moine d une manœuvre insignifiante, pour mobiliser le corI)î5’ pousser contre le tympan, qui réagit toujours vivement. Dans un cas de Deleau, 1 otite ne survint que deux ans après l’introduction, et cinq ans seulement dans celui d’Yvan1.
Dans quelle situation se trouvent les corps qui sont tolérés? Les uns, protèges pai 1 enduit cérumineux qui les recouvre, restent tout entiers dans le conduit, tandis que d’autres, principalement ceux qui sont tolérés dans les parties profondes, se creusent parfois une loge dans la muqueuse. Latour a observé un fait de ce genre : il s’agissait d’un grenadiei qui avait dans 1 oreille un noyau de cerise bien supporté depuis un an et qui ne déterminait qu’une surdité légère. L’examen de l’oreille fit découvrir une tumeur à la partie antéro-latérale du conduit au devant du tympan ; elle rendait au stylet un son mat et dur; on hésitait entre un séquestre et un corps étranger, car y il avait eu de la suppuration un an auparavant. On fit des injections huileuses qui déplacèrent le corps et permirent de l’extraire; on voyait ensuite l’excavation assez profonde dans laquelle il était logé. Ce fait est intéressant et nul doute qu’on en trouverait de semblables, si l’observation était toujours possible après l’extraction des corps qui ont fait un séjour prolongé dans le conduit.
Expulsion spontanée. — Dans les circonstances ordinaires, l’expulsion spontanée est un phénomène rare, qui ne s’observe que dans deux conditions : 1° primitivement, qu’il s’agisse de corps vivants ou autres; 2° par l’effet de la suppuration du conduit.
J! est certain que des insectes peuvent entrer dans le conduit et en sortir spontanément, puisqu on a vu des larves se développer dans son intérieur, produire des vers ; elles avaient dû être apportées par des mouches. Quant aux autres corps qui sortent primitivement du canal, ce sont des objets peu volumineux qui, la nuit, par exemple, sous l’influence de la pesanteur ou d’une position convenable, se rapprochent du méat et même tombent au dehors. Ces faits existent, mais il ne faudra pas baser sur eux une thérapeutique expectante, parce que ce sont de vraies curiosités.
Quelquefois c’est la suppuration qui ramène au dehors les corps logés dans la profondeur et les entraîne insensiblement avec elle. Despr és a signalé ce mode de terminaison. « Abandonnés à eux mêmes, dit-il,