‹ Traité des corps étrangers en chirurgieChapitre 280 sur 304 · Brilish médical journal · texte numérisé non relu

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IKAITÉ DES COIU'S ÉTRANGERS EN CHIRURGIE.

d’Eustache et employait pour cela une baleine h l’extrémité de laquelle un lil de soie fixait une plume de corbeau. 11 se proposait de débarrasser la trompe de Ses mucosités et s assurait de 1 entrée de 1 instrument dans la trompe en portant un doigt derrière le voile du palais. Un jour, le fil qui retenait la plume à la baleine se rompit et l’extrémité de la baleine resta dans la trompe d’Eustaclie. A chaque déglutition, sensation d’un corps etranger et douleur vive. On ne put rien découvrir à l’examen rhinoscopiqué. Le choc de la sonde donnait la sensation d’un corps dur, rénitent. Les tentatives d’extraction avec les doigts ou les pinces restèrent sans résultat. Le troisième jour, le malade, cherchant à se sonder de nouveau et sentant la plume avec la sonde, parvint à la retirer en appuyant en bas avec le bec du cathéter, et en s'aidant de l’index. Pas de suites fâcheuses. (Heckscher de Hambourg. Mayer. Monal Ohrenheilk. IV. 1-5. 1870.)

Un autre fait semblable est connu sous le nom de Fleisehmann : à l’autopsie d un homme (pii s’était plaint pendant plusieurs années de bourdonnements d oi ei 1 le et d une sensibilité spéciale de la gorge, on trouva un grain d’orge dans la trompe d’Eustache. Mais ce sont là des cas très rares dont la connaissance pourra expliquer quelquefois des accidents insolites ; leur origine pourrait rester longtemps inconnue. Enfin un

exemple assez analogue, a été récemment consigné dans un journal allemand l.

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